Test de Samurai Warriors 5 : un retour tant attendu !

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Cela faisait 7 ans que l’on n’avait plus eu de nouvelles de la saga Samurai Warriors en mettant de côté les spin-off ou autres éditions remasterisées. Mais le moment est venu et Samurai Warriors 5 est là, est-ce un retour gagnant ou un échec ?

La saga des Samurai Warriors est une franchise un peu à part dans le monde du jeu vidéo, elle est développé par Omega Force, un studio japonais fondé en 1996, il a créé alors l’excellent Dynasty Warriors en 1997 qui est un jeu d’action avec un excellent succès. Par la suite, Omega Force a décliné les histoires de la Chine dans Samurai Warriors en 2004 nous replongeant alors dans le passé historique du Japon.

On est alors sur un jeu très particulier appelé Musou qui est de l’action avec une vue à la troisième personne et transportant le joueur dans des batailles à grande échelle avec la volonté de conquérir des zones. On y incarne alors un ou plusieurs personnages qui affronte de nombreux ennemis et qui doivent soit les anéantir, soit fuir par moment… On est clairement sur un jeu de niche assez particulier mais qui est très apprécier au point de devenir de plus en plus joué et utilisé dans d’autres franchises comme c’est le cas avec le spin-off de Zelda Hyrule Warriors : L’ère du Fléau qui est d’ailleurs, lui-aussi, conçu par Omega Force et Koei Tecmo en éditeur.

Alors après un Samurai Warriors, il y a quelques années, nous n’avions eu que très peu de nouvelles de la saga qui revient ainsi avec ce Samurai Warriors 5 sans pour autant être une suite du dernier jeu.

Une volonté de reprendre les bases du Musou

Comme je le disais un peu plus haut, le titre est presque trompeur car même s’il s’appelle Samurai Warriors 5, il n’en est pour autant une suite. Il s’agit presque ici d’un reboot, une réécriture d’un tout premier opus de la saga qui est sorti il y a maintenant 17 ans. On a alors un nouveau point de vue abordé ainsi que des améliorations graphiques apportées forcément. On est donc sur un renouveau qui cherche à faire découvrir la saga aux plus jeunes qui n’ont pas connu cette référence de JV.

On y découvre alors l’histoire de Nobunaga Oda et celle de Mitsuhide Akechi qui sont deux personnages emblématiques de la série. On va alors découvrir leurs débuts que l’on n’a pas forcément connus avec deux versions plus complètes et remis au goût du jour. D’ailleurs ces 2 noms sont empruntés à notre Histoire puisqu’ils ont réellement existé. Nobunaga était le premier unificateur de l’ère Sengoku (au début du XVè siècle) et Mitsuhide était un samurai qui a fait équipe avec ce premier avant de se rebeller.

Vous l’aurez donc compris que le jeu Samurai Warriors 5 s’appuie sur de faits réels afin de raconter et tisser sa propre histoire avec donc au passage quelques libertés que l’on comprend aisément. On a alors une narration très intéressante qui vient à s’écouler sur plusieurs années. On y découvre ainsi leur histoire et leur évolution dans le temps qui amènent des retournements de situations ou autres actes assez surprenants. Cependant on constate aussi que les cinématiques, venant narrer le récit, sont rares. On a alors des difficultés à se plonger totalement dans le récit.

La volonté est pourtant bel et bien présente de nous proposer un récit attrayant et intrigant mais le résultat est plutôt mitigé dans les faits. Dans les faits, le scénario est présent et il a l’avantage de rendre les batailles moins importantes, de permettre aux joueurs de souffler entre 2 combats qui sont plutôt répétitifs, il faut l’avouer. Pour ce qui est de l’histoire principale, il faut compter environ 15 heures pour le terminer et c’est à mes yeux trop juste. Dès lors, nous avons aussi une section bonus quand on a terminé l’histoire et qui permet de réaliser des histoires fictives. Est-ce une bonne chose ? Je vous laisse en juger mais il est sûr que les développeurs souhaitent nous proposer un contenu riche avec de nombreuses aventures et histoires du Japon.

