Test de Mario Party 9

La série des Mario Party accompagne la vie des consoles de Nintendo depuis la N64 avec un concept qui n’a pas beaucoup évolué au fil du temps. Aussi décevant fut-il, il y avait donc très peu de chances que l’histoire s’arrête avec Mario Party 8. Pour ce neuvième épisode, le Big N a cependant dit sayonara à  Hudson Soft et a confié les rênes à  Nd Cube, studio interne responsable de Wii Party (et accessoirement composé en partie d’anciens de chez Hudson). Et pas besoin de chercher longtemps pour voir les différences entre ce nouveau titre et son prédécesseur. Fini les plateaux façon jeu de société sur lesquels les participants tournent en rond pendant plusieurs dizaines de très longs tours. Ici, chaque carte a un point de départ et une arrivée, à  laquelle les joueurs arriveront tous en même temps. En effet, les quatre personnages sont désormais à  bord d’un même véhicule qu’ils font avancer chacun leur tour à  l’aide du traditionnel lancer de dé.

Un pour tous, tous pour moi


Et c’est justement là  où se trouve l’intérêt de ce Mario Party 9. Chaque protagoniste se trouve en effet à  la merci de celui qui se trouve avant lui aux commandes du vaisseau. En utilisant un des dés spéciaux ou pipés accessibles sur les cartes, un joueur mal intentionné peut faire en sorte d’arrêter l’embarcation juste devant une case malus sur laquelle le joueur suivant sera obligé de passer ou s’arrêter. Dans ce nouveau titre, il ne faut plus, pour gagner une partie, accumuler le plus d’étoiles jaunes et de pièces. Le vainqueur est le membre de  » l’équipe  » qui a glané le plus de petites étoiles. En cours de route, l’équipage sera amené à  coopérer pour affronter des boss. Mais une fois encore, la notion de compétition ne disparaît pas complètement de ces combats de boss car c’est logiquement le joueur qui fait le plus de dégâts sur l’ennemi qui obtient le plus de Petites Etoiles.

à plus de deux, c’est vraiment mieux


Bien entendu, un Mario Party ne mériterait pas ce nom s’il ne proposait pas de mini-jeux. Au programme cette fois, près de 80 épreuves, pour la plupart réussies, qui font appel à  la mémoire, aux réflexes, au timing, et bien entendu à  la chance. S’il y a donc de quoi faire en matière de mini-jeux, un plus grand nombre de cartes n’aurait pas été de refus. Les parties étant beaucoup plus courtes que par le passé, la lassitude de refaire les mêmes parcours survient assez rapidement. Paradoxalement, on serait presque tenté de dire que ce Mario Party 9 manque de quelques cartes à  l’ancienne, en plus de celles qui proposent le nouveau système de jeu. Car ce n’est pas le mode solo ou le jeu en ligne qui viennent au secours de la durée de vie du titre. Nintendo a bien essayé de scénariser quelque peu le jeu pour étoffer l’expérience de l’utilisateur solitaire. Mais, et ce n’est pas vraiment une surprise, l’intérêt de ce Party Game est vraiment limité en solo. Quant au mode en ligne, c’est vite réglé puisqu’il n’y en a pas. Même si l’essentiel du fun que peut procurer ce Mario Party 9 vient des parties à  quatre en local, l’absence de jeu en ligne n’en est pas moins regrettable. En 2012, ne pas proposer de multijoueur en ligne dans un jeu de ce type, cela fait mauvais genre…