Test de Fuel

Dès la cinématique d’introduction, une impression de déjà  vu s’immisce dans nos cerveaux. Des hélicoptères qui déposent des engins sur des pistes sauvages? C’est du Motorstorm. Des pilotes de quad torses nus, tatoués de la tête aux pieds et qui font des bras d’honneur à  leurs poursuivants? C’est dans Pure. Dès les premiers instants de jeux, on a la désagréable impression d’être déjà  venu là , d’avoir déjà  roulé dans ces décors, et franchement, c’est déjà  un gros défaut pour un jeu de course. Après avoir découvert les premiers menus, on comprend qu’il s’agit d’un jeu à  environnement ouvert, un peu comme GTA par exemple, ou dans le même genre, Test Drive Unlimited. Cela signifie que vous pouvez, si vous le désirez, partir au volant de votre voiture dans n’importe quelle direction, sur route ou hors piste, jusqu’à  la limite de la zone dans laquelle vous vous trouvez. Mais la première chose à  faire, évidemment, c’est de commencer le mode carrière. Celui ci vous propose d’enchainer des courses assez variées (check points, élimination, time attack…) dans des catégories bien distinctes (motos et quads, 4×4, monsters trucks…).


Toujours tout droit

Quand vous bouclez les courses, vous récoltez des points de fuel, qui vous permettent d’acheter d’autres véhicules plus puissants. Et si vous les gagnez dans un mode de difficulté supérieure, vous en gagnez plus, mais attention: vous devrez obligatoirement finir en première position, sous peine de devoir tout recommencer. Et on vous prévient, certaines de ces courses sont longues, très longues… Ensuite viennent les défis, qui consistent à  réussir des épreuves du genre suivre un hélicoptère ou rejoindre deux points distants dans un temps imparti, tout en vous aidant du GPS. Ces épreuves sont assez marrantes, même si un sentiment de lassitude s’impose parfois, la faute à  un environnement ouvert très plat et jamais pénalisant qui vous permet de couper à  travers le décor sans problème. On se retrouve ainsi en train de pointer l’objectif avec le pouce gauche, tandis que l’index droit enfonce l’accélérateur sans relâche. Pas très excitant… De temps en temps, vous verrez sur votre carte des icônes représentant des bonus et autres véhicules à  débloquer. Pour les obtenir, il vous suffit de passer en mode libre pour aller à  leur recherche. Ces phases vous font traverser des collines et des vallées, parfois de nuit, jusqu’à  ce que vous tombiez sur une voiture solitaire qu’il suffit alors de percuter. Si au moins on avait droit à  une course poursuite, ce serait sympa mais non. Aussi, on nous avait promis quelques phénomènes météorologiques influant sur la course, mais le résultat est plus esthétique qu’autre chose. Tout cela est bien dommage car Fuel avait quelques arguments à  faire valoir: malgré des décors un peu pauvres, certains environnements forestiers sont jolis, dotés d’une végétation très dense et éclairés par un beau soleil couchant. Quelques véhicules bénéficient aussi d’un chouette design et franchement, on aurait aimé passer un peu plus de bons moments avec Fuel. Malheureusement, la sauce ne prend pas et l’expérience se révèle vite lassante.