Du gameplay chargé en Samussa !

Après s’être concentré sur l’Histoire du jeu, parlons du Gameplay de ce Samurai Warriors qui s’avère être chargé et clairement épicé. Comme dans chacun des jeux de la saga Samurai Warriors, on retrouve là encore plusieurs personnages jouables avec des gameplays différents même si on a une certaine régression ici. On peut jouer 27 personnages contre plus de 50 auparavant, la différence est énorme et on peut être déçu surtout si on est un connaisseur de la série. Par contre, on constate que ces 27 héros sont parfaitement équilibrés et avec une maîtrise riche.

En effet, on dispose d’attaque rapide et d’une attaque de lancer avec la possibilité de les mélanger afin de sortir des combos qui varieront en fonction de l’arme que l’on a en main et de notre personnage bien sûr. De plus, on peut aussi décider d’attribuer des mouvements et autres bonus à activer sur le champs de bataille : frappes, augmentation de la défense…

On y retrouve aussi les attaque Musou qui sont des attaques spéciales qui sont à déclencher dès lors qu’une jauge est remplie. Grâce à cette mécanique, on peut clairement inverser le cours d’une bataille surtout que si notre vie est faible, notre attaque est puissante ! Cela se rajoute aussi à la jauge de rage qui permet de frapper encore plus fort et peut-être combiner à l’attaque Musou.

Grâce à un gameplay remanié et des mouvements retravaillé, le gameplay est extrêmement riche ce qui n’est pas sans déplaire finalement surtout avec les 27 personnages proposés. Bien évidemment comme dans tous les jeux où on a la possibilité de jouer plusieurs personnages, on a toujours son préféré et donc on peut ici lui attribuer l’arme la plus puissante et compatible, de le faire monter en niveau afin d’apprendre de nouveaux coups et autres capacités spéciales afin d’obtenir un héro riche en jouabilité. L’expérience est bonne et on a alors un gameplay très satisfaisant que ce soit dans les personnages bien connus comme dans les nouveaux héros. On peut alors jouer du katana, d’une lance, de double lame ou de gantelets… On a encore une fois, une énorme variété dans les phases de combats.

Une campagne principale courte mais intense

On en a déjà parlé, la campagne principale dure environ 15 heures et se compose donc de 6 chapitres qui ont chacun de nombreuses missions à accomplir permettant de raconter les nombreuses batailles qui les constituent. Comme c’est le cas dans de nombreux Musô, il s’agit alors d’arriver sur une zone envahie par les ennemis et s’imposer pour en prendre le contrôle. On a alors de nombreux objectifs à accomplir et de nombreuses conditions de victoire nous seront alors imposées : battre des officiers, réussir à vaincre un certain nombre d’ennemis, amener des alliés à un point précis…. Bien évidemment, ce genre de missions est alors limité est bien souvent répétitif.

Au niveau de l’IA, il s’avère que les ennemis de base n’ont rien de spectaculaire et il sera aisé de les battre au point qu’ils deviendront même des sacs à frapper avec lassitude. On trouve cependant des quelques ennemis un peu plus coriaces équipés de boucliers ou de lances mais qui restent assez simples à vaincre quand même. Même si certaines batailles disposent de particularités, il faut quand même avouer que la diversité est peu présente à part pour les mini-boss qui représentent une réelle difficulté. La répétitivité est bel et bien présente et c’est dommage. On a alors un contenu généreux mais identique qui va lasser assez facilement les joueurs.

Un jeu assez classique finalement

N’en déplaise aux fans de la série et aux néophytes aussi, le jeu reste classique dans le genre du Musô et surtout que les Samurai Warriors en sont les dignes représentants. Peut-on le reprocher aux développeurs du jeu ? Je ne pense pas. Le fait que l’on retrouve de nombreuses batailles dans différents modes de jeu et qu’en plus on est différentes manières de jouer fait que l’on a un contenu relativement solide même nous avons moins de personnages à jouer. On a alors le Mode Musou (le mode campagne) où on va jouer les personnages définis pour chacune des missions et même la possibilité de les refaire avec tous les personnages que l’on a débloqués dans le mode Libre. C’est un bon point mais cela apporte encore une fois de la répétitivité qui dommage même si cela permet au passage d’obtenir les meilleures notes pour chacune des missions.

