Test de Thor : Dieu du Tonnerre

Les super héros ont souvent été mieux lotis au cinéma que dans nos jeux vidéo. D’un côté, les films disposent de moyens énormes, de l’autre, les jeux sont développés dans l’urgence avec des budgets relativement réduits (attention on parle ici d’adaptations de films, rien à  voir avec Batman Arkham Asylum). Détenteur de la licence Marvel depuis quelques années, SEGA n’a jamais réussi à  relever le niveau. Aujourd’hui, l’éditeur a confié à  Liquid Entertainment le soin de faire de Thor un héros de jeu vidéo digne de ce nom.

Autour du film

Contrairement au film, le jeu ne se passe à  aucun moment sur Terre. Thor, dieu nordique du tonnerre, doit se rendre dans plusieurs mondes afin d’affronter différents ennemis et ainsi d’arrêter l’invasion d’Asgard. Le scénario est assez basique mais a le mérite d’être inédit, et de proposer nombre de références destinées aux fans du comic book. Niveau interprétation, le film semble là  encore bien loin. Si la version originale bénéficie de la participation de Chris Hemsworth qui incarne Thor dans le film, le doublage français tombe très vite dans le kitsh. Dommage car les autres acteurs sont crédibles. Reste une histoire qui ne parvient pas vraiment à  captiver et qui donne au jeu l’apparence d’une banale succession de missions.

Melting pot vidéoludique

Thor : Dieu du Tonnerre fait penser à  un mélange entre God of War (pour le gameplay), World of Warcraft (pour l’univers), et Gears of War (pour le design de certains ennemis), sans jamais atteindre le niveau de l’un d’entre eux. Il est ici question d’un Beat‘em All tout ce qu’il y a de plus classique et linéaire. à quelques exceptions près, le titre suit le schéma suivant : couloir, boss, couloir, boss, etc… Sans relâche, Thor tue ses ennemis les uns après les autres, et pille des vestiges sur son chemin afin de récupérer des points de vie, de pouvoir, et de courage. Ces derniers peuvent être utilisés pour augmenter les pouvoirs du héros (foudre, vent, etc…), et améliorer les capacités de son marteau Mjolnir. Le côté grand spectacle de certains de ses concurrents manque terriblement à  Thor, ce qui est assez paradoxal vu le film dont il s’inspire.

à Thor et à  travers

Techniquement, et même s’il utilise l’Unreal Engine, le jeu n’a là  encore rien d’épique. Il propose pourtant des décors variés et détaillés. Mais tout un tas de problèmes viennent gâcher cette bonne impression : animations saccadées, gros ralentissements, problèmes de synchronisation labiale et d’affichage de textures, etc… Le pouvoir du Dieu du tonnerre est tel qu’il fait même planter régulièrement la console. Sans oublier la caméra qui a la fâcheuse tendance à  se placer au mauvais endroit. Vous l’aurez compris, ce jeu ne donne pas vraiment envie de s’y attarder. Pour le coup de foudre, il faudra aller voir ailleurs.

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