Test de Chronicles of Mystery : La Malédiction du Temple Ancestral sur Nintendo DS

Ne jamais juger un livre à sa couverture, un vieil adage qui s’applique aussi aux jeux vidéo et leur jaquettes. Parfois il se cache de véritables perles sous des jaquettes horribles, et même que parfois c’est tout le contraire…

Une aventure au goût de rance

La jeune archéologue Sylvie Leroux vient de rentrer d’un voyage d’étude et s’apprête à assurer l’ouverture d’un musée sur les croisés, lorsqu’elle reçoit une lettre du professeur Bouchard, qui semble avoir fait une découverte extraordinaire sur l’île de Malte. Evidemment, le temps qu’elle arrive, le vieil homme a disparu…

Ne nous attardons pas sur les noms des personnages, même s’ils plairaient à n’importe quel réalisateur de film X, là n’est pas le problème. Le vrai problème voyez-vous, c’est que le scénario s’appuie sur un thème surexploité dans les jeux à énigme (le mystère des templiers), pour y coller un personnage central digne de Plus Belle La Vie sur DS. Le genre de personnage qui n’a d’autres choses à dire que « Ha, ce voyage m’a fait du bien. » lorsqu’elle se présente au joueur. Désolé ma puce mais… non, on y croit pas. Là encore les textes paraissent sortir d’un drôle de film scabreux, et l’on s’étonne de ne pas voir le professeur Bouchard demander à la jeune héroïne de passer sous le bureau, mais n’allons pas plus loin dans les détails.

Elle sont passées où mes clefs ?

Le principe du jeu aurait pu relancer l’intérêt de l’histoire, d’autant plus que les dessins ne sont vraiment pas moches et que les décors sont plutôt nombreux et détaillés, seulement voilà : ce jeu laisse peu de chance à la réflexion. Au lieu de cela vous aurez le droit à des phases de recherches d’objets. A travers tout le jeu, vous ne ferez quasiment que ça, et les rares mini-jeux présents lors du scénario principal, même s’ils sont bien réalisés, ne ferons que vous faire regretter de n’avoir pas pris un énième épisode du professeur Layton (en même temps vous êtes excusés, ils arrivent au compte-goutte chez nous).

Pour quelqu’un comme moi qui perd constamment ses affaires, ce genre de jeu est une vraie torture. « J’ai besoin de quelque chose pour allumer un feu, où sont mes allumettes ? », « Il faut quelque chose pour écouter le message, où est mon portable ma batterie de portable et mon code PIN » etc, etc.. Sérieusement, pourquoi passer son temps à retrouver des affaires perdues en virtuel alors qu’on le fait déjà dans la réalité ? Hmm ? Heureusement un système d’indice est là pour vous aider au cas où vous viendrez connaître la fin de l’histoire. Il y a même un mode facile, ouf ! Par contre c’est là que l’on se rend compte que le jeu se termine en 2-3 heures…

C’est un peu court jeune homme

Voilà pourquoi il faut toujours faire attention lorsque l’on achète un jeu, car Mystery of Chronicle paraissait très joli de prime abord. Une jolie image de présentation, un titre « mystérieux », un jolie cartouche, le premier indice de la maigre qualité se trouve dans le fait que le livret ne fait que 10 petites pages… il n’y a pas grand chose à dire sur les à-côtés du jeu, qui vous proposent de refaire des niveaux en plus temps limite. Classique et ennuyeux, et malheureusement très vite dépassé par tous les autres titres du genre sur la console aux deux écrans.