Test de Payday 2

Sorti en 2011, Payday : The Heist nous plaçait dans les pompes de braqueurs de banque à la petite semaine qui, à la force du poignet, de la perceuse et de la Kalachnikov, se faisaient une place au soleil dans le milieu des malfrats. Très Heat dans l’esprit (le film de Michael Mann), le titre d’Overkill reprenait à son compte des éléments coopératifs de Left4Dead (mais sans les zombies) en y ajoutant des disciplines qui permettaient une complémentarité bien plus poussée. Malgré tout, le titre du studio suédois souffrait de quelques tares ne lui faisant pas dépasser son rang de « très bonne surprise mais faut pas déconner non plus ». Avec Payday 2, les enfants d’ABBA grimpent en qualité et nous proposent une copie plus que satisfaisante pour succéder à leur précédent projet.

Payday 2 : braquage pour tous !

Reprenant la plupart des éléments de gameplay du précédent Payday, cette suite y ajoute finesse, rejouabilité et variété dans les missions. Vous y incarnerez toujours un braqueur de banque de son état, mais qui pourra être amené à sortir de sa sempiternelle salle des coffres en visitant d’autres horizons. Ainsi, l’attaque d’un ghetto ou celle d’un labo clandestin confectionnant des méthamphétamines vous ouvriront les portes d’une diversité bienvenue. Il en va de même pour des missions vous faisant « visiter » un musée d’art moderne, une bijouterie ou un centre commercial, et je ne cite que quelques exemples.

Autant dire de quoi faire autre chose que la classique banque, et permettant au titre de se renouveler suffisamment pour éviter au joueur de tourner en rond. Surtout qu’au fil des missions, missions assez rapides, les objectifs souvent similaires auront le bon goût de changer de position sur la carte, carte qui évoluera aussi par petite touche à chaque partie. Ainsi, un coffre qui se trouvait dans une villa au premier étage, sera placé au rez-de-chaussée la fois suivante. Il en va de même pour les salles de contrôle mais aussi pour vos moyens de locomotion. Attention, le jeu ne réinvente pas la roue, mais il est toujours plaisant dans un niveau de se demander si l’hélicoptère qui  vous permettra de vous échapper vous attendra au nord, au sud, à l’est ou à l’ouest de la carte. Dans le même ordre d’idée, une salle de surveillance pourra être placée d’un côté ou de l’autre d’un musée et ainsi de suite pour divers objectifs. C’est un peu comme revenir chez soi mais avec les meubles qui changent de place à chaque ouverture de porte ! A noter que les missions pourront s’étaler sur plusieurs jours et vous proposeront ainsi, de tester différents gameplay allant du simple braquage à la bataille rangée contre les forces de l’ordre. De quoi enchaîner différentes phases de jeu pour, là encore, renouveler l’intérêt d’un contrat qui ne se cantonnera pas à un seul objectif. Il faut savoir, pour en conclure avec ce chapitre, que vous pourrez lors des missions prendre les otages et les ligoter sur le sol. Ces derniers, à défaut de ne faire que gémir le nez dans la moquette, vous permettront de libérer un de vos hommes capturé par la police. Un petit côté gestion des ressources humaines pas désagréable et limitant les plaintes du personnel !

Jeune braqueur recherche arbre de compétence peu farouche…

Comme dit en introduction, Payday 2 cache sous ses airs de shooter assez classique, une finesse de jeu qui pourra en surprendre plus d’un. Vos premières missions, pas très finaudes il faut bien l’avouer, vous rapporteront argent, points d’expérience et bonus qui se débloqueront de manière aléatoire. Pour l’expérience, elle vous permettra de passer des niveaux, niveaux vous permettant d’accéder à certains équipements (comme de nouveaux gilets pare-balles), mais vous octroieront aussi des points à répartir dans trois arbres de compétence uniques à quatre classes de personnages. Cerveau, Exécuteur, Technicien ou Fantôme seront ainsi quatre costumes à enfiler pour rendre votre manière de jouer plus ou moins violente ou furtive. Que vous soyez Mesrine dans l’âme ou Spaggiari, chacun trouvera son type de braqueur à incarner.

