Test de Split/Second Velocity sur Xbox 360

Accueil » Blog Jeux Vidéo : Actu, Test et Bons Plans » Tests & Reviews des Jeux Vidéo » Test de Split/Second Velocity sur Xbox 360

Black Rock Studio nous avait épaté à la sortie de Pure, un jeu que l’on n’attendait pas forcément mais qui s’est révélé être une très bonne surprise dans le genre course arcade. Alors, quand le studio a annoncé travailler sur un nouveau titre dans la veine des Burnout, nous étions plus que ravis. Seulement voilà, le jeu sort à une semaine d’intervalle d’un autre du même style, à savoir Blur d’Activision. S’il est évidemment trop tôt pour juger lequel de ces deux jeux s’en sortira le mieux, nous pouvons d’ores et déjà nous concentrer sur le premier, dans un test complet qui ne vous épargne rien.

Black Rock Studio passe la seconde

Fort du succès critique de Pure, les développeurs de chez Black Rock Studio ne pouvaient pas en rester là. Ils ont donc annoncé il y a quelques temps Split/Second, qui est suivi d’un petit Velocity pour la version occidentale. Split/Second Velocity n’est plus un jeu de course off/road comme le précédent titre du studio mais on peut dire, en une moindre mesure, qu’il joue à peu près dans la même catégorie. Comme Pure, il s’agit ici d’un jeu typiquement arcade qui met l’accent sur les sensations de jeu et le fun avant tout. En revanche, il est ici question de courses de voiture qui, vu de loin, évoquent grandement la série mythique de Criterion, Burnout. C’est uniquement en se concentrant sur le soft que l’on saisit les différences fondamentales entre les deux. Split/Second Velocity embarque un petit scénario pas bien important qui n’est qu’un prétexte à des courses déjantées où tout est possible. On nous propose en effet de participer à une nouvelle émission de Reality Show où tous les coups sont permis. Concrètement, il s’agit de concourir dans la première saison de cette émission. Cette saison est découpée en douze épisodes qui comprennent chacun un certain nombre d’épreuve, dont une manche finale qui permet de débloquer les épisodes suivants. Le but est d’essayer d’atteindre la première place dans chacune de ses épreuves et d’amasser ainsi des crédits pour débloquer l’accès aux autres et gagner de nouveaux véhicules de différentes marques fictives. Une progression simple qui rappelle Pure, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Notons qui plus est que chaque épisode est précédé par une petite vidéo de présentation nous dévoilant les meilleurs moments et on a le droit à une bande annonce quand on termine un. Comme à la télévision en somme.

La première chose qui déroute dans Split/Second Velocity, c’est l’absence de nitro comme dans la majorité des jeux de courses arcade. Au début, on a du mal à s’y faire, étant des joueurs habitués à user de ce gadget pour prendre l’avantage sur nos adversaires. Cependant, on se rend vite compte que l’artifice n’était pas nécessaire, quand on découvre les fondements du gameplay, simples à assimiler mais donnant lieu à des séquences tout bonnement anthologiques. Split/Second Velocity nous propose d’interagir avec le décor en pleine course pour dégommer les autres concurrents, ou prendre des raccourcis par exemple. Il est ainsi possible de faire exploser de nombreux éléments qui finissent irrémédiablement sur la piste, et même de faire dérailler un train pour crasher plus de concurrents à la chaîne. Concrètement, on a une jauge de trois segments qui se remplit quand on effectue des dérapages, qu’on frôle un élément en train d’exploser, qu’on utilise le phénomène d’aspiration pour prendre de la vitesse ou alors quand notre véhicule saute. Les deux premiers segments de couleur bleu nous permettent de lancer une attaque pyrotechnique qui fait déjà beaucoup de dégâts ou de créer des raccourcis qui se referment une fois qu’on les a empruntés. Il est intéressant de voir certains de nos adversaires se planter contre une porte qui se referme ou un pont qui se relève quand ils essaient tant bien que mal de s’introduire dans le raccourci qu’un autre joueur a au préalable ouvert. Quand les trois segments de la jauge sont remplis et que l’on a accès au dernier de couleur rouge, on peut alors effectuer des dégâts à plus grande échelle pour faire exploser plus de voitures en même temps ou bien encore modifier le tracé de façon définitive. Ça a l’air simple dit comme ça mais cela ne l’est pas toujours forcément.

En effet, on ne peut pas effectuer des interactions où bon nous semble. Quand cela est possible, un icône de couleur bleue ou rouge apparaît sur les concurrents ou sur les raccourcis que l’on peut ouvrir. De plus, il faudra faire bien attention à ne pas se faire avoir à son propre jeu, en fonçant tête baissée dans l’explosion que l’on a déclenché ou à ne pas se prendre un débris en pleine face. Split/Second Velocity nécessite une concentration à toute épreuve si l’on ne veut pas finir bon dernier. Il n’est pas rare, comme dans les meilleurs jeux du genre, d’être en pole position et de perdre à cause d’un élément qui nous tombe dessus ou d’une explosion qui nous fait perdre le contrôle du véhicule, d’autant que dans cette position, on est soumis aux attaques des joueurs qui sont derrière nous, plus que jamais. Bref, on oublie vite l’absence de boost comme précédemment cité pour se concentrer sur les dangers qui nous attendent dans les quelques circuits proposés par le titre.

