Test de Returnal : Si tu meurs, tu recommences !

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9.2

Depuis son annonce, le jeu Returnal n’a cessé de faire parler de lui et c’est bien compréhensible pour plusieurs raisons. On se trouve ici sur une exclusivité Playstation 5 ambitieuse de la part d’Housemarque. On est alors sur un jeu de Shoot en 3D Roguelite aux allures de thriller et science-fiction. Forcément, il y a de quoi être intrigué et surtout on cherche absolument à comprendre la suite de l’aventure.

Test de Returnal

Bienvenue à Atropos

L’histoire démarre lorsque l’on subit le crash de notre vaisseau spatial sur l’exoplanète Atropos. On y incarne alors Helene qui a échoué sur la planète, découvre alors un monde mystérieux et étrange. Elle l’explore alors dans l’espoir de comprendre ce qui se passe et surtout de survivre même si cela va être très, très complexe ! En effet, l’environnement est hostile et on va l’apprendre à nos dépends très rapidement et plusieurs. La mort est inévitable mais nécessaire. En fait Returnal se définit comme un jeu qui nous plonge dans une boucle temporelle. Chaque fois que l’on va mourir notre personnage va tout simplement ressusciter au moment du crash de son vaisseau. Sous un aspect thriller, il va falloir comprendre ce qui se passe exactement.

Histoire et culture SF

On est alors dans un jeu non linéaire où on va devoir se prendre la tête régulièrement pour comprendre tous les aboutissants de la narration. Les nombreuses morts de notre héroïne nous font apprendre un peu plus que ce soit sur la planète Atrapos mais aussi sur Selene elle-même grâce à des documents audio que l’on va trouver sur notre traversée. On est forcément piquer très rapidement au sujet de la narration et on veut en savoir plus jusqu’à compléter entièrement le puzzle.

Mais autant le jeu est attrayant d’en l’envie de connaître l’histoire de notre protagoniste autant le fait de mourir régulièrement pour progresser et frustrant. C’est normal, c’est humain. On ressent cependant un effritement par moment de l’histoire qui nous oblige à se sacrifier pour avancer narrativement parlant. L’histoire est intéressante mais manque de volume, de densité. On en aurait plus pour apprécier pleinement la narration. Finalement, on se concentre alors sur le gameplay et le côté ludique de ce que doit être un jeu vidéo en somme.

La découverte d’un nouveau monde

On comprend bien que si l’histoire est un puzzle gigantesque, l’exploration est tout aussi grande. On se retrouve dans un univers sombre et assez dérangeant, flippant que nous a concocter Housemarque. Mais il est aussi agréable tellement il est soutenu et chargé d’histoire, d’influences que l’on admire facilement. En fait, on se trouve sur une oeuvre SF qui rend quasiment hommage à des chefs d’oeuvre du genre, on peut penser à Dune, Alien ou encore Cthulhu de Lovecraft. Le tout a une résonance extraordinaire à la pop-culture et à la science-fiction principalement.

Lieux à découvrir

On a donc de nombreuses références culturelles sans pour autant en être submergé ni obtenir un univers incohérent. Cela donne un jeu très bien réalisé qui a su imbriquer les différentes éléments des différents univers pour en créer un monde complexe qui nous plonge dans la découverte et que l’on souhaite comprendre amenant bien souvent à la mort de notre héroïne.

On se plonge dans un univers intrigant et très intéressant qui a un aspect visuel extrêmement bien réussi tout comme la narration et la découverte, à elle seule, peut en faire la réussite de Returnal. Le jeu est à mes yeux l’une des meilleures réussites sur Playstation 5 en termes de qualités techniques. Je pense que dans les années à venir, on risque d’avoir d’autres améliorations techniques bien plus surprenantes mais ici, le jeu est bon, on a droit à un monde ouvert partiellement destructible. On a droit à des images en 4K avec le Ray Tracing, 60 images par secondes (FPS) qui nous permettent d’avoir un confort de jeu très agréable.

Des lieux très dangereux

Returnal est un jeu d’aventure à la troisième personne qui reprend le style du Roguelite. On a alors un système de cycles assez aléatoire où différents éléments du jeu sont regénérés aléatoirement tout comme le nombre de morts nécessaire en fonction de notre manière de jouer. Les parties ne seront pas identiques en fonction de la manière de jouer. Dès lors que l’on meurt, on reprendra alors à la case de départ, dans le vaisseau de Selene, cela impliquant que l’on perd alors la plupart de notre équipement même si l’on conserve quelques éléments, heureusement.