Tantôt très fort avec les armes à feu ou l’attaque directe, vous ne resterez pas cantonné à un type de jeu et pourrez mêler différentes classes pour permettre à votre machine à tuer d’acquérir des compétence de crocheteur, ou bien de faire endosser à votre fantôme apte à brouiller les différents signaux électroniques, des compétences de leadership lui permettant, par exemple, de retourner un policier pour qu’il vous aide lors du coup de feu (NDRC : Tu tentes de battre ton record de phrase la plus longue ?)! Bien évidemment, toutes ces compétences actives ou passives réclameront de plus en plus de points d’expérience et d’argent pour être maîtrisées et déverrouillées (et pourront être réinitialisées si l’envie vous venait). Mais encore une fois, plus votre équipe avec d’autres joueurs sera diversifiée, plus vous pourrez tenter d’aborder un braquage sous un autre angle. Vous passerez alors du classique « on fonce dans le tas » à celui du « Roger tu neutralises les caméras pendant que Raoul élimine les gardes en les attirant avec le bruit des sèches mains et que Michel vole les tableaux ». De quoi jouer aux Mozart ou plutôt, à l’Arsène Lupin de la cambriole en planifiant une tactique qui ne nécessitera pas de faire couler une goutte de sang ou d’utiliser une seule de vos munitions. Une vraie bénédiction à l’usage et permettant au fur et à mesure de sa progression dans le jeu, d’appréhender une situation donnée différemment. Une vraie bonne idée pour les esthètes du « parapluie » et autres montes en l’air.

Un Crime.net bien net, pas comme la finition du jeu

Toutes les missions de Payday 2 seront accessibles via le Crime.net (offline ou online), vaste carte de la ville de vos péchés et vous permettant à la volée, de choisir le contrat qui sera ou non en cours. Un moyen simple d’enrober d’un seul regard les délits ayant lieu et vous permettant de choisir le méfait qui vous conviendra le mieux.

Maintenant que nous avons fait un peu le tour du propriétaire, il est l’heure de parler de quelques malfaçons et de couches de peinture pas sèches. Car même si il est génial à jouer, Payday 2 n’en reste pas moins un titre ayant de légères auréoles sous les bras. Nous commencerons par parler de ce qui saute en premier aux yeux : les graphismes. Belles de loin mais loin d’être belles, les textures sont vraiment bâclées et, ce même sur un PC avec les taquets graphiques poussés au maximum. D’un côté cela est de bon aloi pour faire tourner le jeu sur un PC de pauvre ou une console (ce qui revient à peu de choses près à la même chose), mais quand on est habitué aux productions actuelles, ça pique un peu.

Parlons ensuite de l’IA mi-crétine mi-normale qui d’un côté progresse à couvert et tire relativement bien, et de l’autre, reste bloquée en courant contre un poteau ou rentre à la queue leu-leu dans un couloir pour se faire dégommer comme à la parade. Terminons avec la relative pertinence des décors et de certains modèles 3D qui mal « découpés » lors de leur implémentation dans le jeu, empêchent par exemple, de tirer sur un garde dont la tête dépasse légèrement sur le côté d’une pancarte, tir qui ira comme par magie, s’écraser sur une barrière invisible. La « hitbox » est ainsi très généreuse sur certain décors transformant ces derniers en d’impénétrables boucliers. Nous pourrions aussi vous citer certaine choses pour le moins étonnantes comme ces vitres blindées sur certaines voitures, ou encore le fait que les policiers peuvent tirer à travers les otages sans les toucher (ce qui n’est pas votre cas). Dernière doléance : le mode offline n’ayant aucun intérêt et à l’IA contrôlant vos coéquipiers particulièrement basique. Au final et malgré ces bugs (qui lui font perdre un point), ne boudons pas notre plaisir avec ce Payday 2 qui reste un vrai bon moment de jeu vidéo à la finesse coopérative particulièrement bien ciselée. Bon vous m’excuserez, moi j’y retourne.

En résumé !

Test de Payday 2

En plus d'avoir un nom propice à toutes les blagues plus ou moins grasses et vaseuses du monde (francophone), Payday 2 se paye le luxe d'être un des meilleurs FPS coopératifs de l'année. Il dévoile même au fur et à mesure de votre progression, une fi
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Awful
Points Positifs :
Points Négatifs :

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