Test de Trine

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Trine ne s’embarrasse pas d’un scénario complexe. Puisant allègrement dans les clichés de l’heroïc-fantasy, l’histoire met en scène un trio d’aventuriers parti à  la recherche d’un artefact mystique. Nos trois héros vont ainsi traverser tous les décors typiques d’un univers médiéval fantastique : forêt lugubre, donjons tortueux, mines abandonnées, etc. à la manière d’un conte, une voix « so british » nous dicte l’aventure entre deux niveaux. On imagine alors presque un vieux bonhomme au coin du feu, fumant sa pipe avec un grand livre poussiéreux sur les genoux. Bref, ces petits détails mettent immédiatement dans l’ambiance.


Le trio à  tout faire

Non contente de nous offrir une technique éblouissante, l’équipe de Frozenbyte a su astucieusement tirer parti du moteur 3D utilisé. En solo, on dirige les trois héros à  la fois en passant de l’un à  l’autre d’une simple pression sur une touche. Bien entendu, chaque personnage se dote de capacités propres. La voleuse excelle dans les sauts et peut se suspendre à  n’importe quelle surface en bois. Son arc lui permet également d’affronter les ennemis à  distance. Le chevalier quant à  lui est la brute du groupe. Aucune créature ne résiste à  son épée et son bouclier, mais sa capacité de mouvement est plus limitée. Le magicien, enfin, ne possède aucune arme, mais peut déplacer les objets à  distance et faire apparaître à  volonté des caisses et des planches. Bref, chacun a sa place et s’avère indispensable dans la progression.

Little Big Gauntlet

Une progression par ailleurs semée d’embûches, tant les niveaux s’avèrent tortueux et remplis de pièges en tout genre. C’est sur ce point précis qu’apparaît d’ailleurs l’autre grande qualité de Trine : un moteur physique ingénieusement utilisé. Ainsi, de nombreuses énigmes vous demandent de déplacer des objets pour créer un contre poids ou encore briser une barrière. à la manière de Little Big Planet, la gestion de la physique est donc un élément capital du jeu. Le titre mélange avec brio la plateforme, la réflexion et de nombreux combats, malheureusement pas toujours réussis. En effet, la pauvreté du bestiaire (composé à  90% de squelettes) débouche sur des affrontements répétitifs où le matraquage de touche est trop souvent de rigueur. Une petite faute de goût que l’on pardonne aisément, en regard de la qualité globale du jeu.