Le mode Citadelle est de retour aussi pour les habitués. On y découvre alors de nouvelles batailles où on va pouvoir créer nos propres troupes de soldats pour se défendre. On peut alors obtenir des ressources qui seront fortes utiles. La Forge nous permet d’améliorer nos armes, le Dojo, d’améliorer notre personnage, l’écurie d’obtenir une monture… On a ainsi une meilleure profondeur de gameplay grâce au mode Citadelle qui est vraiment intéressant et rajoute plusieurs dizaines d’heures de jeu.

Enfin et c’est un excellent point, Samurai Warriors dispose d’un mode coopération à 2 joueurs en ligne et en local ! C’est tellement rare de nos jours que c’est à noter et à souligner grandement. On peut alors s’amuser à bastonner des ennemis à 2 dans de grands champs de batailles.

Tout comme au niveau de la technique

Omega Force est le tenor du genre Musô avec la responsabilité qui lui en incombe et cela signifie qu’il doit être irréprochable au niveau technique et ces derniers opus n’étaient pas sans défauts, il faut l’avouer. Etant un titre réécrit du premier volet, on a clairement une amélioration graphique notable. C’est aussi dans l’aspect artistique avec la mise en place de cell-shading, c’est-à-dire un effet se rapprochant des traits d’un dessin-animé et qui est très bien réussi ici. On a une approche bien plus nippone qui est appréciable et qui s’accord ainsi avec l’animation japonaise et surtout avec l’atmosphère du jeu. On a alors des effets graphismes propres avec de belles animations et bien abouties.

Par contre, c’est pas le cas pour tout puisqu’on se rend compte de certains défauts majeurs très rapidement. Les décors ne sont pas à la hauteur et on constate souvent de l’aliasing assez dérangeant, les environnements sont peu détaillés. Les PNJ sont décevants et leurs animations sont saccadées par instant. Des problèmes qui nous sortent de l’univers et c’est bien dommage.

Il faut dire qu’il est quand même difficile d’afficher en temps réel des centaines d’ennemis mais avec la nouvelle génération de consoles, on aurait espérer un poil mieux. Par contre, on constate que Samurai Warriors 5 ne subit aucun ralentissement et propose un framerate de 60 fps sans problème, fluide. Il faut espérer voir mieux sur les consoles next-gen puisque le titre n’est pas sur Playstation 5 et Xbox Series X et S et n’a aucune aucune amélioration via la rétrocompatibilité… Peut-être plus tard.

Enfin, la bande son est de bonne qualité avec des pistes plutôt orchestrales qui nous transporte plus facilement dans la culture nippone avec même des instruments traditionnels.

Finalement Samurai Warriors se veut être l'épisode du renouveau. On a alors une toute nouvelle direction artistique et une amélioration du gameplay comme du scénario. Cependant, on est toujours sur un musô assez, voire trop classique. L'arrivé du cel-shading donne une nouvelle atmosphère très agréable et rappelant l'œuvre nippone qu'il doit être. Mais le plus gros défaut reste la répétitivité du jeu qui vient donner de la lourdeur au gameplay. La bande son est sympathique surtout avec une utilisation plus instrumentale des instruments.
Graphisme
7.5
Gameplay
6
Scénario
6
Durée de vie
4.5
Bande Son
7
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Des personnages extrêmement bien faits et agréables à jouer
L'arrivée du cel-shading donne du renouveau à la saga
Un mode coop en ligne et en local
Durée de vie totale conséquente
Durée de vie de l'histoire principale faible
Techniquement faible
Très répétitif
Aucune amélioration PS5 et Xbox Series
Problème de caméra
6.2