Test de Just Cause 2

La première chose qui frappe lorsque Rico Rodriguez débarque sur les îles de Panao – terrain de jeu de ce deuxième épisode – concerne l’immensité de ces dernières. Soit 1000 km² que l’on peut, dès le début, parcourir en toute liberté. Un immense bac à  sable, comme on dit, où le but principal consiste à  semer le « Chaos ». Dès le départ, Rico peut ainsi librement se balader sur les différentes îles de la République de Panao, un pays (imaginaire) en proie à  un gouvernement peu ou prou totalitaire. Passons rapidement sur l’histoire de Just Cause 2 puisque celle-ci n’est finalement qu’un prétexte justifiant le carnage annoncé. Comme dans la série GTA, le scénario du jeu se présente sous la forme d’une succession de missions. On en relève deux types : les principales, qui permettent de faire avancer l’histoire, et celles, annexes, parmi lesquelles on retrouve également des défis (course à  bord de divers véhicules, par exemple). Si les nombreuses missions secondaires ne sont pas obligatoires, il faudra tout de même en réaliser quelques-unes pour remplir sa jauge de chaos et ainsi accéder à  la prochaine mission de l’histoire principale. Une façon, plus ou moins dissimulée, d’augmenter la durée de vie d’un titre qui n’en avait pas nécessairement besoin.

Just for the fun !

A vrai dire, peu importe si l’histoire principale de Just Cause 2 dure dix, quinze ou vingt heures tant le jeu d’Avalanche Studios ne s’appréhende pas comme une aventure continue. La notion de bac à  sable prend en effet ici sa pleine mesure. Dès lors, on préfèrera généralement s’amuser à  détruire les infrastructures du gouvernement, à  prendre les commandes de divers véhicules (nombreux et variés) mais aussi à  utiliser tout le potentiel du grappin, plutôt qu’à  enchaîner des missions répétitives aux objectifs classiques (escorter un personnage, désamorcer des bombes, prendre possession d’une zoneÂ…). Il faut dire qu’on prend plus de plaisir à  attacher un pauvre quidam à  un véhicule en marche avec son grappin que de prendre part aux actions menées par les groupuscules qui tentent de renverser le gouvernement. D’autant que le système de combats, en visée semi-automatique et à  la précision très orientée arcade, ne se montre pas forcément très excitant, surtout lorsqu’on a goûté à  Uncharted 2 ou Gears of War. De plus, l’intelligence artificielle, sans être mauvaise, se montre assez rudimentaire. Alors que s’accrocher à  une bombonne à  gaz sur le point d’exploser, provoquer de multiples accidents à  l’aide du grappin ou grimper dans un hélicoptère de combat pour lancer une salve répétée de roquettes se révèle nettement plus jubilatoire. Just Cause 2 n’aurait pu être que ça, un vaste terrain d’expérimentation. Hélas, on aurait bien aimé l’expérimenter à  plusieurs.

Seul au monde

Parce que les développeurs souhaitaient se concentrer exclusivement sur le mode solo, ils ont préféré ne pas inclure de multijoueur. C’est dommage parce que Just Cause 2 semblait, plus que tout autre chose, se destiner à  des parties à  plusieurs. La République de Panao ne manque certes pas de vie mais on finit par se sentir un peu seul. On a envie de le partager cet immense coffre à  jouets, parce que les réactions de l’ordinateur finissent par ennuyer, là  où celles d’un humain se montreront toujours imprévisibles. C’est un peu le problème de ce Just Cause 2, sa lassitude. Aussi riche soit-il, c’est typiquement le genre de titre auquel on joue comme ça, pour passer le temps, lors de courtes sessions de jeu. Just Cause 2 fait l’effet d’un objet que l’on aurait un peu trop fantasmé. Quelque chose qui, passé l’émerveillement du départ, laisse place à  une routine finalement pas si attirante que ça. Une impression d’autant plus renforcée par les missions annexes, où l’on effectue toujours la même chose.

Beau de loin mais loin d’être beau

Il n’empêche, Just Cause 2 fait preuve d’une grande générosité. On l’a dit, le bac à  sable offert s’avère gigantesque et grâce au marché noir, on peut commander plus rapidement qu’avec FedEx un hélicoptère, une moto ou encore une gatling pour un remake d’une célèbre séquence de Predator. Mais comme tout bac à  sable, on tombe parfois sur de mauvaises surprises. Ici, cela concerne la partie technique du jeu. A commencer par l’animation du personnage, dont les jambes semblent parfois agir indépendamment par rapport au reste du corps. On note aussi de nombreux bugs de collision qui, compte tenu de l’immensité de la carte, semblaient inévitables. Une fois tendu, le grappin passe quand même à  travers tous les décors. Pas terrible. Vu d’en haut, une plage donne toujours la sensation d’un petit coin de paradis. Une fois sur place, la réalité est parfois toute autre. Ca s’applique parfaitement à  Just Cause 2. Dans les airs, la profondeur de champ impressionne. Et lors des vertigineuses phases de chute libre, la sensation du sol qui se rapproche petit à  petit, pour laisser apercevoir une présence humaine, est particulièrement bien rendue. Mais dès qu’on s’approche d’un peu trop près, le titre montre ses limites et on se rend compte que le sable n’est pas si fin que ça. Des couleurs éclatantes ne suffisent pas à  masquer des décors basiques et des textures pauvres. Cela dit, rien de bien grave dans l’ensemble, le travail s’avère même plutôt remarquable, mais on sent que certaines zones de l’île n’ont pas été aussi soignées. Immense et relativement riche, Just Cause 2 a tout du défouloir de rêve. Mais comme tout rêve, on s’en réveille forcément trop vite pour faire face à  une réalité un peu moins reluisante.

En résumé !

Test de Just Cause 2

Après un premier épisode aussi jubilatoire qu’anecdotique, Rico Rodriguez reprend du service dans un second volet forcément plus explosif, plus beau, plus vaste, plus, plus et toujours plus… Suffisant pour faire de ce Just Cause 2 un grand jeu d’acti
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Awful
Points Positifs :
Points Négatifs :

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