Test de CRUSH3D

CRUSH3D, c’est l’histoire de Danny, sorte de Marty McFly du pauve, qui accepte de servir de cobaye à  son ami le Doc. Ce dernier ayant mis au point une machine à  explorer les rêves et les peurs, va donc demander à  son jeune camarade de prendre part à  une nouvelle expérience. Contre toute attente (ou pas), Danny se retrouve coincé dans ses propres souvenirs et va devoir récolter des billes pour pouvoir revenir à  la réalité. Inutile de faire durer le suspens, le scénario de CRUSH3D n’est ni plus ni moins qu’un prétexte. Et ce ne sont pas les quelques scènes à  peine animées entre les niveaux qui viendront contredire ce constat. Les tentatives d’humour tombent quant à  elles à  plat et ne rendent pas les protagonistes spécialement sympathiques. N’est pas Bob Gale ou Robert Zemeckis qui veut… 

2D or not 2D

Dans CRUSH3D, le level design et le gameplay sont les points forts majeurs. Pour traverser la cinquantaine de niveaux proposés, le héros doit jouer avec les angles de caméra et alterner entre 2D et 3D. Ce qui semble être une crevasse infranchissable peut rapidement se transformer en escalier tout ce qu’il y a de plus tranquille à  l’aide du combo changement d’angle-dégonflage (passage de la 3D à  la 2D). Et ce n’est pas tout : Insectes géants, plates-formes mouvantes, obstacles à  déplacer, ou encore pouvoirs temporaires sont d’autres éléments à  gérer pour faire revenir Danny à  la réalité. Parfois particulièrement tordus, les puzzles de CRUSH3D parviennent à  donner du fil à  retordre. Mais que les novices se rassurent, les développeurs de Zoë Mode ont pensé à  tout. En effet, un système d’indices à  activer permet de se sortir des situations les plus complexes. Leur utilisation est cependant déduite du score de fin de niveau. Les complétionnistes doivent donc réfléchir à  deux fois avant de jeter l’éponge.

Remake, mais pas trop

Si le jeu en lui-même est toujours aussi efficace, l’intérêt de cette version 3DS est quelque peu discutable. Visuellement déjà , le style sombre et torturé du jeu original a laissé sa place à  des visuels simplistes et colorés. C’est propre, mais tellement fade. L’immersion dans l’esprit angoissé du héros ne se fait plus, et pour le coup, CRUSH3D lutte pour garder l’attention du joueur. Et comme chez Zoë Mode ça réfléchit visiblement à  l’envers, les musiques, un des points noirs de Crush, ont été conservées. Rien de tel qu’une mélodie crispante et répétitive lorsqu’on se prend la tête avec un puzzle… Autre état de fait regrettable, l’absence d’impact de la 3D stéréoscopique. Cette dernière procure un léger effet de profondeur sur les décors sans pour autant améliorer leur visibilité ou faciliter l’immersion. Avec un jeu comme CRUSH3D, il était pourtant logique d’en attendre plus à  ce niveau là . Grâce à  son gameplay, le titre de SEGA reste agréable à  jouer, pour qui n’a pas goûté à  son prédécesseur. Mais le travail effectué sur ce remake est tout de même décevant.

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