Test de Dissidia : Final Fantasy

Le mode principal de Dissidia : Final Fantasy débute par une cinématique d’une qualité exceptionnelle, même pour de la PSP. Pas franchement une surprise tant les développeurs de Square Enix nous ont habitué à  de telles séquences de grande qualité. Mais tout de même, la lisibilité de l’action et la gestion de l’espace de cette introduction imposent le respect. Et au-delà  de sa mise en scène, elle matérialise à  merveille toute l’attente suscitée par le jeu : faire se confronter des personnages issus de différents épisodes de Final Fantasy (du I au X, si l’on excepte les personnages cachés qui ne prennent pas part à  l’aventure). Pour réunir tout ce beau monde, il fallait bien évidemment trouver un prétexte. Quoi de plus simple que de nous rejouer l’éternel combat entre le Bien et le Mal ? Ainsi, pour sauver le monde, Cosmos (divinité de la Lumière) a fait appel à  dix guerriers -dix héros issus des dix premiers volets de la série-, tandis que Chaos (divinité des Ténèbres) opère de même avec dix méchants. Si la finalité importe peu, ces retrouvailles inespérées permettent avant tout de confronter une nouvelle fois nos héros à  leurs ennemis de toujours.

Comme on se retrouve !

L’une des grandes forces de Dissidia : Final Fantasy, c’est de parvenir à  retranscrire la psychologie et le caractère de chacun des personnages. De ce point de vue, le titre se place nettement au-dessus de n’importe quel jeu de combat puisque chaque combattant bénéficie d’une histoire parfaitement écrite, sans compter l’énorme background imputable à  chacun des épisodes de la série. Le comportement des héros se veut ainsi très respectueux. Et c’est un régal -essentiellement pour les fans, ne le cachons pas- de retrouver des questionnements inhérents à  chaque personnage : la solitude de Squall, le positivisme de Tidus, la noblesse de FirionÂ… Puis, bien sûr, il y a des affrontements qui ne s’oublient pas, avec lesquels Square Enix s’amuse parfois, sans jamais dénaturer quoique se soit. Là  encore, on s’adresse avant tout aux fans. Pourtant, si Dissidia : Final Fantasy leur est en grande partie adressé, on peut facilement envisager de s’y essayer sans rien connaître de la saga. Car, derrière la galerie de personnages, se cache en effet un jeu de combat original qui renouvelle totalement le genre.

Un soupçon de stratégie

Avant de s’intéresser aux affrontements à  proprement parler, intéressons-nous à  la quête des personnages. Peu importe le héros choisi, chaque histoire se divise en cinq chapitres. Pour passer d’un chapitre à  l’autre, il faudra entrer au contact d’une statue placée sur un damier. Cela demande un peu de stratégie puisqu’on dispose d’un certain nombre de points d’action (PA) pour attaquer un ennemi (placé lui aussi sur le damier), récupérer un trésor ou une sphère d’invocation (activable au cours d’un combat). Bien sûr, des objectifs divers, tels qu’éliminer un adversaire en moins de dix secondes, permettent de récupérer des PA. Bien qu’il ne soit pas nécessaire de finir un chapitre avec un nombre positif, c’est toujours mieux de terminer avec un maximum de PA si l’on veut obtenir des bonus intéressants au moment du décompte. Dès lors, chaque déplacement a son importance et il faut tenter de les optimiser au maximum. Avant de plonger tête baissée dans un combat, on peut également jeter un Âœil à  son équipement. Comme dans n’importe quel épisode de Final Fantasy, votre personnage dispose en effet d’un inventaire classique (arme, casque, armure, accessoiresÂ…), que l’on améliore régulièrement au fil des victoires. Les Gils récupérés offrent par ailleurs la possibilité d’acheter de nouveaux équipements.

Quand Bushido Blade rencontre Dragon Ball Z : Budokai

D’apparence confus, les combats de Dissidia : Final Fantasy se révèlent au final beaucoup plus tactiques qu’il n’y paraît. Au fil de l’expérience engrangée (comme dans un RPG), votre personnage acquiert en effet de nouveaux coups qui enrichissent sans cesse le gameplay, et donc, les joutes. Ces dernières se déroulent dans des environnements libres (on est pas loin d’un Budokai), selon un système aussi simple que redoutable. Un bouton d’action permet d’attaquer l’adversaire en lui retirant des points de bravoure, avec pour conséquence de vous en faire gagner. Ces points s’avèrent indispensables pour toucher l’adversaire. Plus encore, ils déterminent la force de votre frappe. Clairement, si votre personnage possède 750 points de bravoure, votre prochain assaut ôtera 750 points de vie à  l’ennemi. Au départ, les premiers combats s’expédient en quelques secondes. Mais lorsque votre personnage atteint une certaine expérience (et possède une barre de vie plus conséquente), ceux-ci se rallongent sensiblement, même s’il est toujours possible d’éliminer un ennemi rapidement si le joueur se montre habile. Les parades, les esquives et l’utilisation du mode EX -qui offre la possibilité d’utiliser une super attaque bien connue (Omnislash de Cloud, Renzokuken de Squall, Super Nova de SephirothÂ…)- deviennent ainsi primordiales puisqu’un seul coup de votre assaillant peut vous être fatal et inversement (à  la manière de Bushido Blade). Pour ne rien gâcher, les combats se montrent très dynamiques et aucun ralentissement n’est à  signaler. Seule la caméra pose parfois problème, celle-ci ayant du mal à  suivre correctement l’action. Précisons que le titre dispose d’une énorme durée de vie, rien que pour le mode aventure, surtout si l’on veut le finir à  100%. Un mode arcade vient également s’ajouter parmi d’autres (dont un mode versus en Wi-Fi local) qui témoignent un peu plus de la richesse du jeu, d’autant plus conséquente pour un jeu de combat.