Test de The Witcher 2 : Assassins of Kings sur Xbox 360

L’année 2012 commence comme la précédente s’est terminée pour les amateurs de jeux de rôle ! Alors que Dark Souls et surtout Skyrim ont mis tout le monde d’accord fin 2011, la machine de Microsoft débute l’année en fanfare avec les sorties quasi simultanées des Royaumes d’Amalur en février et The Witcher 2 en avril. Si le premier était l’une des excellentes surprises de ces premiers mois, qu’en est-il de cette nouvelle production fortement attendue des joueurs consoles et déjà précédée d’une sacrée réputation suite à son apparition sur PC ? Verdict dans les lignes qui suivent !

Un détail ne vous aura sans doute pas échappé : c’est bel et bien le deuxième épisode de The Witcher qui débarque sur Xbox 360. Le premier opus, sorti en 2007, a longtemps été annoncé sur consoles avant d’être annulé pour des raisons plus qu’obscures. Pourtant, malgré cet échec, les développeurs polonais de CDProjekt n’ont pas abandonné l’idée de proposer leur série au plus grand nombre et ont profité de la sortie du deuxième opus en 2011 pour l’annoncer dans la foulée sur Xbox 360. Cependant, aussi puissante soit elle, la console ne peut rivaliser avec les derniers PC et la conversion demande de nombreux efforts à l’équipe de développement, qui, et c’est à saluer, aura su prendre le temps nécessaire pour offrir une conversion de qualité affublée d’un « enhanced edition » censé corriger quelques défauts et inclure du contenu supplémentaire. On le voit, les bonnes intentions sont là mais sont elles suffisantes pour faire de The Witcher 2 un excellent jeu ? La réponse est sans appel possible : oui le jeu est une franche réussite, malgré quelques légères faiblesses. Explications !

Le jeu suit les aventures de Géralt de Riv, un sorceleur, en bien mauvaise posture puisqu’on le découvre solidement enchaîné et roué de coups par des gardiens de prison mal intentionnés. Qu’a bien pu faire notre homme pour se retrouver dans une si mauvaise posture ? La réponse à cette question ne tardera pas à poindre le bout de son nez lorsque Vernon Roche procédera à votre interrogatoire. Le jeu des questions/réponses est l’occasion pour le joueur de découvrir l’univers du titre dans un prologue posant les bases de l’histoire. Alors qu’il aidait le roi Foltest à retrouver ses enfants, Geralt est victime d’un coup monté et accusé de l’assassinat du souverain. Destiné à la mort, Geralt parvient à s’enfuir de sa prison (aidé pour cela par d’anciens camarades) pour se lancer à la poursuite de l’assassin des rois… Le contexte est désormais posé et la quête développée sur de très nombreuses heures. Si l’on regrette l’absence de résumé des principaux événements du premier opus, on apprécie en revanche le caractère adulte du scénario (le jeu justifie son interdiction au moins de 18 ans autant par sa violence que ses scènes de nudité ou son langage cru) et la liberté d’action qu’il offre. Certes le déroulement du jeu est assez linéaire (justement pour le bon développement de l’histoire) mais le scénario marqué par vos choix, au point d’en changer le dénouement final. Que vous soyez du bon ou mauvais côté, vous aurez souvent des choix à faire modifiant, parfois de façon insoupçonnable, la suite des événements. Déjà plus que complet avec des quêtes principales et annexes en nombre, le jeu jouit d’une excellente rejouabilité lui garantissant une très longue durée de vie. Si vous souhaitez en découvrir les principaux secrets lors de votre premier passage, il vous faudra passer au minimum une bonne quarantaine d’heures en compagnie de Géralt.

Néanmoins, pour sacrifier autant de temps, encore faut il que le jeu en vaille la chandelle. Le gameplay de The Witcher 2 tient-il ses promesses ? Cette question ne tarde pas à trouver sa réponse à l’occasion du prologue et la découverte du système de combats. Ce dernier est le point central de tout bon RPG qui se respecte au point qu’un simple grain de sable dans ses rouages peut complètement dénaturer la qualité du jeu. Qu’on se rassure, les combats sont à la hauteur des espérances et offrent un challenge corsé qui ravira la plupart des amateurs du genre. Si ces derniers ont souvent tendance à tourner à la démonstration de force et à ne proposer aucune difficulté (on pense par exemple à ceux des Royaumes d’Amalur), les combats de The Witcher 2 se révèlent particulièrement retors et requièrent de votre part une excellente préparation. Avant d’entrée en détail dans les spécificités des joutes, touchons quelques mots sur les bases, à savoir le maniement des armes. Pour se débarrasser de ses adversaires, Géralt fait preuve d’une grande maîtrise de l’épée et ne sort jamais (ou presque, du moins en début d’aventure) sans ses deux lames. Deux? Oui, car selon qu’elle soit en acier ou en argent, ses effets ne sont pas les mêmes sur vos ennemis, la première étant particulièrement efficace contre les humains, la seconde contre les monstres. Il vous faudra sans cesse jongler entre vos lames et frapper vos adversaires avec A ou X selon les coups que vous souhaitez donner (faible mais rapide dans le premier cas, plus lent mais plus puissant dans le deuxième). Les gâchettes LT et RT deviendront vos principales alliées afin de cibler vos adversaires et parer leurs coups. Attention toutefois pour cette dernière option : parer n’empêche pas la perte de points de vie et consomme parallèlement votre vigueur. Heureusement, pour vous défaire de vos ennemis, vous pourrez appuyer sur la touche B et ainsi effectuer une roulade salvatrice pouvant vous sortir d’un mauvais pas. Dès le prologue, le ton est donné : les commande sont assez complexes de prime abord et surtout la difficulté des combats bien réelle. Que vous jouiez en Facile ou dans le mode Ténèbres, chaque joute est un véritable combat qui ne pardonne pas la moindre erreur. Tourner le dos à votre adversaire et il en profitera pour vous donner des coups plus ou moins mortels selon la difficulté choisie. Dès que plusieurs ennemis tentent de vous barrer la route simultanément, les combats ne deviennent plus une partie de plaisir et les lames de Géralt se montrent vite insuffisantes pour vous en sortir. Heureusement, notre héros a plus d’une corde à son arc !

