Test de Halo – The Master Chief Collection sur Xbox One

Accueil » Blog Jeux Vidéo : Actu, Test et Bons Plans » Tests & Reviews des Jeux Vidéo » Test de Halo – The Master Chief Collection sur Xbox One

Si Nintendo a son Mario, Microsoft peut compter depuis plus de dix ans et le lancement de la première Xbox sur le Major (Master Chief en VO). Le plus célèbre des Spartan dont on ne connaît pas le visage débarque enfin sur Xbox One avec Halo La Collection le Major,  une compilation monumentale qui regroupe tous les jeux de la série Halo dont il est le héros. Une quadralogie prestigieuse dont les épisodes ont bénéficié pour l’occasion d’une remasterisation en 1080p et 60 images par seconde. Non content de rassembler quatre jeux, Halo La Collection le Major propose également du contenu inédit et un accès pour la bêta multijoueur de Halo Guardians dès le mois de décembre. Un cadeau pour tous les fans de la série sans aucun doute. Mais cela fait-il de cette compilation la meilleure façon de débuter avec Halo ? Les titres Xbox et Xbox 360 ne souffrent-ils pas de leur âge malgré la refonte graphique impressionnante ? Cette compilation suffira-t-elle à compenser l’absence de Halo Guardians pour la fin d’année? Réponses à toutes ces questions et plus encore avec notre test de cette compilation au contenu à la hauteur de la réputation du héros.

It’s gonna be… legendary

Lors du lancement de la première Xbox, Microsoft aura trouvé avec Halo Combat Evolved le fer de lance qui allait lancer la légende (à défaut de vraiment faire vendre cette première console). En 2001, bien avant de partir auprès d’Activision dans l’aventure Destiny,  le studio Bungie était encore dans le giron de Microsoft et apporta au constructeur deux titres qui restent aujourd’hui encore deux étapes essentielles du FPS sur console. Le premier Halo C.E. vous met dans la peau du Master Chief (Adjudant en VF) dans un combat qui oppose les humains aux Covenants, une armée extra-terrestre composée des redoutables élites et des petits grognards qui parlent plus qu’ils ne tirent sur le champ de bataille. Le scénario vous fait découvrir Halo, un artefact inconnu qui gravite en orbite autour d’une planète. Le Halo est si grand qu’il a sa propre atmosphère et son propre éco-système. On apprendra par la suite sa nature réelle et son rôle, ne gâchons pas le plaisir de la découverte du scénario aux rares joueurs qui ne le connaitraient pas. On est ici dans du Space Opera spectaculaire façon Star Wars et autres références du genre. Les jeux Halo 2 Anniversary, Halo 3 et Halo 4 poursuivent cette histoire principale et le combat du Major contre les Covenants, les Brutes et bien d’autres encore. À l’inverse, les épisodes Halo ODST et Halo Reach ne sont pas présents. Un choix qui s’explique parce qu’ils développent des histoires en parallèle dont le Major n’est pas le héros.

Rejouer aujourd’hui à Halo CE, dans sa version Anniversary, à Halo 2 Anniversary ou, dans une moindre mesure à Halo 3 et Halo 4 permet de faire de l’archélogie vidéoludique et de constater comment le gameplay de la série à évoluer au fil des épisodes et au fur et à mesure que le genre du FPS s’améliorait sur console. La maniabilité de chaque titre est ainsi différente et il faudra quelques instant d’adaptation entre chaque épisode pour se remettre les commandes en tête. Ceux qui n’on jamais joué à un FPS avant Call of Duty, Battlefield et autres productions récentes seront ainsi surpris par l’absence de touche pour sprinter (sauf dans Halo 4, le plus récent). De même, pas de visée Iron Sight pour les jeux Halo qui conservent un gameplay façon années 2000 avec un viseur à l’écran et un click sur le stick droit pour basculer en mode visée lunette pour quelques armes dont les fusils de sniper. Plus étonnant, la lampe torche présente dans les premiers Halo et Halo 2 disparaît ensuite (les joueurs de l’époque se souviendront avec émotion que l’on activait la lampe avec le petit bouton blanc de la manette de la Xbox). Au contraire, Halo 3 et Halo 4 introduisent les équipements bonus (bouclier, bulle de protection, nuage de régénération, etc.) qui dynamisent les combats. Dans tous les cas, et malgré les traces de leurs grands âges pour les premiers, rejouer à ces jeux prouve à quel point la série a toujours été une référence graphique et a toujours proposé un gameplay très riche. Pas de sprint dans les trois premiers jeux, aucune visée avec la gâchette LT, le gameplay reste différent malgré l’évolution mais toujours aussi précis avec son mélange de combat au sol et de conduite de véhicules.

