Test de Coraline

Coraline vient d’emménager avec ses parents dans une grande maison. Ces derniers sont plongés dans leur travail et n’ont pas de temps à  consacrer à  leur fille. Alors qu’elle cherche à  tuer l’ennui, Coraline tombe sur une porte condamnée par un mur de briques. Mais la nuit venue, alors qu’elle poursuit une souris, elle se rend compte qu’un passage s’est ouvert dans le mur. Poussée par la curiosité, elle entre dans le conduit pour se retrouver… dans la même pièce. Tout semble identique à  son monde à  l’exception de quelques éléments. Tout y paraît plus beau, plus attrayant. Même ses parents sont présents. Pourtant, quelque chose cloche. A commencer par leurs yeux remplacés par des boutons.

Du long métrage d’Henry Selick (L’Etrange Noël de M. Jack, James et la pêche géante), les développeurs de Papaya Studio ont conservé une grande partie du scénario, en prenant soin de retirer les passages les plus effrayants. Si la dimension psychologique disparaît du film, on perd également tout le travail lié à  l’image : l’utilisation de la 3D, la technique en stop-motion (animation image par image) ou encore les rapports frontaliers entre le numérique et le digital. De cette animation si particulière, il ne reste au final qu’une succession de scènes (en images fixes) prétextes à  diverses phases de jeux, dont la plupart se résume à  des mini-jeux.

Aventure et mini-jeux

Il faut dire que l’histoire de Coraline se prête bien à  une adaptation vidéoludique, tant la structure de son récit rappelle celle de nombreux jeux vidéo. A savoir une succession d’épreuves que la jeune fille devra relever. Toutefois, le rythme se veut nettement plus haché ici, et la moindre situation est l’occasion de participer à  divers jeux. Un puzzle trouvé au coin d’une table, des livres à  classer par ordre alphabétique, une partie de tic-tac-toe improvisée avec le voisin… Les éléments du décor et les personnages deviennent des motifs pour divers mini-jeux. Ces derniers permettent de récolter des boutons afin d’acheter des bonus ou encore de se procurer un passe. Ce passe offre la possibilité de zapper une épreuve obligatoire qui poserait problème. Il y a de fortes chances que vous n’en ayez pas besoin puisque le titre est tout de même d’une grande facilité, à  part, peut-être, pour l’épreuve de jonglage, injouable. Par ailleurs la seule épreuve qui pose un souci majeur en termes de maniabilité.

De toute évidence, Coraline s’adresse à  un très jeune public (en contradiction avec le PEGI de la boîte qui le conseille seulement au 12+). D’ailleurs, la Wiimote n’est pas vraiment exploité et chaque mini-jeu ne requiert qu’une ou deux touches au maximum. Tout y est réduit à  sa plus simple expression, à  l’image des graphismes. Ces derniers restent conformes à  l’esprit du film, bien que l’ensemble soit un peu terne et que les textures ne rendent pas compte des matières et de l’aspect « poupée de chiffon » du long métrage. Toujours est-il que dans la longue liste des adaptations de film, Coraline s’en sort avec les honneurs malgré une durée de vie affreusement courte (pas plus de cinq heures de jeu).