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Test de Professeur Layton et la Boîte de Pandore

Si les japonais découvriront prochainement le quatrième épisode (sic) de la série de Level-5, ce n’est qu’en ce mois de septembre que les européens peuvent s’essayer à  la seconde aventure de Layton et Luke. Mettons de côté ce sentiment d’injustice et profitons pleinement de l’arrivée de Professeur Layton et la Boîte de Pandore sur Nintendo DS. Avec un tel concept, les développeurs n’avaient pas besoin de revoir leur copie pour ce deuxième épisode. La formule demeure ainsi identique au précédent volet. A savoir, mélanger des énigmes diverses dans un titre d’aventure proche d’un point & click.

Human after all

Après nous avoir plongé dans un village composé d’habitants très particuliers, Professeur Layton et la Boîte de Pandore débute alors que le professeur Layton reçoit une lettre de son mentor, le docteur Schrader. Dans celle-ci, il lui explique qu’il a effectué des recherches sur une boîte maudite, également appelée la boîte de Pandore. Prenant une nouvelle fois pied dans une histoire aux relents fantastique (il y est rapidement question de ville fantôme et de vampire), ce nouvel épisode conserve son style british si particulier, à  l’inspiration digne d’un roman d’Agatha Christie (le fait qu’une partie de l’histoire se déroule dans un long express renforce cette impression). Le scénario, à  l’humour omniprésent, conserve cette naïveté voulue (certains rebondissements que l’on devine facilement), à  travers une histoire de famille où le passé et le présent se mélangent. On ne révèlera rien du dénouement, sachez simplement qu’il réserve malgré tout son lot de surprises, à  l’image de l’étrange village. Mais l’une des meilleures idées du récit réside dans la multiplication des lieux, là  où le premier épisode se cantonnait à  un lieu unique. On passe ainsi d’un train à  un village fêtant ses cinquante ans d’existence à  un autre village nettement plus mystérieux.

Quoi de neuf, professeur ?

Si la série joue intelligemment avec les retrouvailles de certains personnages (tel l’inspecteur Chemley qui, selon toutes vraisemblances, devrait faire son apparition dans tous les épisodes à  venir), faisant le lien avec le précédent épisode, les développeurs ont malgré tout intégré quelques nouveautés. Dans le précédent épisode, il fallait reconstituer un chien robot afin que celui-ci vous aide à  repérer les pièces S.O.S. cachées dans le décor (vous donnant droit à  des indices), ici, c’est un hamster qui viendra vous épauler pour les dénicher. Pourtant, avant cela, il faudra lui faire perdre du poids en lui faisant parcourir des distances de plus en plus longues, tout en respectant certaines règles. On trouve par ailleurs un appareil photo qu’il faut monter de toutes pièces, lequel, une fois reconstitué, vous permet de photographier certains décors dans le but d’y repérer trois différences par rapport à  l’image réelle, délivrant ainsi une énigme cachée. Enfin, toujours dans l’esprit très anglais de la série, un service à  thé offre la possibilité de préparer des infusions pour apaiser, relaxer ou encore fortifier les villageois, en combinant divers ingrédients (sucré, fumé, épicé…).

Un plaisir renouvelé

Pour le reste, Professeur Layton et la Boîte de Pandore fait à  nouveau se succéder énigmes sur énigmes. Chaque situation, ou presque, est un prétexte à  un casse-tête reposant sur notre sens de l’observation, nos connaissances géométriques, nos représentations spatiales et, plus généralement, sur notre logique. Il faut encore une fois saluer l’intelligence et le dosage des énigmes, ni trop compliquées, ni trop simples. On reste surtout impressionné par le plaisir pris avec ce titre, comme si l’on tenait entre les mains les premières aventures de l’archéologue et son apprenti. L’émerveillement est intact. Le sentiment de découverte, également. En outre, le jeu s’avère toujours aussi soigné. Qu’il s’agisse de la finesse des décors ou du design général. Les cinématiques apparaissent même en plus grand nombre, avec une qualité une nouvelle fois irréprochable sur Nintendo DS. La bande son n’est pas en reste avec un doublage français encore plus maîtrisé, et une musique tout à  fait dans l’esprit de la série (même si parfois redondante comme dans le premier épisode). On le sait, l’exercice d’une suite se révèle toujours périlleux. Même si le jeu vidéo regorge de nombreux exemples réussis -bien plus que dans le domaine du cinéma-, il y a forcément une certaine appréhension à  retrouver un univers, un concept ou un héros de jeu vidéo. On a peur que la séquelle dénature l’épisode originel ou tout simplement que cette suite ne soit pas à  la hauteur de son prédécesseur. Pourtant, avec le Professeur Layton, l’idée même de réaliser une suite apparaît totalement évidente, tant le titre semble destiné à  se multiplier à  l’infini (la franchise est véritablement pensée comme une série). Les développeurs de Level-5 le démontre avec talent et savoir-faire ici. On attend d’ores et déjà  le troisième épisode.

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