En effet, sorceleur n’est pas qu’un titre et Geralt pourra se servir de la magie pour venir à bout des assaillants. Appelés signes, les cinq sorts (plus un à débloquer) se lancent avec la touche Y et donnent un sacré coup de main lors des combats. Ces derniers permettent ainsi de projeter l’adversaire (ou de détruire certains murs instables), de l’immobiliser dans un piège magique, de cracher des flammes, de dresser un bouclier protecteur ou encore de charmer un ennemi pour en faire un allié temporaire. Ces sortilèges sont bien évidemment améliorables à mesure que votre niveau progressera, au point de devenir une composante essentielle du gameplay. Toutefois, la magie et les épées ne vous sortiront pas toujours d’un mauvais pas et Geralt dispose d’une dernière botte secrète : la maîtrise des bombes, dagues et autres pièges. Utilisés avec RB, ceux-ci permettent le plus souvent des attaques à distance et surtout groupées, idéales pour toucher plusieurs ennemis à la fois. Vous l’aurez compris après lecture des derniers paragraphes, les combats de The Witcher 2 sont à la fois complexes, complets et surtout très stratégiques. Se lancer tête baissée dans un combat ne peut aboutir qu’à une mort certaine. Très vite, il vous faudra apprendre à maîtriser votre environnement, à jauger les forces en présence et à élaborer un schéma d’attaque. Dernier allié dans cette tâche : les potions que vous pouvez concocter à tout moment et qui vous gratifie de quelques effets temporaires pouvant faire toute la différence.

Sortir victorieux de combats ou boucler les quêtes vous fera gagner des points d’expérience indispensables pour l’amélioration des caractéristiques de Geralt. En plus d’une vitalité accrue, chaque changement de niveau est symbolisé par l’acquisition d’un point de Talents, à dépenser dans l’une des trois voies (en plus de l’entraînement) prévues : art de l’épée, alchimie ou magie. La première fait la part belle aux compétences du combats au corps à corps et favorisera votre maîtrise de l’épée. L’alchimie au contraire privilégiera les potions et bombes pour une approche moins directe des combats. La magie, enfin, permet un parfait équilibre entre corps à corps et distance en perfectionnant chacun des signes. Si l’amélioration des compétence de Géralt lors d’un changement de niveau est assez limitée, notre héros peut évoluer de diverses autres manières, à commencer par les mutagènes, des agents très puissants que l’on peut créer ou récupérer dans des coffres ou ennemis et qui permettent de tirer le maximum des compétences. L’alchimie, avec ses bombes et potions, est une alliée à ne pas négliger, tout comme l’amélioration des armes. Géralt peut demander au forgeron de lui créer diverses lames et armures en fonction des objets en sa possession, mais ce dernier peut également perfectionner son équipement en fonction des emplacements de runes et améliorations disponibles. Bref, l’ensemble est assurément très riche et complet mais aussi et surtout complexe. Plusieurs heures de jeu vous seront nécessaires avant de comprendre le fonctionnement de toutes ses possibilités et maîtriser la configuration de touches de la manette, mais quel pied passé ce douloureux cap ! En revanche, si l’on se fait assez vite au gameplay, difficile de trouver l’interface des menus particulièrement ergonomique. Ces derniers sont assez confus et très peu lisibles. Dommage !

Enfin, le dernier point à aborder dans cet article, et sans doute le plus attendu des possesseurs de PC, concerne bien évidemment la réalisation globale du jeu. Inutile de faire durer le suspense plus longtemps : difficile pour un hardware vieux de 6 ans de rivaliser avec un PC à la pointe de la technologie. Par conséquent, il existe un fossé entre les deux versions, sans que cela signifie pour autant que cette version console soit visuellement honteuse. Là ou un Risen avait eu beaucoup de mal à digérer le changement de machine, The Witcher s’en tire globalement avec les honneurs. Les textures sont assez grossières, la résolution globale assez faiblarde, le clipping, tearing et aliasing assez présents, mais l’ensemble est sauvé par une direction artistique irréprochable. Les environnements sont imposants et variés, la modélisation des personnages très réussie. Si les animations manquent encore un peu de naturel, l’ensemble se révèle suffisamment fluide pour offrir une excellente expérience de jeu. Si l’on oublie quelques instants la version PC, The Witcher 2 est incontestablement l’un des plus beaux RPG actuellement disponibles sur la machine de Microsoft. Pour ne rien gâcher, à cette réalisation graphique de qualité vient s’ajouter une bande son largement à la hauteur. Un poil en dessous, de par leur irrégularité, les doublages en français sont dans l’ensemble assez honnêtes. Toutefois, c’est surtout la variété des bruitages et surtout l’excellence des musiques que l’on retiendra. Les développeurs ont fourni dans ce domaine un excellent travail 

En résumé !

Test de The Witcher 2 : Assassins of Kings sur Xbox 360

Test Xbox 360 The Witcher 2 : Assassins of Kings : L'année 2012 commence comme la précédente s'est terminée pour les amateurs de jeux de rôle ! Alors que Dark Souls et surtout Skyrim ont mis tout le monde d'accord fin 2011, la machine de Microsoft débute l'année en fanfare avec les sorties quasi...
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