De nombreux modes de jeu explosifs

Mais les développeurs ne se sont pas contentés de proposer des courses simples, bien que funs, mais qui risqueraient de lasser sur le long terme. Ainsi, on a le droit à un mode classique d’élimination, où à chaque fois que le chrono arrive à son terme, un joueur est éliminé. Il faudra aussi faire avec un mode contre la montre, appelé ici détonateur, dans lequel il faudra évidemment essayer de faire le meilleur temps, tout en évitant les explosions pyrotechniques et les nombreux éléments qui se mettent au travers de notre route automatiquement. Plus originales, les modes attaque aérienne, revanche aérienne et survie se démarquent un peu plus de la masse. Le premier nous place seul sur la piste pendant qu’un hélicoptère balance des salves de roquettes sur la voie. On aperçoit au préalable des icônes rouges qui représentent l’endroit où vont tomber les missiles. Il s’agit évidemment de les esquiver autant que possible pour amasser des points et atteindre la première place. Trois vies nous sont offertes au terme desquelles la partie s’arrête. A chaque fois que l’on arrive à éviter les salves de missiles pendant une séquence, on gagne un nombre de points qui sont soumis à un multiplicateur si on ne se fait pas exploser.

Le mode revanche aérienne, quant à lui, nécessite au préalable de faire grimper notre jauge pour pouvoir ensuite pratiquer la vielle méthode « retour à l’envoyeur » en retournant toutes les roquettes sur l’hélicoptère. Enfin, le mode survie nous demande de dépasser des camions pour augmenter notre score, tout en évitant les barils qu’ils balancent sur la route. Un mode bien difficile qui demandera une certaine dextérité, cela va sans dire. Ces nombreux modes de jeux, bien différents dans leur approche mais qui tournent tous autour de la destruction, nous permettent d’oublier le nombre incroyablement limité des circuits qui se ressemblent tous finalement… Mais cela ne nous fera pas oublier l’intelligence artificielle des concurrents non joueurs qui est clairement mal réglée. On se demande vraiment comment ces derniers arrivent à prendre leur virage aussi simplement, sans déraper qui plus est, et comment ils font pour envoyer des attaques pyrotechniques sans arrêt. A ce titre, on pourra considérer le mode solo comme un énorme tutorial pour passer ensuite aux choses sérieuses, le jeu en multijoueur.

Jouable en ligne ou en écran splitté, le jeu prend en effet une toute autre dimension en multi. Les affrontements sont ici beaucoup plus voraces et le fun est à son comble. On pourra trouver dommage qu’ici, les modes sont uniquement au nombre de trois, laissant de côté les défis avec hélicoptère mais il est clair qu’avec les nombreuses possibilités offertes par les attaques pyro et les évolutions du tracé selon nos actes, les parties ne sont jamais les mêmes et le jeu en multi gagne un gain de rejouabilité indéniable. Notons un petit bug qui risque de toucher les joueurs qui ont installé le jeu dur le disque dur, les parties online ne voulant pas se lancer dans ce cas précis… Quand le jeu n’est pas installé, tout fonctionne cependant comme sur des roulettes.

Un point sur la réalisation technique

Finissons ce test sur les chapeaux de roue en touchant un petit mot sur la réalisation d’ensemble, élément très important dans un jeu de course. Graphiquement parlant, si on passe outre une modélisation des véhicules un peu sommaire, l’aliasing un peu présent et le manque de diversité des environnements, le jeu s’en sort très bien. On voit nettement que les développeurs se sont concentrés sur les effets graphiques et sur l’animation qui est sans reproche, dans tous les cas de figure. C’est toujours impressionnant de voir des bâtiments s’effondrer ou des avions s’écraser sur notre route, sans que le frame rate ne perde en intensité. Split/Second Velocity remplit pleinement son rôle assumé depuis le début, à savoir procurer un max de sensations à nous autres joueurs lambda. A noter que le jeu ne dispose pas de Hud comme les autres jeux de course, les informations concernant la course en cours étant disposés juste en dessous du véhicule, une originalité un peu gadget mais qui demeure bien appréciable. Enfin, la prise en main est vraiment aisée, comme tout bon jeu d’arcade qui se respecte, et ne nécessite donc pas de temps d’adaptation, même pour les joueurs les moins aguerris.

Partager ce post
Articles Similaires
0
0

    Leave a Reply

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    Thanks for submitting your comment!