Test de Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde sur Xbox 360

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Sorti le 23 mai dernier dans l’Hexagone, Pirates des Caraïbes 3 règne sur le box office mondial comme ses pirates sur les mers. L’adaptation vidéoludique des aventures de Jack Sparrow était donc fortement attendue. Les anglais d’Eurocom sont-ils parvenus à conjurer la malédiction qui veut qu’un film à gros budget aboutisse à un jeu moyen ? Pas totalement, malheureusement !
 
En seulement trois épisodes, la saga Pirates des Caraïbes s’est sans mal imposée comme l’un des succès mondiaux les plus importants du septième art, multipliant les records à chaque sortie d’un nouvel épisode. Si l’on parle d’un nouveau film tournant autour du personnage de Jack Sparrow (incarné à l’écran par l’éblouissant Johnny Depp), ce sont les deux derniers volets de la trilogie de Gore Verbinski qui nous intéressent ici, à savoir Le Secret du Coffre Maudit et Jusqu’au Bout du Monde. L’histoire voit donc Jack rattrapé par ses vieux démons et plus particulièrement Davy Jones,  capitaine du Hollandais Volant, à qui notre pirate excentrique aurait fait une promesse qu’il ne veut désormais plus tenir. Soucieux de se faire payer sa dette, le capitaine fou furieux poursuit alors Jack sur les mers. Une seule solution s’impose alors à notre pirate préféré : partir à la recherche du coeur de Davy Jones, enfermé dans un coffre. En effet, celui qui détient le coeur du capitaine pourra le contrôler ! Ainsi, c’est aidé de Will et Elizabeth que Jack se lance donc à la recherche de ce fameux coffre… Le jeu débute là où le second volet de la trilogie commence, à savoir dans une prison d’où Jack doit s’évader, et nous invitera à visiter les lieux les plus emblématiques de la trilogie, dont Tortuga, Port Royale, L’île aux Quatre Vents ainsi que le Black Pearl, mais également à vivre les scènes les plus marquantes, dont la fameuse attaque du Kraken, survenue à la fin du deuxième opus.
 
Cependant, avant de nous attarder sur les faiblesses de cette adaptation, il convient de faire l’éloge de la réalisation graphique et technique. Si le titre se montre faiblard sur PSP et PS2, c’est avant tout parce que les développeurs se sont concentrés sur les versions nouvelle génération. C’est un fait, en haute définition, Pirates des Caraïbes 3 en jette assurément un max. Tout d’abord, c’est la modélisation des différents héros qui surprend par sa justesse. Lors des cut-scene, on pourrait sans mal se croire au beau milieu des films, d’autant plus que les animations sont réussies et Jack toujours aussi drôle avec ses manières reproduites très fidèlement. En ce qui concerne les environnements, là aussi les développeurs ont fourni de l’excellent travail et si l’on regrette le manque d’interaction avec le décor, on ne peut que saluer la beauté des différents niveaux : la pluie qui ruisselle sur les murs de la prison, les palmiers de Port Royale, les rues sombres de Tortuga ou Singapour, l’ensemble laisse vraiment pantois. Pour ne rien gâcher, les effets d’ombre et lumière sont eux aussi magnifiques. Seule contrepartie, parfois désagréable mais pas franchement pénalisante pour le bon déroulement de l’aventure, les quelques chutes de framerate, constatées principalement lors des scènes cinématiques. A cette enveloppe graphique de qualité, il faut également ajouter une bande son convaincante puisque s’appuyant sur les principaux thèmes musicaux développés dans les trois films (plutôt réussis il faut bien l’avouer). Mieux, les doublages en français sont assurés par les doubleurs officiels des films et assurent la crédibilité de la bande son avec par exemple un Jack Sparrow en très grande forme.

 
En terme de gameplay, cette adaptation se présente sous la forme d’un jeu d’action-aventure, c’est-à-dire alliant exploration et combats. La prise en main se fait très rapidement avec une utilisation astucieuse des différentes touches, bien que l’on puisse trouver étrange que ce soit la touche LB qui fasse office de bouton Action. Ainsi, cette touche sera au coeur du gameplay puisque c’est elle qui permettra d’interagir avec certains éléments du décor pour par exemple ouvrir un coffre ou une porte. Pour le reste, les héros disposent d’une palette de mouvements conséquente que l’on sera amené à utiliser à un moment ou un autre de l’aventure. Que ce soit dans la peau de Jack, Will ou Elizabeth, il sera possible de sauter, sprinter, bondir avec élan, se rattraper à un rebord avec son épée, s’accrocher aux rebords, se plaquer sur un mur, grimper à la corde, faire l’équilibriste sur des poutres ou encore escalader certaines surfaces. Jack dispose aussi d’une option inédite; les jackanismes, qu’il peut déclencher après avoir récolté des cranes vaudous et ce afin d’ouvrir certains coffres ou récupérer l’âme des pauvres pirates ennemis. Au niveau des combats, il existe principalement deux types d’attaque : coups d’épée et coups de poing, auxquels viennent s’ajouter la possibilité d’utiliser un pistolet, des grenades, des couteaux ou encore des bouteilles de verre. Mieux, dès que votre jauge sera suffisamment remplie, vous pourrez faire appel à une attaque spéciale, indispensable pour achever certains adversaires plus coriaces. Ces derniers s’enclenchent alors en maintenant enfoncée la touche LT puis en appuyant sur la touche de son choix parmi les boutons A, B, X et Y. Enfin, pour terminer ce tour d’horizon du gameplay, il convient de mentionner les duels, qui interviennent généralement en fin de niveau et qui prennent la forme de combats spécifiques dans lesquels les joueurs, selon qu’ils attaquent ou défendent, doivent utiliser les directions Bas ou Haut pour contrer ou frapper l’adversaire avec possibilité d’utiliser quelques combinaisons d’attaque ou contre-attaque destructrices.

 Malheureusement, en dépit d’indéniables qualités esthétiques, cette adaptation de Pirates des Caraîbes 3 ne parvient pas à contourner la malédiction et souffre d’un gameplay extrêmement mou et répétitif. En effet, les déplacements par défaut des différents personnages sont lents tout comme les combats qui ne parviennent pas à retranscrire toute l’intensité de joutes à l’épée. Pire, les affrontements se montrent vite répétitifs, la faute à des coups peu variés, identiques (en plus) pour les trois personnages que l’on est amené à contrôler. Les duels souffrent du même syndrome avec des attaques ennemies qui suivent le même tempo tout au long du combat : il suffit donc de mémoriser dès le départ l’attaque de l’adversaire pour n’éprouver aucune difficulté à le battre. Pour couronner le tout, bien qu’elle soit globalement réussie, la gestion de la caméra pose quelques soucis ,  notamment lors des combats où l’on tourne parfois involontairement le dos à l’adversaire, le faisant disparaître du champ de vision alors que celui-ci s’apprête à attaquer. Enfin, dernière lacune du titre : sa durée de vie limitée, plombée par un nombre de niveaux restreint et un degré de difficulté dans l’ensemble beaucoup trop facile. Ce n’est pas le mode deux joueurs, anecdotique, ou encore la quête des bonus dans les niveaux, qui allongeront considérablement la longévité du jeu.

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