Test de Borderlands

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8.3

Borderlands est un jeu né de la volonté de proposer un contenu riche et varié dans le gameplay en mêlant 2 genres bien connus. Le résultat est là et ce pari très surprenant est finalement prenant et convaincant. On en redemande rapidement au point de se demander pourquoi les développeurs n’y avaient pas pensé avant. On est donc parti pour le test de ce nouveau jeu de Gearbox.

test de borderlands 1

Bienvenue sur Pandore

Dans une sorte de van façon Agence Tous Risques, quatre mercenaires s’apprêtent à  fouler les terres désertiques de Pandore. Si ces mercenaires s’aventurent sur cette planète, c’est pour y rechercher un trésor, selon d’anciennes légendes.

Celles-ci semblent réelles puisque, à  peine arrivé, l’un des quatre mercenaires choisi par le joueur (aux caractéristiques diverses : sniper, chasseur, furtif…) se retrouve guidé par l’Ange, comme on la prénomme dans les mythes.

C’est dans un décor post-apocalyptique qu’il est accueilli, lequel n’est pas sans rappeler les films Mad Max ou encore la série de Joss Whedon, Firefly.

Après un tutorial rapide, où le joueur suit un robot sur roulette rouillé, le docteur Zed (à  l’allure de boucher) vous confie votre première mission. Parce que si la fortune reste la motivation principale de votre avatar, il faut d’abord obtenir la confiance des autochtones pour parvenir à  ses fins.

Pourtant, Borderlands met rapidement le scénario de côté pour se concentrer sur l’action. La chasse au trésor stagne rapidement et le joueur multipliera les missions aux objectifs variés. Très vite, le jeu se montre dirigiste et la moindre action s’avère clairement définie. Rien n’est laissé au hasard et il faut vraiment être aveugle pour se perdre puisque, constamment, un repère vous indique la direction à  prendre. Etouffant et rigide, le titre, aux allures de Fallout 3, n’a finalement pas grand rapport avec le soft de Bethesda Softworks.

FPRPG ?

En effet, bien qu’il partage un univers post-apocalyptique similaire et qu’il se présente également comme un RPG à  la première personne, Borderlands n’offre pas la même impression de liberté. La faute à  son système de jeu, calqué sur celui des jeux de rôle. Comme le héros, l’adversaire possède un niveau d’expérience qui détermine sa force. Concrètement, affronter un ennemi d’une trop grande expérience conduit à  une mort certaine.

Des tas de monstres

Dès lors, de nombreuses zones, infestées de créatures et de psychopathes punks peu fréquentables, demeurent inaccessibles (car mortelles) tant que le mercenaire n’a pas atteint le niveau nécessaire. Et c’est contraint que le joueur se retrouve à  suivre des missions précises. Faut-il s’en plaindre ?

C’est discutable car Borderlands a le mérite d’aller au bout de son concept, qui oblige à  faire ce que l’on appelle communément du level-up, pour découvrir de nouveaux territoires. De la même façon, il reprend le système d’équipement et d’améliorations des compétences (via des points à  répartir) qu’on trouve généralement dans un RPG. De fait, chaque arme dispose de caractéristiques et il faudra régulièrement penser à  changer son inventaire pour s’équiper des plus puissants pistolets, mitrailleuses et autres lance-roquettes. Signalons par ailleurs une interface pas très ergonomique, puisque celle-ci oblige à  revenir en permanence dans les menus. Encore une fois, cela s’accorde avec le genre mais cela ne fonctionne pas aussi bien dans un FPS. En outre, si le titre ne brille pas par la variété ou l’originalité des armes, il se rattrape en revanche par un design inspiré, qui va jusqu’à  modifier la visée des fusils snipers.

Plus on est de fous…

…plus on fragge ! Telle pourrait être la devise de Borderlands tant le jeu se destine essentiellement au mode coopératif. Sympathique en solo, le titre prend toute son ampleur à  plusieurs, de préférence en ligne, afin d’éviter l’écran splitté (mal exploité au niveau des menus, qui dépassent du cadre de chaque joueur). Seul, on se rend compte que les développeurs ont avant tout pensé l’aventure en équipe. Il n’y a qu’à  voir les véhicules, où deux joueurs peuvent s’y asseoir : l’un au volant, l’autre à  la tourelle. Surtout, le nombre d’ennemis conséquents ne laisse que peu de répit, ce qui rend les parties en solitaire parfois pénibles, alors qu’elles prennent tout leur sens à  plusieurs. Sans atteindre la jouissance d’un Left 4 Dead, Borderlands s’apprécie réellement en coopération.

Phase de tirs

Sur le plan technique, le jeu de 2K Games use d’un cel-shading très réussi. Ce dernier n’est pas sans rappeler celui vu dans l’adaptation de la bande dessinée XIII. Cependant, il se montre plus détaillé ici, avec un style crayonné du plus bel effet. On est ainsi très loin d’une griffe cartoon, et le jeu conserve sa pleine maturité où la violence n’apparaît jamais édulcorée. Ce qui n’empêche pas le titre de faire preuve d’un certain sens de l’humour, malgré l’ambiance de fin du monde qui plane sur la planète. Et malgré des environnements ravagés, Borderlands gagne en variété au fil de l’aventure. Le titre bénéfice également d’une gestion de la profondeur de champ remarquable, avec un effet de flou convaincant, selon la distance où se trouve l’ennemi pris pour cible. Les développeurs savent aussi distiller leurs effets en usant d’une bande son avec économie. La musique, appropriée à  l’univers, retentit généralement lorsque les ennemis viennent en nombre sur votre groupe. Le bilan technique ne se montre pas tout à  fait irréprochable. On note ainsi quelques bugs de collision, tel un véhicule irrémédiablement coincé ou, plus gênant, un boss coriace bloqué derrière des caisses, qui devient alors une proie facile. Mais le principal est là , et Borderlands reste fluide en toutes circonstances.

Borderlands est une surprise tantôt bonne, tantôt mauvaise qui a au moins la prétention de tenter des choses arrivant ainsi à mélanger FPS et jeu de rôle. On note tout de même quelques défauts mais on les accepte bien volontiers. Le jeu est très dynamique, bien construits et nous permet de nous éclater entre potes facilement.
Graphismes
8
Gameplay
9
Durée de vie
8
Bande Son
8.5
Scénario
8
Note des lecteurs0 Note
0
Bande Son du tonnerre
Un scénario riche avec une durée de vie importante
Style graphique propre
Une excellente jouabilité
Une histoire un poil décevant
8.3

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