Mais le roguelite n’est pas la définition au sens stricte qu’il faut interpréter puisque Returnal ne reprend pas tous les codes. En effet, il n’est pas nécessaire de refaire tous les niveaux à chaque cycle surtout que le monde qui nous entoure évolue à chaque. On retrouve alors un Hub central qui se raccorde à différents hub que l’on peut emprunter en mode raccourcis. Heureusement, cela permet de conserver un aspect dynamique dans le jeu même une run dans Returnal dure au minimum une heure !

Forcément, l’exploration est un des points principaux de l’expérience du joueur qui l’oblige à fouiller au maximum quitte à se mettre en danger finalement. En fait, c’est tout un équilibre que l’on va devoir gérer entre la prudence et l’exploration. La planète Atropos altère sa structure à chaque fois que l’on meurt comme je l’avais dit plus haut au point de nous désorienter . A chaque fois que l’on avance dans de nouvelles zones, on devra alors récupérer toutes les items, armes et équipement pour améliorer sa combinaison. On découvre ces améliorations dans des modules, des parasites ou des reliques qui auront des bonus ou des malus en fonction des cycles. Au niveau des armes, elles s’adaptent en fonction de l’expérience accumulée (nommée “Niveau de Maîtrise), elles sont alors plus ou moins efficaces, facilitant grandement la survie de Selene par moment.

Mourir n’est pas une fin en soi

La mort n’est pas une fin en soi, au contraire, c’est une renaissance, une délivrance, c’est la fin d’une étape et le début d’une autre étape de vie, plus meilleure et agréablement éternelle.

Mokhtar Reguieg

Je me permets une petite citation qui me rappelle fortement l’univers du jeu et qui explique parfaitement l’ambiance qu’ont voulu donner les développeurs au jeu Returnal selon moi. On parlait juste au-dessus des améliorations, elles ne vont pas nous empêcher de survivre complètement. L’environnement nous veut du mal et on risque de mourir malgré tout. Les monstres et autres bestioles vont nous apporter de la difficulté plaisante. On a alors des combats nerveux et tactiques qui nous obligent à réfléchir par moment en fonction des mouvements et de leurs attaques. On doit alors réfléchir à la manière de bouger pour éviter les nombreuses attaques, cela devient presque une danse. Les armes que l’on a en main, sont très dynamique et réactive avec le retour haptique de la DualSense, les sensations sont alors très bonnes. Les éliminations successives amènent un boost d’adrénaline rendant notre personnage plus rapide encore.

La mort dans Returnal

Après des monstres assez complexes à vaincre en fonction des armes, il arrive aussi que l’on rencontre des boss dans des phases de “Difficulté”. On a alors des combats encore plus intenses où on peut être clairement éblouis au niveau des images et du son mais aussi dans le côté varié des boss. La difficulté est tellement intense que mourir est une alternative afin de récupérer des armes plus puissantes et retenter sa chance. Si on arrive à les vaincre, on a alors un énorme sentiment de satisfaction et de puissance, un pur plaisir. Returnal nous fait naître des sentiments appréciable et détestables tellement le défi est important et qui pourrait finalement refroidir les joueurs débutants.

Heureusement la frustration n’est pas omniprésente comparée à la mort de notre héroïne. Il faut persévérer tout simplement surtout que le plus souvent, le jeu arrive à conserver un équilibre entre générosité et difficulté pour réussir malgré tout à progresser. La fin de l’histoire laisse malgré tout un petit sentiment de “j’en redemande” car on a ce sentiment que l’histoire pour Selene n’est pas terminée. Peut-on espérer une suite alors pour Returnal à l’avenir ?

Returnal est une belle réussite où les développeurs ont su parfaitement mélanger les genres entre jeu de Shoot et Roguelite. On se retrouve dans un thriller qui rend parfaitement hommage à la Science-Fiction. La direction artistique est soignée et nous emporte facilement dans le monde d'Atropos. Le système de combats est bien calibré malgré une difficulté importante qui fait aussi le charme de Returnal où mourir est parfois nécessaire pour progresser. Bon ok, souvent.
Graphisme
10
Gameplay
9.5
Scénario
9
Bande-Son
8.5
Durée de vie
9
Note des lecteurs0 Note
0
Hommage à la science-fiction
Direction artistique magnifique
Des combats nerveux et stratégiques
De belles séquences narratives à la première personne
Un scénario prenant
La génération procédurale parfois en décalage avec l'évolution de l'histoire
9.2

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