Une refonte graphique exemplaire

La Collection le Major ne se contente pas de rassembler quatre jeux d’anthologie, qui ont forgé l’identité de la Xbox depuis ses débuts. Cette compilation Halo propose une refonte graphique pour coller aux exigences du jour. On profitera ainsi des quatre épisodes en 1080p (Halo 2 étant pour sa part en 1360 par 1080p pour des raisons liées à la fameuse option qui permet de basculer entre les deux versions), mais surtout avec une animation en 60 images par seconde. On notera que les premiers épisodes souffrent parfois de ralentissement, qui correspondent a priori aux chargements des zones de combats. Halo 3 est le plus irréprochable sur cet aspect tandis que Halo 4 souffre lui de quelques saccades en cours de jeu qui prouvent que cet épisode a « juste » été transposé en 1080p. L’action est d’une fluidité quasi irréprochable et si certains ne voient toujours pas l’intérêt de jouer en 60 images par seconde, ils peuvent tâter de ce Halo pour se faire une idée du confort quand il s’agit de viser en plein combat. Halo CE Anniversary avait bénéficié d’une refonte il y a deux ans, mais outre son passage en Full HD, le jeu a également reçu de nouveaux effets de lumières et autres finitions « Next Gen ». En revanche les cinématiques faites avec le moteur de jeu et les animations des personnages sont datées et elles nous rappellent l’âge canonique du titre. Halo 2 Anniversary est l’élément central de cette compilation puisqu’il est le seul à avoir bénéficié d’une refonte totale pour la Xbox One. Si en termes de jeu cela ne gomme pas la conception des décors qui semblent souvent bien vide, en revanche l’ajout de cinématiques par le Studio Blur est spectaculaire. On rappellera d’ailleurs pour ces deux épisodes la possibilité optionnelle et totalement indispensable de basculer en pleine partie et sans chargement entre la version remasterisée et le jeu d’origine.

Une façon de montrer l’évolution spectaculaire mais aussi, pour ceux qui s’en souviennent, une preuve évidente que Halo 2 sorti il y a dix ans était une prouesse technologique sans aucun rival à l’époque sur console. Quand Halo 3 est sorti sur la Xbox 360 les choses avaient évolué et l’attente du jeu, très importante, couplée à une concurrence plus forte avec l’arrivée d’autres FPS, engendra des critiques moins dithyrambiques que par le passé. Pourtant, sans aucun doute manette en main, cet épisode a beaucoup moins vieilli dans son gameplay que les deux  précédents, sans oublier qu’il s’agit sans doute de l’épisode qui propose les combats à grande échelle les plus impressionnants. Mal aimé à sa sortie, Halo 3 dans cette nouvelle version 1080@60fps revit et se présente comme un FPS qui n’a pas à trop rougir face aux productions actuelles de ce début de vie de la Xbox One (les choses vont changer restons lucides surtout depuis l’arrivée du dernier Call of Duty : Advanced Warfare nouveau mètre étalon). Halo 4 lui aussi, déjà incroyablement beau sur Xbox 360 (Digital Foundry l’a désigné jeu le plus abouti techniquement de la génération précédente), est aujourd’hui magnifiée par cette refonte graphique et profite d’une ambiance Space Opera crépusculaire somptueuse. En gardant à l’esprit que ces quatre jeux ont tous quelques années, le joueur profite donc de versions remasterisées vraiment très convaincantes. On notera pour les puristes mélomanes que la Bande Son de Halo CE Anniversary peut être appréciée dans sa version originale (mythique !) ou bien dans une version ré-orcherstrée somptueuse.

Un gameplay qui a vieilli mais qui fait toujours référence

Mais la véritable force de cette compilation c’est de faire (re)découvrir le gameplay de Halo. Loin des combats scriptés à la mode qui vous font combattre des ennemis sans réaction, Halo vous oppose à des aliens plus vivants que jamais. S’il y a bien une constante dans la série Halo, et une raison pour laquelle elle a rencontrée un tel succès, c’est la qualité des combats. Avec une vitesse de jeu pensée pour une maniabilité à la manette, la série Halo propose des affrontements spectaculaires et souvent même homériques. La très grande force de tous les épisodes est de proposer une IA ennemie très réactive avec des aliens qui n’agissent pas de la même façon selon leur identité. Les Grognards sont en groupe et fuient quand on tue les élites qui dirigent leurs escouades. Des élites qui usent et abusent des tactiques d’harcèlement et profitent de leur bouclier. Les Rapaces s’abritent derrière des boucliers énergétiques pour mieux vous ralentir tandis que les Brutes, arrivées dans Halo 2, vous foncent dessus façon kamikaze dès qu’elles ont perdu leur armure. La liste ne s’arrête pas là puisque les mutants et les ennemis mécaniques de Halo 4 apportent d’autres comportements et toujours plus de dynamisme. Vous l’aurez compris, pour peu que l’on sélectionne la difficulté adaptée à son niveau de dextérité, chaque combat est intense et palpitant.

