Test de Virtua Tennis 2009 sur Xbox 360

Alors que Roger Federer est enfin devenu le plus grand joueur de tennis de tous les temps en égalant le record de Pete Sampras, mais en s’imposant dans les quatre tournois du grand chelem, Sega offre aux consoles haute définition un nouvel épisode de sa célèbre franchise Virtua Tennis. Jeu, set et match ?

Dimanche 7 juin 2009, Roger Federer terrasse sur le court Philippe Chatrier le suédois Robin Soderling en trois petits sets et entre un peu plus dans la légende du tennis en venant à hauteur de l’américain Pete Sampras et ses quatorze tournois du grand chelem remportés, à la différence que le Suisse est parvenu à s’imposer sur les quatre surfaces. Cette carrière incroyable, Sega vous propose de la revivre avec la cuvée 2009 de son célèbre Virtua Tennis. En effet, placé dans la peau d’un rookie que vous aurez créé de toutes pièces, vous devrez gravir un à un les échelons qui conduisent vers la gloire. Un travail de longue haleine qui vous demandera un investissement conséquent. Explications !

Alors que l’on attend la première apparition du géant américain Electronic Arts dans le domaine du tennis pour le courant de l’année 2009 avec Grand Chelem Tennis, Sega profite de l’engouement suscité par les internationaux de France et Grande-Bretagne pour nous proposer un nouveau Virtua Tennis. Annoncé quelques semaines seulement avant son apparition dans les rayons, ce nouvel opus parvient-il à renouveler la franchise ou se repose t-il au contraire sur ses lauriers, se contentant d’un simple rafraîchissement de son contenu ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet et découvrir en détails les nombreuses qualités du titre, attardons-nous quelques instants sur son casting qui offre quelques unes des plus grandes stars de la discipline. Première constatation, comme le troisième opus de la franchise, le tennis féminin semble légèrement mis en retrait avec un nombre de joueuses professionnelles moins élevées que les athlètes masculins. Galanterie oblige, Virtua Tennis 2009 propose ainsi neuf joueuses parmi lesquelles on retrouve Venus Williams, Ana Ivanovic, Svetlana Kuznetsova, Amélie Mauresmo (cherchez l’erreur), Maria Sharapova, Anna Chakvetadze, Daniela Hantuchova, Nicole Vaidisova et la retraitée Lindsay Davenport. Le plateau est un peu plus relevé du côté masculin avec la présence des quatre meilleurs joueurs du monde : Rafael Nadal, Roger Federer, Andy Murray et Novak Djokovic. Andy Roddick, David Nalbandian, James Blake, David Ferrer, Mario Ancic, Tommy Haas et Juan Carlos Ferrero viennent compléter un panel où l’on ne compte aucun joueur français et ce en dépit du nombre élevé de tricolores dans le classement ATP des vingt meilleurs joueurs mondiaux. D’autres joueurs cachés viennent compléter cette galerie déjà suffisamment garnie, parmi lesquels on retrouve le redoutable duo formé par Duke et King (ceci n’est pas un spoiler puisque la présence de ce couple infernal est confirmée par les succès du jeu) et d’autres surprises que je vous laisse le soin de découvrir. Au final, avant même de prendre la raquette, le joueur se trouve en terrain connu avec une brochette de joueurs qui peine à surprendre, se contentant d’afficher des valeurs sûres. L’essentiel n’est pas là de toute façon puisque la plus grande majorité de votre temps de jeu, vous le passerez dans le tour mondial dans la peau d’un personnage inconnu puisque spécialement créé par vos soins pour les besoins du jeu. En effet, comme c’est désormais le cas dans chaque nouvel épisode de la franchise, cette cuvée 2009 est principalement articulée autour d’un mode World Tour, que l’on pourrait assimiler à un mode carrière, quelque peu revu depuis la dernière apparition de la licence sur Xbox 360. Ainsi, comme dans le précédent volet, le joueur passe ses premières minutes de jeu dans l’indispensable phase de création de son joueur de tennis et les outils de personnalisation offerts pour cela surprennent par leur richesse. En plus du sexe, de la couleur de peau, de la taille, du poids, de la musculature, de la coupe et la couleur des cheveux, l’on peut personnaliser l’apparence physique de son avatar en intervenant sur pratiquement chaque partie du visage, de la taille des yeux à la largeur des mâchoires en passant par les joues ou encore le nez, la bouche, le front ou les oreilles. Les options sont vraiment nombreuses et auraient du permettre des créations réalistes proches de modèles vivants modélisés pour l’occasion. Malheureusement, le rendu final sera bien loin du résultat escompté et qu’il s’agisse des personnages masculins ou féminins, tous surprendront par leur laideur. Alors que Virtua Tennis 3 offrait des créations originales visuellement intéressantes, ce cru 2009 donne le ton dès l’apparition des personnages servant de base à la création de votre pendant vidéoludique : moches, sans personnalités, trop ressemblant, le constat n’est guère encourageant et s’il est bien évidemment possible d’améliorer le résultat en passant de longues minutes dans la phase de création, autant ne pas vous cacher que le rendu final ne cassera pas des briques. Quelques parties en ligne contre des créations originales permettent de constater les trop nombreuses lacunes des options de personnalisation et l’improbable apparence obtenue. Vraiment dommage !

