Test de Super Mario Kart (Super Nes) sur Nintendo Wii

Voila bien une série que l’on ne présente plus. Mario Kart fait partie de ces séries auxquelles tous le monde à jouer au moins une fois dans se vie et pour cause, il s’agit non seulement d’un jeu populaire qui a traverser les âges (presque toutes les plates-formes Nintendo ont connu leur Mario Kart) mais qui a de plus toujours misé sur la convivialité et ce bien avant toute ces histoires de politique « casual » que l’on connait aujourd’hui avec la Wii et la DS, les consoles familiales. L’épisode traité aujourd’hui est le tout premier de sa lignée, désormais disponible sur votre Boutique Wii pour le modeste prix de 800 points (soit 8 euros). Relevez le frein à main, passez la première, et en avant presto !

Avant la grosse poilade : le calibrage

Le principe de Mario Kart ne vous est certainement pas inconnu. La recette est simple et pourtant diablement novatrice pour un jeu Snes de la première moitié des années 90’s : des graphismes colorés et un max de fun, tels sont les ingrédients réunis ici. Vous le savez, c’est un jeu de course. Vous embarquez au volant d’un kart après avoir sélectionné un niveaux de difficulté (50cc, 100cc puis 150cc) puis un des huit personnages tirés de l’univers Mario Bros (Mario, Luigi, Toad, Donkey Kong etc), chacun d’entre eux étant représentatif d’une catégorie liée à son poids : les légers (Toad, Koopa…) n’ont pas une vitesse de pointe incroyable mais ont l’avantage d’avoir une bonne accélération tandis que les gros lourdauds (Bowser, Donkey) grilleront tous les autres en ligne droite mais auront bien plus de mal à négocier les virages et à repartir en cas de gamelle. Les persos intermédiaires (Mario, Luigi) représentent un bon compromis. Un conseil : tentez d’abord votre chance avec des personnages légers afin de vous familiarisez avec les commandes. Cela étant dit, on peut sélectionner une des trois coupes disponibles pour l’instant, une coupe étant en fait un championnat constitué de cinq circuits à la difficulté souvent croissante. Mais trêve d’explication théoriques ! Ou pas en fait…

Paper Mario Kart

Le jeu est en 2D tout se qu’il y a de plus bidimensionnelle. On aurait été en droit de croire que réaliser un jeu de course efficace et immersif soit une tâche relevant de l’impossible, mais c’est alors que Nintendo eut une idée de génie. Est ce que le terme « Mode 7 » vous dis quelque chose ? Il s’agit en fait du mode d’affichage 2D que vous avez peut être déjà  pu observer à chaque voyage canon dans Secret of Mana, ou bien encore à chaque fois que vous fouliez la mappemonde de Final Fantasy VI à  dos de Chocobo, ou bien encore si vous êtes adeptes de Contra, ou des niveaux bonus de Sonic The Hedgehog 3…Bref, les exemples ne manque pas. Le mode 7 était la petite révolution 2D qui permettait de donner une illusion de 3D sur une console d’époque, le tout sans le moindre lag. C’est ce système qui est employé dans Mario Kart : vous incarnez un personnage réalisé en 2D, qui se balade au milieu d’autres persos 2D et roule sur un circuit en fait aussi plat qu’une feuille. Pourtant les sensations de jeu sont celles d’un soft 3D. Le blabla technique touchant à son terme, passons enfin à la pratique.

« Attention !! Pas la banaaaaaaane !!!!!!! »

Vous êtes huit participants à vous affronter simultanément. Pas besoin de vous faire un dessin, il va bien falloir griller tout ce beau monde et faire en sorte d’arriver en tête au bout du cinquième et dernier tour (les niveaux étant plus court que dans un Mario Kart 64 par exemple, le nombre de tours e effectuer est aussi plus grand, heureuse initiative). Pour cela vous allez devoir appuyer un grand coup sur le champignon, sans tout de même trop oubliez la touche de frein qui, on ne sait jamais, pourrait toujours servir. Les casse-cou apprendront rapidement à user et abuser du petit saut (touche R/L) qui permet en fait d’entamer des virages serrer tout en conservant une vitesse démentielle et ainsi vous frayer un chemin vers la victoire. Chose qui n’existe pas non plus dans les Mario Kart d’aujourd’hui : vous devrait penser à ramasser des pièces au sol afin d’améliorer considérablement votre vitesse (système que l’on retrouvera dans l’excellentissime Diddy Kong Racing quelques années plus tard sur N64). C’est la partie purement technique, celle qui vous demande du « skill ». Mais Mario Kart ne s’appelle pas F-Zero et vise un public plus large que l’hardcore gamer moyen. Afin de laisser une chance aux trainards, le jeu permet de récupérer en pleine course, en passant sur des cases « ? » (l’ancêtre des boites à  objets multicolores des versions 3D) tout un tas d’items allant du simple mais non moins efficace boost (champignon) jusqu’au projectile, auto-guidé ou non (carapace) en passant pas le piège classique de la banane, un indémodable. La petite différence avec les versions 64, Gamecube, DS ou encore Wii, c’est qu’a l’époque, ces « items » n’étaient vraiment pas la clé de voute du jeu. Ils contribuaient au fun, bien sur, mais on ne pouvait généralement pas obtenir plus d’un seul objet par tour et leur efficacité était parfois discutable. Rien à voir avec une version Wii où défilent dans le ciel de surpuissantes carapaces bleues et où les éclairs tombent parfois à répétition

« Tu peux pas test ! »

Mario Kart est souvent considéré comme le plus technique de la série puisque c’est celui dans lequel la chance (les objets) a le moins d’influence. C’est ici que vous allez devoir vous demander dans quelle catégorie vous vous rangez : préférez vous un jeu aux graphismes un peu vieillots mais où la maitrise du kart sera déterminante, ou bien resterez-vous sur les supports next-gen clairement orientés « gros délire multijoueur » ?
Il faut en profiter pour évoquer le seul réel point faible du jeu : bien que l’on dénote la présence d’un agréable mode battle et co-op, le multi de ce Mario Kart se limite à  deux joueurs humains (et non 4…voir beaucoup plus si on se base sur les versions DS et Wii qui profitent des fonctionnalités Wi-fi). C’est quelque chose qui pourra en refroidir plus d’un. Mais si vous êtes en mal de jeu de course fendard et êtes prêt à  accepter de ne partager l’expérience qu’avec une seule personne à  la fois (ou bien encore de vous défoncer en solo en Contre-la-Montre), alors tentez l’aventure ! A ce prix là , pourquoi se priver ?