Un dynamisme qui s’accentue avec l’introduction des véhicules pour transformer le jeu en champ de bataille version XXL. Les campagnes des quatre jeux proposent ainsi des passages en extérieurs où les  affrontements mêlent les blindés lourds, les Warthog (le 4×4 emblématique de la série), des engins volants des Covenants et même des Apparitions qui pilonnent le joueur à longue distance, sans oublier les gigantesques Scarabs de Halo 3. L’action est explosive sans être trop scriptée, différence majeure de la série Halo avec les FPS solo actuels. L’arsenal du joueur est lui aussi très varié et si l’on ne transporte que deux armes en même temps on sera amené au cours d’un niveau à très souvent changer d’armes que cela soit pour mieux combattre les ennemis qui ont chaucun leurs forces et faiblesses, mais aussi parce que les munitions (ou les batteries) s’épuisent rapidement. En particulier si vous jouer en difficulté Légendaire qui mérite bien son nom et vous met en face d’ennemis au comportement retors et à l’agressivité sans pitié. En un mot comme en cent, malgré une réalisation qui reste de l’ordre du remake les quatre jeux proposent des bastons intenses et  n’oublions pas la coopération qui rend le tout encore plus prenant quand on se regroupe à quatre joueurs pour s’y plonger.

La meilleure compilation Full HD jamais réalisée

Halo : La Collection le Major propose une durée de vie énorme. Les quatre campagnes solo ne se bouclent pas en moins de 8 heures pour la plus courte (Halo 4) et oscillent plutôt aux alentours des 15 heures pour les autres épisodes. Une durée de vie qui met parfois en avant un level design redondant et nous replonge dans une époque où le joueur devait faire des allers-retours dans les mêmes décors au sein d’un même niveau. Une critique particulièrement vraie pour les deux premiers Halo qui, là encore, portent bien le poids de leur âge. Le jeu propose par défaut l’intégralité des niveaux, on peut donc jouer et rejouer en picorant dans cette liste de presque 50 niveaux selon ses envies. Pour varier les plaisirs et prolonger les soirées entre amis, le jeu propose un mode mission (à ne pas confondre avec le Mode Spartan Ops de Halo 4 qui sera ajouté en décembre à ce contenu déjà très copieux). Dans ce mode on vous propose de vous lancer dans des missions à thème, regroupées sous une même liste. Parfois il s’agit d’un niveau en entier, mais souvent on se contentera de partir d’un point de sauvegarde précis qui correspond au thème de la liste. Fan de combats aux snipers, adeptes des batailles entre véhicules il y a forcément une liste pour vous. L’idée est efficace et met en lumière toute la richesse du gameplay de la série qui combine presque tous les genres du FPS d’action. On notera d’ailleurs que dans ce mode, et parce que l’on passe d’un jeu Halo à un autre, il faudra quelques secondes d’adaptation pour retrouver ses marques entre les différentes configurations de touche propre à chaque épisode.

La richesse du contenu explose littéralement avec le multijoueur de la collection qui regroupe tout simplement l’intégralité des cartes de jeu sorties pour tous les épisodes Halo. Une grosse centaine de cartes qui retracent l’intégralité de la saga en ligne et qui proposent des modes de jeux à la pelle. Le gameplay un peu particulier de Halo avec ses sauts lunaires, son mélange de combats au sol et à dos de Warthog est unique et change radicalement des affrontements façon Call of Duty. Tout le monde n’aimera pas forcément, faute de repères, mais là encore la qualité des affrontements est indéniable, le côté épique des parties est au rendez-vous avec des dizaines de Spartan qui se tirent dessus et où tout explose dans une ambiance super colorée par les lasers. Le contenu du multijoueur est d’ailleurs si important qu’à la sortie du jeu il faudra non seulement installer les 45 Go présents sur le Blu-ray mais aussi télécharger un contenu de 15 Go. Pas vraiment une mise à jour, il s’agit d’une partie entière du jeu non présente sur le disque faute d’espace. Ajoutez le mode Spartan Ops et ses dix épisodes en décembre et vous avez déjà une idée de la place qu’il va falloir faire sur votre disque dur.

Une ode à l’univers Halo qui dépasse le jeu vidéo

Pour mieux naviguer autour du contenu de Halo La Collection le Major, 343 Industries propose également une interface très sobre qui permet de passer d’un jeu à l’autre en un clin d’oeil. On notera toutefois des temps de chargement étonnament long lors du lancement d’une nouvelle partie. Les fans de Halo vont pouvoir passer des heures et des heures dans cette compilation qui regroupe quatre jeux majeurs mais aussi du contenu mis à jour par le studio. Avec Halo Channel, vous allez ainsi disposer d’une application sur votre Xbox One qui permet depuis la même page de naviguer entre le jeu lui-même et des vidéos sur youtube ou encore des pages web publiées sur différents sites. L’expérience cross media est vraiment soignée. Cerise sur ce gâteau multimedia déjà très copieux, les possesseurs du jeu pourront regarder en exclusivité et gratuitement la série TV Halo Nightfall produite par Ridley Scott. Le héros de cette série est d’ailleurs présent dans certaines cinématiques de Halo 2 Anniversary. Le trait d’union parfait pour vous dire, que Halo la Compilation le Major vous permettra enfin de participer à la bêta de Halo Guardians dès le 29 décembre. Monumental, on vous le dit depuis le début.

Partager ce post
Articles Similaires
0
0

    Leave a Reply

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    Thanks for submitting your comment!