Test de Les Chevaliers de Baphomet – Director’s Cut

Depuis sa sortie en 1996, Les Chevaliers de Baphomet a marqué l’histoire du point & click. Avec un scénario haletant, consacré à  la légende des Templiers, une esthétique superbe, fine et fournie de détails, et un humour porté par des personnages simples mais attachants, le jeu embarquait le joueur dès la première heure. Ce dernier traversait diverses villes et pays : de Paris en Syrie, en passant par l’Espagne. Aujourd’hui, le jeu ressort, avec de beaux ajouts qui vont faire la joie des fans de George Stobbart, le héros du jeu.

Premier rôle féminin

Tout d’abord, Nicole Collard, la journaliste qui l’aide dans sa quête, bénéficie de scènes inédites. L’intrigue se voit alors enrichie, et Nicole perd son statut de personnage de second plan pour gagner en épaisseur. Parallèlement à  cet apport de qualité, Revolution Software a aussi eu l’idée de se servir de l’écran du haut de la DS pour afficher les visages des personnages lors des dialogues. Ce choix risqué aurait pu faire perdre de la magie à  l’histoire, si le crayonné, soigné et cohérent, n’impliquait pas davantage le joueur. Enfin, des minijeux, usant des fonctionnalités tactiles, ont été implémentés : c’est le cas du système qui permet de résoudre les énigmes, de quoi donner l’occasion aux débutants d’avancer sans encombre. Encore une fois, ces décisions judicieuses du développeur servent l’aventure, au lieu de la desservir. En revanche, il est dommage qu’il n’y ait aucun dialogue sonore, juste des sous-titres, la musique peinant parfois à  se renouveler. Au final, cette édition Director’s Cut, qui s’adresse à  un large public, des plus passionnés aux novices, constitue une véritable réussite.