Test de Madworld

Dans une ville imaginaire, une île entière a été séquestrée par une organisation terroriste. Leur but: organiser le jeu télévisé le plus violent au monde! Tous les habitants doivent s’entretuer le plus rapidement possible, sous l’oeil des caméras disposées dans toute la ville. C’est là  qu’arrive Jack, sorte de Hellboy sans corne, mais avec une tronçonneuse greffée au bras droit. Il se retrouve au milieu du jeu, bien décidé à  comprendre qui tire les ficelles. Mais avant cela, il devra faire couler du sang, beaucoup de sang…

L’humour et la violence

Influencé par Hellboy pour le look du héros, Franck Miller pour le noir et blanc très graphique et par New York 1997 pour le scénario, Madworld arrive à  trouver sa propre identité dans son extrême violence. Une violence complètement absurde et très second degré, outrancière et surtout pas du tout réaliste. On déchire des types en deux, on découpe dans tous les sens à la tronçonneuse, on arrache des cœurs, des colonnes vertébrales, on empale, et tout ça dans la bonne humeur. Entre la direction artistique complètement débridée et les commentaires drôles et vulgaires à la fois, tout est fait pour que le joueur s’amuse.

Charcutier ceinture noire

Chaque niveau représente un quartier de la ville: ça commence avec du traditionnel punk à crête, puis on traverse le quartier chinois et ses restos qui découpent vos adversaires en lamelles. Mais les choses dégénèrent rapidement, le jeu part dans tous les sens et mélange tout un tas de références avec des loups garous, des zombies et des ninjas ! Les niveaux sont complètement délirants, les boss aussi, bref, il s’agit d’un jeu vraiment soigné avec une touche graphique très originale. Dans chacun de ces niveaux, vous devrez éliminer un maximum d’adversaires afin d’augmenter votre score. Et quand vous atteignez certain paliers, des épreuves se débloquent et le boss finit par apparaître. Le secret, pour booster votre score, c’est de flinguer avec du style! Un peu comme dans Dead Rising de Capcom, les décors et les accessoires vous donneront plein d’idées sympa pour achever vos ennemis avec classe. Par exemple, on plante un panneau dans le crâne d’un type, on lui enfonce ensuite un tonneau autour du corps, et on le jette contre une hélice géante. C’est drôle et ça fait travailler l’imagination! Sans parler des muscles, puisque toutes ces manipulations vous demanderont d’agiter la Wiimote et le Nunchuk dans tous les sens.

10 000 façons de mourir

Madworld aurait pu être répétitif, il n’en est rien. Les développeurs ont fait preuve d’une imagination débordante et on ne s’ennuie jamais, il y a toujours un moyen plus drôle et original pour éliminer ses adversaires! Mention spéciale au bain de friture pour transformer les ninjas en beignets… Aussi drôlement gore qu’un épisode d’Itchy & Scratchy, Madworld est un jeu qui fait du bien à  la Wii !

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