Test de Poison Control : le petit nouveau de NIS America

Note des lecteurs0 Note
0
6.8

Poison Control est un jeu sorti l’année dernière au Japon sous le titre Shoujo Jigoku no Doku Musume que l’on espérait retrouver en Europe et NIS America a su écouter les joueurs et fans de ce type de jeu puisqu’il vient tout juste de sortir en France.

Test Poison Control

Une entrée dans les abysses

Dans Poison Control, on prend le contrôle d’une âme perdue aux enfers qui devrait être dévorée par un démon Klésha (signifie souffrance en Japonais). Heureusement, notre personnage est sauvé in-extremis par une habitante des lieux. On découvre alors que l’on est amnésique et notre sauveuse va alors se lier à nous pour nous rendre un aspect plus humain. Dès lors, on va pouvoir choisir notre nom, notre sexe et même la voix du personnage que l’on va incarner. On a ainsi une bonne partie de personnalisation rendant le départ assez immersif. Poisonette qui est l’être des enfers qui fusionne avec nous va pouvoir diriger notre bras, le transformant alors en rayon Delta rappelant fortement Megaman.

Le compagnon Poisonette va alors nous expliquer que l’on se trouve en enfer et que l’on a pour mission de le nettoyer de tous les Kleshas présent. Dans les faits, de nombreux esprits sont emprisonnés à cause de leur propre désespoir et on est le seul avec Poisonette de pouvoir les libérer en les purifiant. On rentrera alors dans l’enfer de chacune des âmes pour les libérer des pensées qui les tourmentent… Bien évidemment si on est en Enfers, le but est d’atteindre le paradis et au passage de recouvrer sa mémoire.

Dans les tourments des esprits

Alors forcément, les tourments des autres suivent plus ou moins le même déroulement. On discutera donc avec Poisonnette pour ensuite choisir un enfer à purifier. Chaque enfer correspond donc à une âme à purifier que l’on va devoir libérer des idées noires qui la bloque, représentée par le poison (d’où le titre Poison Control) et les Kleshas. On se trouve alors dans un univers assez simple, des plateformes suspendues dans des environnements aux couleurs très vives, principalement rose ou violette. La jaquette montre déjà la couleur si je puis dire. On aurait pu espérer un changement graphique au fur et à mesure de notre avancée dans le jeu.

Dans notre progression, on découvrira des zones à nettoyer soit en mode « Poisonette » ou en mode Shoot. En effet, certaines zones seront recouvertes de slime rose au sol et en marchant dessus, on perdra des points de vie. La solution pour avancer sera donc de passer en mode Poisonette afin que notre personnage se transforme en squelette mais cette forme est alors maintenue pour une durée limitée, il faut alors se dépêcher et rester près de son squelette en cas de besoin.

phase de shoot

Le mode Shoot est fait, comme son nom l’indique, à défoncer des Kleshas. On passe alors en mode vue à la première personne avec une vue à l’épaule plutôt intéressante et donnant un aspect différent au jeu. Il faut alors se servir de Poisonnette posée sur nous pour tuer le maximum de monstres.

Au sujet de l’amnésie, au fur et à mesure que l’on progressera dans l’histoire, on découvrira des morceaux de sa vie passée où en apprendra alors plus sur son identité (son nom, son âge entre autres) mais surtout les raisons qui l’ont conduit à son empoisonnement. Ces raisons sont d’ailleurs bien amenées et agréables à découvrir. On a envie d’en savoir plus et cela nous pousse à avancer. On découvre alors des thèmes sombres (le harcèlement ou le meurtre) ou des sujets plus légers comme le mensonge. Je vais laisse découvrir la fin du jeu qui est toute aussi intéressante avec une morale bien amenée et intelligente. Les dialogues sont alors cruciaux et je vous invite à vraiment tout comprendre, le défaut étant que l’on n’a pas de VOSTFR. Un jeu riche en contenu et en dialogue lui donnant alors un aspect visual novel que les fans apprécieront.

