Test de Demon Slayer The Hinokami Chronicles sur Nintendo Switch

On n’est pas sur un nouveau test tout neuf puisque le jeu Demon Slayer : The Hinokami Chronicles est sorti sur Playstation 4, Playstation 5, Xbox One, Xbox Series et PC le 15 octobre dernier. Il ne manquait ainsi plus qu’une console pour que le jeu touche ainsi toutes les générations de joueurs : la Nintendo Switch. Une très bonne idée de la part de CyberConnect2 qui se devait de laisser les joueurs de la console hybride de Nintendo de découvrir ce jeu de Shônen de Koyoharu Gotouge. Mais forcément, on ne se pose qu’une seule et unique question : le portage de Demon Slayer est-il réussi ? Peut-on juger le jeu parfaitement compatible ?

Le côté hybride est-il intéressant pour ce jeu ?

Parlons peu, parlons bien ! Si vous avez déjà lu mon test concernant la version Playstation 4, vous devez forcément vous demander si cette version est différente et surtout si elle arrive à faire aussi bien que sur les consoles de Sony et Microsoft. Le point le plus intéressant de cette version concerne en réalité la console elle-même comme toujours. On se retrouve ainsi à pouvoir chez soi sur grand écran, dans le lit ou dans les transports en mode portable et c’est déjà un très bon point.

De plus, ce côté hybride permet aux plus jeunes de s’y retrouver, car la console de Nintendo est fortement appréciée par les familles. Néanmoins, il faut noter que le jeu est Pegi 16 et que donc les plus jeunes ne sont pas la cible !

L’histoire du manga aussi fidèle ?

Il n’est jamais très aisé d’adapter un manga en animé ou en jeu comme c’est le cas ici et c’est un reproche qu’on peut lui faire actuellement. Un non-connaisseur saura apprécier l’histoire qui se déroule convenablement avec quelques moments un peu flous, mais corrects. Par contre, les fans de l’animé ou du manga risqueront d’être déçus par des trous importants, des passages qui peuvent être considérés comme précieux dans la narration pour certains.

Personnellement, l’histoire m’a convaincu, mais je l’ai trouvée trop courte en donnant une impression bâclée par moment. J’aurais aimé que cela dure plus longtemps finalement. Par contre, les cinématiques du jeu sont très plaisantes. En dehors de ces scènes, on se retrouve dans de faux labyrinthes que l’on doit parcourir pour trouver des quêtes clairement secondaires à faire, mais qui ne passionnent pas vraiment. On n’est pas dans un monde ouvert et cette linéarité bloque l’immersion.

Des graphismes largement suffisants pour la console de Nintendo

Au niveau des graphismes, on peut se demander si la qualité visuelle est au rendez-vous en passant par la petite console de Nintendo surtout quand on sait que les consoles de dernières générations disposent elles aussi du jeu. Le jeu est beau, c’est l’avantage d’avoir le côté anime qui rend bien sur la télé, mais aussi sur la Switch en portable. Le danger se trouve cependant dans la fluidité, le scaling du jeu et l’anticrénelage, forcément. Il y a de quoi être étonné puisque le jeu tourne bien, on ne ressent pas des défauts visuels même en mode portable.

Attaque finale

Il faut dire que Cyberconnect2 est plutôt habitué sur le portage de mangas en jeux vidéo avec l’excellent Dragon Ball Z : Kakarot et les jeux Naruto que j’affectionne particulièrement. Pour cela, les développeurs utilisent le moteur Unreal Engine qui fonctionne parfaitement bien pour ce genre de projet. Néanmoins, il faut quand même souligner que le jeu tourne en 30 fps et cela peut-être étonnant ou frustrant quand on a l’habitude de jouer à des jeux en 60 fps, 120 ou plus comme c’est mon cas.

Les joycons : une bonne solution pour un jeu de combat ?

En ce qui concerne la jouabilité, il y a forcément deux écoles : celles des joueurs avec les joycons et celles avec la manette pro ou la manette classique. Forcément, cela a un impact sur la manière de jouer. Pour ce qui concerne le second point, cela ne change pas vraiment de la manière de jouer par rapport aux versions Playstation et Sony. Par contre, il est intéressant de parler des joycons et la prise en main. C’est toujours un point important à aborder lorsque l’on parle d’un jeu de combat, il s’agit de la réflexion qu’ont eue les développeurs pour prendre en main les combattants. On est ici sur des touches classiques rappelant fortement celles des jeux Naruto à mes yeux et c’est logique puisque l’on retrouve Cyberconnect 2.

