Test de Twisted Metal

Note des lecteurs0 Note
0
6.7

Rarement citée avec nostalgie par les joueurs européens, Twisted Metal est pourtant une licence historique de la marque PlayStation. En activité depuis 1995, il s’agit tout simplement de la série exclusive aux consoles Sony la plus ancienne. Annoncé durant l’E3 2010, ce reboot avait donc de quoi plaire et attirer même si le succès en Europe est incertain. Développé par le studio Eat Sleep Play de David Jaffe, ce nouvel épisode a de quoi attirer l’attention. Car en plus de travailler sur la série depuis sa création, ce dernier est également une des têtes pensantes derrière God of War. Et vu l’univers et la violence de ce Twisted Metal, cela n’a rien de vraiment surprenant.

Le jeu offre en effet un mode Histoire dont la noirceur peut surprendre des joueurs qui ne s’y attendraient pas. Organisée par le mystérieux et non moins inquiétant Calypso, le Twisted Metal est une série d’épreuves dont le gagnant verra son vœu, même le plus fou, exaucé. Cette campagne montre donc les motivations derrière la participation à  la compétition de trois personnages. Histoire de donner le ton, le clown psychopathe Sweet Tooth souhaite par exemple que Calypso l’aide à  mettre la main sur la seule victime qui lui a échappé, sa propre fille… Et sans gâcher la surprise à  ceux qui s’essayeront au jeu, il convient de dire que les dénouements sont étonnants et justifient la poignée d’heures passée à  traverser cette campagne.

Sweet Tooth

Un mode histoire bien présent donc mais qui se résume finalement à des affrontements avec quelques cinématiques. Mais elles ont le mérite d’être là et de donner un peu de profondeur à chacun des personnages.

Un jeu qui mise aussi sur le multi

Cela dit, il ne faut pas s’attendre à  des épreuves intrinsèquement liées au scénario. Ce dernier se résume en fait à  quelques cinématiques qui se débloquent au fur et à  mesure de la progression. L’essentiel de l’intérêt de ce Twisted Metal réside par ailleurs dans le multi. Les développeurs l’ont bien compris et ont intelligemment inclus de nombreuses possibilités de jouer à  plusieurs. La campagne peut être intégralement faite en coopération via un écran splitté. Pour les parties plus compétitives, l’écran partagé est également disponible, au même titre que la LAN ou le jeu en ligne. Du point de vue de la réalisation, la production de Eat Sleep Play ne pousse pas la PS3 dans ses derniers retranchements.

Sacrifier la beauté du jeu pour garantir l’efficacité du gameplay était sans doute nécessaire. Et si les parties restent globalement fluides, y compris à  plusieurs, il est tout de même possible de noter quelques rares ralentissements lors des passages les plus chaotiques. à noter également que le titre souffre de quelques bugs de caméra et de son. Bien qu’ils ne soient pas rédhibitoires, il n’en sont pas moins perceptibles. De son côté, la bande originale sert efficacement le titre.

Pleine de morceaux licenciés (Rob Zombie, N.W.A., Judas Priest, Iggy Pop, etc…) elle colle parfaitement à  l’ambiance et contribue à  donner envie de tirer sur tout ce qui bouge (et même sur ce qui ne bouge pas).

Un Gameplay où on mise sur la destruction

Pour ce qui est du gameplay en lui-même, Twisted Metal pourrait être comparé à  une version trash de Destruction Derby, se déroulant sur de vastes cartes remplies d’éléments destructibles.

Qu’il s’agisse des courses ou des diverses épreuves de destruction, le but plus ou moins direct est d’annihiler les autres concurrents. Pour ce faire le joueur dispose d’un arsenal embarqué ainsi que d’armes à  récupérer en chemin.

Et autant dire que les fans de conduite pure à  la Gran Turismo peuvent passer leur chemin. Avec des véhicules dont le comportement fait penser à  des jouets, le gameplay n’est pas réaliste pour deux sous.

Il propose cependant une expérience de type arcade très énergique et agréable à  prendre en main, pour peu que l’on sache à  quoi l’on s’expose. Cela dit, et même si Twisted Metal est un jeu bourrin qui s’assume, le fait de rentrer dans le tas et de canarder tout ce qui bouge peut s’avérer répétitif au bout de quelques heures de jeu.

Twisted Metal reste dans son style glauque que l'on a pu connaître sur Playstation 1 mais un peu trop. On reste sur un concept lassant à la longue et surtout une technique un peu dépassé pour l'époque. De plus, les graphismes sont un peu brouillon.
Graphisme
5.5
Jouabilité
7.5
Durée de Vie
7
Scénario
6
Bande-Son
7.5
Note des lecteurs0 Note
0
Une excellente bande son
Un bon mode multi avec écran splitté
Un scénario qui a le mérite d'exister
Des graphismes brouillons
Un mode solo trop court
6.7