Un Gameplay poussif

Donc comme j’en ai déjà parlé plus haut dans ce test de Poison Control, il existe 2 manières de jouer que l’on va devoir maîtriser pour tirer parti au maximum de l’expérience que l’on nous propose. Le mode Poisonnette va nous permettre d’avancer plus facilement surtout pour nettoyer le passage. De plus, cela est aussi capable d’infliger des dégâts aux Kleshas ennemis présent sur le passage. Une manière assez technique de tuer un maximum d’ennemis assez rapidement.

Sinon on a aussi des armes qu’il va falloir utiliser minutieusement puisque certaines demanderont de nettoyer des zones pour les recharger. Le nombre de munitions étant restreint et limité, il est toujours complexe d’utiliser les armes et on risque souvent d’être dangereux. De plus, notre personnage possède une attaque spéciale qui expulse un dôme d’énergie infligeant de nombreux dégâts à tous les ennemis qui se trouvent alors à portée.

maniabilité et jouabilité du jeu

La maniabilité a aussi été bien pensée, les commandes réagissent bien et rapidement mais le personnage souffre de lenteur. On pourrait presque penser que c’est un tank. Mais honnetement, on s’y fait très rapidement. Notre personnage est aussi apte à effectuer des roulades pour progresser mais surtout esquiver les tirs ennemis, redoutablement efficace ! Le shoot quand à lui est extrêmement plaisant même si complexe surtout pour les joueurs non habitués aux jeux de tir. Le changement d’armes n’est pas pratique puisque le changement ne s’effectue que dans un sens et une mauvaise manipulation nous fait alors perdre du temps et surtout des munitions.

Enfin, notre arme peut aussi évoluer en passant par des achats grâce aux pièces collectées dans le jeu lui-même mais ce n’est pas très clair. En fait, il faut par le menu carte des enfers pour voir ensuite s’afficher la possibilité de faire évoluer son personnage et d’autres options comme la sauvegarde ( toujours pratique) surtout qu’il n’y a pas de sauvegarde automatique. Les morts et les échecs sont alors extrêmement punitifs.

Les graphismes plaisants du jeu et une bande-son agréable

Comme la jaquette du jeu, Poison Control est très bien pensé et agréablement. Il dispose d’un univers très marqué avec des personnages haut en couleurs avec une charte graphique forte. Les fans d’animations japonaises devraient appréciés et pour souligner ce côté très manga, les personnages féminins ont des poitrines importantes. On est clairement dans du fan service japonais.

style graphique

Les décors des différents niveaux restent beaux mais cependant les niveaux sont relativement similaires avec des changements dans les couleurs ou des particules du design. On a alors des couleurs assez flashy (violet, orange, bleu)… Les développeurs ont décidé de mettre aussi d’intégrer certains éléments correspondant aux tourments qui empoisonnent les esprits de l’âme et c’est à la fois bien pensée et bien fait. On constate aussi que les Kleshas se ressemblent un peu trop, on aurait aimé avoir une meilleure variété dans les ennemis.

Au niveau des effets sonores et de la bande-son sont vachement bien, elles prennent bien en compte l’action même si on peut trouver de répétitions dans celles-ci. Le doublage effectué en japonais est impressionnant et les échanges sont claires et crédibles.

Un shooter qui se fait entendre par son style graphique et son histoire intéressante avec un style propre proche du Visual Novel. On découvre alors des thèmes très sombres mais bien traités. Hélas, on n'a pas de sous-titre VF et des phases de shoot assez répétitives... Le jeu a du potentiel et on aimerait qu'un prochain opus se développe encore plus.
Graphisme
6.5
Bande-Son
7
Histoire
7.5
Gameplay
6
Note des lecteurs0 Note
0
Un univers propre et soigné
Des sujets importants abordés avec à la fois humour et sérieux
Des graphismes jolis
Le côté Visuel Novel bien vu
Absence de VF
L'oubli de sauvegarde automatique
L'upgrade des armes pas très clair
La visée complexe
6.8

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *