Test de Deus Ex : Human Revolution – Director’s Cut sur Xbox 360

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De nos jours, lorsqu’un jeu flirt un tantinet avec le succès, il n’est pas rare de le voir réapparaitre en version GOTY. Ce qui est plus rare par contre c’est de le voir arriver dans une version « Director’s Cut » améliorant sensiblement l’expérience. Prévu initialement en exclusivité Wii U, Deus Ex : Human Revolution Director’s Cut s’est rapidement décliné sur Xbox 360 à la demande des fans. Alors, évolution ou révolution ?

Deus Ex : le retour de la vengeance

Avant d’entrer dans le vif du sujet : à savoir les améliorations de cette version, il convient de reparler un peu du jeu d’origine que tout le monde n’a pas encore fait. On y dirige Adam Jensen, chef de la sécurité chez Sarif Industries – une société fabriquant des augmentations (des prothèses améliorées). Suite à une attaque dans les locaux du siège de l’entreprise peu avant la démonstration publique d’une augmentation qui allait tout changer, notre héros est laissé pour mort. A la manière d’Alex Murphy dans Robocop, Sarif Industries lui sauve la vie en lui implantant un maximum d’augmentations. Quelques mois ont passé et Adam est de nouveau sur pieds. Il va de soi qu’il va tout faire pour trouver qui sont ces terroristes, ce qu’ils veulent et bien sûr tenter de les arrêter (Avons-nous oublié de préciser qu’ils ont aussi tué sa petite amie ?). Deus Ex : Human Revolution est un jeu qui mélange les genres. Un peu de jeu de rôle, un peu d’action, un zeste d’aventure et surtout une bonne dose d’infiltration. Malheureusement, le jeu souffrait d’un gros souci d’équilibrage, incitant voir contraignant le joueur à agir d’une certaine manière, chose embêtante dans un jeu prônant la liberté d’action. C’est justement les soucis que cette version Director’s Cut tente d’éradiquer pour rendre l’expérience plus agréable.

En ouvrant la boite du jeu première petite différence : le jeu est désormais composé de deux disques au lieu d’un seul. Voilà qui pourrait commencer mal si cela n’avait pas pour effet secondaire de réduire sensiblement les temps de chargements véritablement pénibles de la première itération du jeu. On insère donc le premier disque direction le menu principal. On y trouve quelques nouvelles options plus ou moins intéressantes. Il est par exemple possible d’activer dans la section « bonus » des commentaires audio du studio de développement. Toute personne ayant déjà tenté d’écouter des commentaires audio d’un DVD le sait : c’est une option intéressante sur le papier mais qui ne fonctionne pas du tout. En effet, les commentaires prennent le pas sur l’ambiance sonore du titre (au demeurant fort bonne) et rendent le tout d’autant plus soporifique que ces commentaires ne sont qu’en anglais. Cet ajout est du coup vraiment à réserver aux puristes connaissant le jeu par cœur et désirant en savoir plus sur sa conception. De retour au menu on tente de charger sa sauvegarde et là c’est le drame. Les sauvegardes de la version d’origine ne sont pas compatibles avec cette version Director’s Cut. Il sera alors obligatoire de tout recommencer du début. Voila qui est d’autant plus étrange que les succès destinés à la galette sont bien les même, eux.

Des augmentations défaillantes

Une fois la nouvelle partie commencée, on se rend rapidement compte que la technique du jeu n’a pas bougé d’un iota. L’éditeur avait promis des petites améliorations (provenant du DLC Missing Link) de ce point de vue là, mais il faut sérieusement les chercher. Le jeu accuse du coup le poids de son âge avec une technique qui semble bien dépassée, surtout à l’aulne de la next-gen. Pire, des ralentissements se font parfois sentir (par exemple en arrivant dans une nouvelle zone en avion et que ce dernier décolle pour repartir). Heureusement que la direction artistique irréprochable de Deus Ex permet de garder le joueur captif de son univers. Second ajout du titre : les DLC sont directement inclus dans l’aventure. Non seulement ils ne sont plus à acheter séparément, mais ils sont surtout mieux amenés et ne donnent plus l’impression d’arriver comme un cheveu sur la soupe. Rien à redire sur cet aspect là. Un autre gros changement se situe au niveau des affrontements contre les boss qui constituaient la plus grosse critique émise contre le jeu à l’époque. En effet, même si le joueur faisait de son mieux pour tenter l’infiltration, il devait systématiquement combattre ces boss de manière frontale. Non seulement cela n’allait pas avec la vision que le joueur avait du titre, mais en plus ces passages augmentaient sensiblement la difficulté pour ceux qui n’avaient prévus que des augmentations d’infiltration. Heureusement que le Typhoon (une augmentation très offensive) permettait de rapidement les réduire au silence si tant est que le joueur avait anticipé le problème. Du coup cette Director’s Cut Edition corrige grandement le tire. Ces phases de boss autrefois sous traitées à un studio externe ont été revues en profondeur pour apporter nombre de chemins alternatifs et de solutions diverses pour sortir vainqueur de l’affrontement sans utiliser la force. A titre d’exemple le plus marquant reste la tourelle à pirater faisant tout le travail (ou presque) à notre place.

Prévu à l’origine sur Wii U, Deus Ex : Human Revolution Director’s Cut devait donc proposer un certain nombre d’options supplémentaires utilisant l’écran du Gamepad. Straight Right le studio ayant développé cette nouvelle version a donc décidé de proposer une compatibilité Smartglass pour simuler ces nouveautés pour la version Xbox 360. Soyons clairs : ça ne marche pas du tout. Attention, on parle bien là d’une mal fonction, pas d’une mécanique mal construite. L’écran de Smartglass affiche désespérément un écran vide et n’affiche jamais les divers menus attendus. Pire cela empêche l’affichage de ces menus sur la télévision par appuie sur la touche Back. Il devient nécessaire d’éteindre la tablette (ou smartphone) pour pratiquer le jeu. Bon, c’est dommage mais soyons honnêtes : cette idée n’était pas la meilleure à la base. Avoir ces menus au creux de la main marche si l’écran est sur la manette. Mais avoir ce même écran sur les genoux ou posé sur la table basse obligerait à switch constamment entre le pad et la tablette ce qui serait tout sauf pratique. Au rang des fonctionnalités disparues, signalons aussi le partage social de messages manuscrits ou audios qui n’ont pas passé le cap du portage Xbox 360. Enfin dernier disparu (ou alors très bien caché) : le guide stratégique digital du jeu qui devait être accessible à tout moment. Impossible de mettre la main dessus.

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