Test de Professeur Layton et le Destin Perdu

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En seulement deux épisodes, les nouvelles aventures du Professeur Layton et de son jeune apprenti Luke se sont imposées comme un rendez-vous incontournable, attendu chaque année avec impatience sur Nintendo DS, à  la manière d’une nouvelle saison de série télé ou du nouveau tome d’une saga littéraire. On soulignait d’ailleurs le caractère sériel de la saga de Level-5 dans la critique de Professeur Layton et la Boîte de Pandore et il semble, en effet, que l’on retrouvera régulièrement le gentleman vêtu d’un haut-de-forme dans les prochaines années. Pas seulement parce que le Japon a un train d’avance sur l’Europe (le quatrième volet y est disponible) mais aussi parce qu’un cinquième épisode a d’ores et déjà  été annoncé sur 3DS et qu’un alléchant cross-over avec la série Phoenix Wright vient également d’être dévoilé. A cette allure, on peut raisonnablement se demander si l’on ne va pas très vite frôler l’overdose. La réponse sera toujours négative tant que Level-5 continuera de nous proposer des titres aussi réussis que ce Professeur Layton et le destin perdu.

Fight the future

Au-delà  de ces énigmes remarquables (on y revient), la grande force de cette série réside peut-être avant tout dans sa capacité à  les intégrer dans une histoire passionnante dotée d’une ambiance british au charme indéniable. Sans scénario, le titre ne se résumerait finalement qu’à  une succession d’énigmes, certes de grande qualité, mais qui n’aurait sans doute pas obtenu le même succès. Et ce n’est évidemment pas un hasard si le récit de ce troisième volet semble plus que jamais mis en avant. En tout cas, après un second épisode légèrement décevant du point de vue narratif, Professeur Layton et le destin perdu nous plonge dans une nouvelle enquête diablement accrocheuse. Tout commence par une mystérieuse lettre envoyée par une personne qui prétend être le Luke du futur et dans laquelle il demande de l’aide à  son mentor de toujours. Immédiatement, le Professeur Layton fait le lien avec une expérience ayant mal tourné quelques jours plus tôt où le scientifique, Dimitri Allen, désirait montrer son invention à  une poignée de privilégiés, une machine à  voyager dans le temps.

Hélas, la démonstration a coupé court et l’appareil a explosé, ne laissant aucune trace de Dimitri et du premier ministre, Bill Hawks, utilisé comme cobaye. De ce point de départ, les scénaristes nous entraînent dans une aventure, riche en coups de théâtre, sachant manipuler le joueur-fan. En effet, une bonne partie de l’intrigue se montre prévisible pour qui connaît la série mais le titre, conscient, s’en amuse brillamment. Puis, dans sa dernière partie, Professeur Layton et le destin perdu, qui feignait jusque-là  de vouloir nous surprendre, finit malgré tout par prendre le joueur à  revers. Surtout, le scénario s’engage alors sur un nouveau terrain (l’émotion) où on ne l’attendait pas forcément et donne à  son titre sa pleine mesureÂ…

Digne successeur du Professeur

Au niveau du gameplay, ce troisième volet conserve la même structure avec diverses énigmes à  résoudre au fil des situations ou des personnages rencontrés. Là  encore, le titre s’amuse avec le joueur en jouant de l’absurdité de son procédé avec un grand sens de l’humour et de l’autodérision (« Oh une banane ! Tiens, ça me rappelle une énigme »). Du côté des puzzles, on retrouve à  nouveau une grande variété de casse-têtes dont la qualité n’est plus à  démontrer. Un petit bémol toutefois, dans l’ensemble, ces derniers nous ont semblé légèrement plus simples que dans les précédents épisodes, essentiellement dans la première partie du jeu. Mais rien de bien grave tant le plaisir de la découverte et de la résolution demeurent intacts. Outre les 153 énigmes comprises dans l’aventure (15 supplémentaires sont disponibles dans les défis), on retrouve également d’excellents mini-jeux avec le Livre d’images (qui renvoie à  notre cahier d’enfance avec des autocollants à  collectionner et à  placer aux bons endroits), le Perroquet (où il faut tracer des cordes pour que l’oiseau atteigne son but) et la Minimobile (où l’on doit guider une petite voiture pour récupérer tous les objets sur une carte en utilisant un nombre limité de directions). Parmi les petites nouveautés offertes, on trouve l’apparition d’un quatrième indice, coûtant deux pièces SOS. Pratique lorsqu’on bloque vraiment sur certaines énigmes, d’autant que certaines se montrent parfois tirées par les cheveux ou proposent un énoncé pas toujours très clair (rassurez-vous, cela concerne à  peine 5% de l’ensemble des énigmes). Et si avec tous ces indices, vous êtes encore bloqués, vous pourrez toujours consulter la très complète et non moins remarquable solution de Manu. Bien que la maniabilité au stylet n’ait jamais souffert d’un quelconque disfonctionnement, offrant un confort de jeu total, seule la fonction « Notes » ne se montrait pas toujours très pratique. C’est aujourd’hui oublié puisque cette dernière bénéficie d’une agréable amélioration avec deux types d’épaisseur pour le crayon et la gomme, ainsi que la possibilité de choisir sa couleur (ce qui peut s’avérer bien utile sur certains puzzles). Du point de vue artistique, Professeur Layton et le destin perdu s’affine encore plus, avec des personnages au design de plus en plus marqué, des cinématiques encore plus présentes (qui préfigurent la prochaine réalisation du studio avec Ni no Kuni) et d’une qualité toujours aussi remarquable compte tenu du support. Vous l’aurez compris, doté d’une durée de vie conséquente (une bonne vingtaine d’heures pour le finir entièrement), ce troisième épisode s’inscrit parfaitement dans la lignée de la saga. Et avec sa très belle histoire, il se place peut-être comme le meilleur de la série. En attendant le prochain.

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