Test de Crystar sur Nintendo Switch

Aujourd’hui, on va parler d’un jeu intéressant sur certains points mais qui se tire une balle dans le pied sur un seul et unique détail qui peut être dommageable pour une partie de la communauté des joueurs. En effet, Crystar est un jeu d’action et de rôle développé par FuRyu et Gemdrops et édité par Nippon Ichi Software (que l’on ne présente plus sur le site) et aussi Spike Chunsoft. Pour en revenir sur la fameuse balle dans le pied dont je vous parlais plus haut, il s’agit du fait que le jeu sort en France en version physique mais full anglaise ou pleinement en Anglais pour les malades de la langue de Shakespeare. Forcément, cela implique donc de comprendre la langue sans quoi cela devient une barrière pour profiter pleinement du jeu mais on y reviendra. 

C’est l’effet papillon

Afin que vous puissiez donc mieux comprendre l’histoire, je vais donc vous raconter en détail le début. On se retrouve alors en tant que simple papillon dans un univers assez mystérieux, ténébreux sans être lugubre puisque l’on voit de nombreux points de lumière. Il s’agit alors d’autres papillons avec qui on va pouvoir échanger. Chacun d’eux vont alors de simples phrases de dialogues nous faisant rapidement penser que l’on est mort et que eux aussi. Mais où sommes-nous exactement ? L’enfer, le paradis, le purgatoire ?

C’est finalement la première question que l’on se pose puis vient la seconde : Qui sommes-nous ? En effet, on est un papillon qui parle mais sans nom. Après quelques déambulations dans ce chemin remplit de papillons, on croise des livres nous permettant de nous remémorer quelques souvenirs. On apprend alors que l’on est Rei Hatada, une jeune fille. Un autre papillon nous accompagne et il s’avère que c’est alors notre petite soeur, Mirai. Mais sa compagnie va être de courte durée, on se transforme alors en archange afin d’affronter les premiers ennemis.

Papillon de lumière

On fait face ici à une direction artistique dans la lignée des JRPG. Cela se ressent dans toute l’oeuvre, elle transpire l’inspiration japonaise et c’est bien normal puisque c’est le studio japonais Gemdrops qui a développé le jeu. Forcément cela fait penser à deux autres jeux édité par FuRyu et ce sont Monark ou bien The Caligula Effect.

Bien heureusement, on ressent aussi une volonté propre que l’on retrouve tout d’abord dans ces petits papillons lumineux mais aussi notre héroïne rappelant les anges par ses ailes, sa croix au milieu de son plastron. Ce purgatoire sombre remplit d’épées qui volent avec quelques petits points lumineux semblent être un dédale minimaliste mais appréciable. Hélas, il vient trop souvent à se répéter et rien de surprenant n’est alors fait au niveau du décor. Un sentiment qui va nous porter tout au long de l’histoire, une sensation désagréable de répétitions et de linéarité.

Au niveau des ennemis, on vient à rencontrer des « méduses volantes » qui sont l’ennemi le plus simple du jeu. Puis des petits dragons et des plantes crachants des pierres. Rien d’exceptionnel pour débuter la partie, les personnages ont des apparences similaires avec des tenues « gothiques ». Au niveau des graphismes, on ressent aussi des limites importantes de la console avec de l’aliasing bien apparant.

Mais ça vole ?

Avant de parler du gameplay de l’entièreté du jeu, je voudrais m’attarder sur le prologue qui en dit déjà pas mal. En effet, j’ai parlé un peu plus haut de l’histoire mais c’est accompagné d’un gameplay particulier et assez fade que l’on ressent très rapidement. Notre personnage en papillon se déplace plutôt difficilement et on a forcément peur de la suite. Pourtant quand on incarne la jeune fille, on ressent de la fluidité dans les mouvements qui est largement appréciable. Cependant, on rencontre alors deux problèmes plutôt dérangeants. Tout d’abord, le jeu est totalement linéaire et nous oblige donc à traverser des couloirs pour se rendre dans des pièces avec ou sans ennemis. Le second problème provient des fréquentes séquences de dialogues que l’on ne peut pas passer et qui sont longués… Cela casse une rythmique qui aurait pu être instauré.

Pour le reste, les Attaques Simples s’effectuent avec la touche Y et les Attaques Fortes avec X. Cependant, on se rend rapidement compte que les Attaques Fortes sont trop lentes et qu’il suffit de marteler la touche Y pour battre les adversaires. Néanmoins notons que les combats ne sont pas au tour par tour et donc plutôt dynamiques.

C’est si long…

Forcément en ayant lu les lignes du dessus, vous vous doutez que le premier argument qui ressort du jeu en terme de durée de vue, c’est la linéarité et la longueur des dialogues qui allongent artificiellement la durée de vie du jeu.

De plus, les chapitres se divisent en deux phases à chaque fois. On a droit à une phase dans le purgatoire où on va affronter des ennemis et récupérer des larmes pour sauver sa soeur puis une phase dans sa chambre à notre réveil où on reçoit un appel téléphonique d’un protagoniste. C’est toujours répétitif…

Papillon de lumière

Pour ce qui concerne la bande-son, c’est un bon point pour certains OST qui sont très agréables à écouter et nous plonge dans une ambiance mélancolique assez facilement. L’OST opening est vraiment sympa comme vous pouvez l’entendre juste en dessous. Pour le reste, dans les zones de combat et de narration, la bande-son est assez répétitive. De plus, les autres sons implémentés dans le jeu sont identiques avec des bruits de pas très présents, ils ont presque un côté hypnotisant.

Enfin dernier détail, on en a parlé au début de l’article, il s’agit de la traduction du jeu. On n’a aucune possibilité d’avoir une version française que ce soit dans le sous-titrage ou dans une VF. On est en 2022 et c’est dommage de ne pas avoir un jeu avec au moins une traduction sous-titré en français.

elon vos préférences.

En résumé !

Test de Crystar sur Nintendo Switch

Crystar part d'une belle intention qui est de proposer une histoire intéressante avec comme thématique la mort. Cependant, le jeu s'avère répétitif dans les actions à réaliser, les dialogues sont très longs et les phases d'actions n'ont rien d'exceptionnelle puisqu'on est plus sur du spamming. La direction artistique est un point fort du jeu même si les personnages sont assez similaires au niveau des visages et des tenues. Enfin dernier point, le jeu n'est pas traduit en français et subit donc la barrière de la langue pour les joueurs.
4
Bad
Points Positifs :
  • Une direction artistique travaillé
  • Tout comme la narration
  • Un bon OST
Points Négatifs :
  • Une direction artistique travaillé
  • Tout comme la narration
  • Un bon OST

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