Test de The Medium : rendez-vous avec les morts

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Le studio de développepment Bloober Team que l’on connaît pour Layers of Fear, Observer ou Blair Witch, revient donc sur le devant de la scène avec le jeu The Medium qui débarque sur Playstation 5 et Xbox Series pour mon plus grand plaisir, bien sûr. On se trouve alors sur un jeu d’horreur psychologique avec une bonne dose de thriller et de surnaturel.

Test de The Medium

Des pouvoirs pour comprendre les morts

The Medium commence en 1999 dans la ville de Cracovie où une femme dispose d’aptitudes étranges qui sont clairement étonnantes. En effet, depuis son enfance, Marianne arrive tout simplement à parcourir le voile qui sépare les plans matériels et spirituel. Elle est alors témoin de nombreuses visions suffisants marquantes surtout cette dernière… celle du meurtre d’une pauvre enfant proche d’un lac. Après le décès de son père adoptif, notre jeune héroïne reçoit alors l’étrange appel téléphonique d’un certain Thomas qui va l’inviter à le rejoindre dans les ruines d’un complexe hôtelier, le Niwa Bâti. Thomas pourrait lui fournir des réponses concernant de nombreuses questions qui hantent notre protagoniste. Voici que les bases du jeu The Medium sont posées.

On est clairement dans une inspiration profonde des meilleurs jeux des années 90, de différentes productions horrifiques japonaises comme Resident Evil 3, Silent Hill 2 ou encore Forbidden Siren. De bons souvenirs d’enfance et quelques traumatismes au passage, il faut le dire. On a alors droit à des caméras préprogrammées, des plans fixes créant des phases de tension comme dans les jeux cités précédemment. Bloober Team mise ainsi sur une volonté de partager un style orienté cinématographie en s’en appropriant de nombreux codes que l’on découvre avec plaisir et qui dessine une aventure horrifique captivante avec une tension présente à chaque instant.

Cependant cela provoque aussi des défauts notables, on constate ainsi que la première partie du jeu manque de rythme puisqu’elle met en place l’histoire principalement. Par contre la seconde partie devient intense et vient même à nous surprendre par la force de son récit sombre et intenses où on découvre tout simplement l’atrocité possible des Hommes. Bloober Team nous propose donc des cinématiques d’excellentes qualités afin de nous raconter les histoires de Marianne et de traiter de thématiques fortes qui ne nous laissent pas indifférents. On veut alors absolument connaître la fin de cette histoire qui nous prend aux tripes.

Une atmosphère lugubre

L’atmosphère du jeu est particulière et vient souligner un peu plus ce thriller psychologique qui vient marquer profondément l’univers du jeu vidéo en reprenant l’architecture soviétique que l’on peut reconnaitre dans Metro Exodus ou dans Control. On découvre alors des peintures de Zdzislaw Beksinski, un artiste polonais qui est spécialisé dans les vision ultra détaillées de la mort et de la décomposition, oui c’est charmant… On découvre alors deux mouvements artistiques venant de l’Europe de l’Est nous transporte dans un univers extrêmement précis avec un réalisme qui donne une impression dérangeante, cauchemardesques et torturés.

une atmosphère lugubre dans the medium

De plus, on a aussi le plaisir de voir le travail d’Akira Yamaoka qui collabore avec Bloober Team. En effet, ce compositeur qui a travaillé pour la saga des Silent Hill collabore avec Arkadiusz Reikowski (Blair Witch, Layers of Fear, Observer) afin de composer la bande originale du jeu The Medium. On découvre alors une bande son touchante qui arrivent à nous donner des frissons aisément et qui accompagne parfaitement les visuels du jeu. Dans les faits, The Medium est un petit bijou artistique qui a su s’inspirer sans copier et manier habillement toutes les références du genre tout en créant un style qui lui est propre. Malgré tout, The Medium n’est pas bluffant dans les graphismes et on pourrait espérer un poil mieux sur la Next-Gen. Les animations sont dépassées et les effets de particules présents… Il n’en reste pas moins agréable à regarder et à jouer quand même surtout que le jeu est fluide.

Un gameplay où il manque un petit truc

The Medium nous propose un gameplay très intéressant avec un concept simple : une dualité entre deux plans d’existence. Les pouvoirs de médium de Marianne lui permettent de voir au-delà du réel et d’interagir sur le plan spirituel. On alterne alors ces 2 mondes afin d’avancer dans le complexe hôtelier de Niwa. Les développeurs ont alors su manier parfaitement les deux mondes afin de faire avancer la narration. On peut alors se sentir un peu trop guidé mais qui n’empêche pas de se prendre au jeu. De plus, pour rajouter une impression de cassure entre les deux mondes, l’histoire se joue aussi en écran partagé.

écran partagé

Bloober Team n’a pas hésité à jouer à fond la carte de l’alternance : concept principal du jeu. L’aventure est rempli de puzzles à résoudre nous permettant de passer d’un plan d’existence à un autre afin de progresser. Marianne va alors utiliser ses pouvoirs de perception accrue grâce à ce que l’on appelle la « Vision » et sa capacité à détacher son esprit de son corps afin de se déplacer dans le monde spirituel. Le gameplay de The Medium est agréable sans pour autant être révolutionnaire, disons qu’il est juste et bien réfléchi.

Finalement The Medium tente d'être un jeu de type Thriller Psychologique avec une bonne dose de surnaturelle et d'horreur. On a alors un récit très sombre. C'est plutôt réussi à ce sujet puisque l'on a des effets visuels et musicaux de bonnes factures. Bloober Team arrive à mettre en avant la dualité que l'on rencontre entre le plan physique et le plan spirituel mais aucune innovation n'est présente dans le gameplay. Celui-ci est fonctionnel pour ainsi dire et nous donne alors une aventure linéaire. Cela a alors un impact sur l'immersion dans le jeu avec une impression de faiblesse de la menace qui pèse sur Marianne. The Medium veut faire les choses bien mais finalement il reste trop "propre" dans son développement.
Graphisme
7.5
Gameplay
7
Durée de vie
8
Bande Son
9
Scénario
8.5
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Une mise scène qui reprend les codes du cinéma et de l'horreur
Un thriller psychologique avec de bonnes thématiques
Une magnifique direction artistique reprenant des œuvres polonaises
Les compositions musicales d'Akira Yamaoka et Arkadiusz Reikowski sont grandioses
Le Némésis vient rajouter de l'intensité au jeu
Les deux plans 'physiques et spirituelles' et les pouvoirs sont bien exploités
Une aventure trop linéaire
Le rythme du début d'aventure est très plat
Le sentiment de danger est trop faible pour un survival horror
8