Personnellement, je préfère jouer à la manette Pro que je trouve plus pratique étant un habitué à cette forme de contrôler, mais les deux sont tout à fait jouables à mes yeux sans que cela pose de problème. De plus, la jouabilité reste accessible pour n’importe quel joueur. Les débutants prendront du plaisir à combattre sans trop forcer tandis que les habitués de Versus Fighting prendront du plaisir à faire des combos stylés.

Une histoire courte, mais des modes suffisants

Pour ce qui est de la durée de vie du jeu, il y a une bonne nouvelle pour les possesseurs de la version Nintendo Switch puisque l’on compte plus de personnages jouables. Cela se trouve directement à l’intérieur du boîtier du jeu où on trouve une clé de déblocage le personnage de l’Académie de Kimetsu (Kamado Tanjirô), celui-ci étant accompagné de nombreuses tenues (5 uniformes d’été de l’académie Kimetsu [Kamado Tanjirô, Kamado Nezuko, Agatsuma Zen’itsu, Hashibira Inosuke, Tomioka Giyû], 3 tenues du Domaine des Papillons [Kamado Tanjirô, Agatsuma Zen’itsu, Hashibira Inosuke] et 16 000 points Kimetsu et un total de 17 personnages jouables avec des variations de tenues. Est-ce suffisant ?

Différents modes de jeux

Par contre, il faut aussi parler des différents modes qui viennent rajouter une bonne durée de vie au jeu comme souvent dans les jeux de combat. On est dans du classique finalement en découvrant du versus en local ou en ligne. On découvre aussi un système de « boutique » qui permet d’obtenir des images du jeu ou des musiques dont on va parler juste en dessous justement.

Système de boutique

Des musiques qui font planer et le VOSTFR

C’est pas une surprise que de mettre l’OST du jeu dans une de ses playlists. Il faut dire que les animés ont souvent d’excellentes bandes sonores et ici, je n’ai pu qu’apprécier un peu plus l’univers de Demon Slayer. Je vous laisse écouter l’ending que je trouve exceptionnel et qui a réussi à me transporter.

Mais la bande-son concerne aussi les bruitages dans les combats qui ne manquent pas d’authenticités et de réalismes, nous plongeant un peu plus dans l’univers de l’animé. De plus, on a aussi un petit détail à rappeler comme souvent dans ce genre de jeux, il s’agit de la langue avec la possibilité d’avoir l’anglais ou le japonais en langue [on oublie le français] par contre avec un sous-titrage FR.

Les combats multi en local ou en ligne

Bien évidemment comme souvent, presque toujours, le mode en ligne implique un abonnement. Ce n’est plus un frein puisque c’est une habitude et on n’en tiendra pas rigueur. Par contre, il faut souligner que sur un jeu de combat nerveux, le mode en ligne sur les Switch et les problèmes de réseau peuvent être frustrants. En effet, j’ai eu des impressions de lags et j’ai alors ressenti des difficultés à parer certains coups. C’est suffisamment rare et c’est surtout un problème du Wi-Fi plutôt qu’au jeu en question.

Enfin, on a la possibilité de jouer à deux joueurs en versus fighting pour s’affronter en soirée. C’est la bonne solution pour passer de bons moments et faire durer le jeu.

 

En résumé !

Test de Demon Slayer The Hinokami Chronicles sur Nintendo Switch

Demon Slayer : The Hinokami Chronicle est une alternative solide aux versions PC et console de Sony et Microsoft. La version hybride de Tanjiro fournit l'essentiel en termes de gameplay, de contenu et de performances. Le titre de Sega, Aniplex et CyberConnect2 se donne même le luxe de peaufiner la liste complète des combattants dès le premier jour. Une adaptation en jeu vidéo de Demon Slayer sur Nintendo Switch est recommandée pour les fans de manga et/ou d'anime qui n'ont pas encore succombé à l'appel au fan service.
14
Points Positifs :
  • De belles scènes
  • 17 combattants
  • Le côté hybride de la console
  • Une OST super sympa
Points Négatifs :
  • De belles scènes
  • 17 combattants
  • Le côté hybride de la console
  • Une OST super sympa

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