Pour le reste, l’on retrouve un mode World Tour qui ne dépaysera pas les habitués de la franchise mais qui propose quelques nouveautés ou changements plus ou moins bienvenus. Tout d’abord, c’est dans ce mode carrière qu’il vous faudra faire vos preuves et vous imposer dans une hiérarchie amateur avant de défier les professionnels du tennis. Le planning s’annonce chargé et gravir les 100 marches vers la place de numéro 1 mondial amateur puis pro vous demandera énormément de temps et de participations aux divers tournois, chaque compétition ne vous faisant avancer que de quelques places à chaque fois. Ainsi, après deux saisons et demi, durant lesquelles il faut encore apprendre à gérer fatigue et entrainement, votre serviteur ne pointe qu’à la 39e place du classement amateur. Autant dire que la durée de vie de cette cuvée 2009 est tout simplement exceptionnelle. Certes, il est bien possible de grimper dans l’élite plus rapidement, mais cela serait faire offense à la philosophie du jeu qui est d’apprendre à gérer une vraie carrière, avec ce que cela sous entend de gestion de l’effort. Il ne faudra donc pas négliger votre barre d’endurance et prendre le repos nécessaire, voire carrément partir en vacances pour recharger vos batteries et éviter la blessure. Les entrainements quant à eux permettent d’améliorer son avatar dont les performances par défaut sont déjà très bonnes. En effet, malgré un degré de difficulté qui va crescendo à mesure que l’on accède à des tournois de plus en plus difficiles, le joueur est rarement mis en difficultés et les victoires s’enchaînent alors inlassablement. Pourtant, l’amélioration de son joueur est indispensable et passe par différents moyens : l’école du tennis, les matchs d’entraînements et bien évidemment les mini-jeux, douze au total que l’on débloque à mesure que l’on progresse et qui regroupe les grands classiques à côté de petits nouveaux drôles et originaux. Si les habitués de Virtua Tennis ne trouveront jusque là aucune différence avec les précédents opus, force est de constater que l’amélioration a néanmoins été simplifiée puisque il n’est plus question de faire grimper jusqu’au niveau 20 en cumulant de l’expérience chaque domaine de votre jeu. Désormais, seuls trois domaines évoluent : le jeu fond de court, le jeu de jambes et votre technique et enfin le service et la volée. Une barre se remplit alors à mesure que vous empochez de l’expérience dans l’un de ces trois domaines débloquant divers styles de jeu indispensables pour personnaliser votre joueur : pro sur terre battue, revers ou coup droit puissant ou encore attaque redoutable sont autant de qualificatifs que vous pourrez donner à votre avatar. Cela a -il une incidence sur votre style de jeu ? Difficile après plusieurs essais d’y voir la moindre différence… Enfin, le mode World Tour accueille en plus des traditionnels tournois d’autres compétitions plus originales comme les galas de charité où le déguisement est indispensable, tandis que l’on pourra participer à des matchs sponsors voire carrément être convoqué à la coupe Davis ou Fed Cup (dont c’est la première apparition dans la franchise). Long et intéressant, bien qu’un peu trop facile, le mode World Tour est toujours aussi complet et agréable à joueur.

Pourtant, en dépit d’une longévité de longue haleine, les options de jeu ne s’arrêtent pas en si bon chemin et le menu principal du titre offre d’autres options comme le mode Jouer, lequel permet alors de prendre part à un tournoi ou match d’exhibition dont on peut modifier les paramètres. Les douze mini-jeux sont bien évidemment accessibles et jouables à quatre simultanément. Enfin, le mode Arcade est une compétition qui vous demandera de vous imposer dans cinq tournois consécutifs. Bien évidemment, les développeurs n’ont pas oublié les options en ligne, déjà présentes dans le troisième opus, et le mode Xbox Live vous permettra de prendre part à des matchmakings, seul ou en couple, pour des simples ou doubles sans enjeu en match ou mini-jeu. Le vrai challenge sera accessible par le biais du mode World Tour avec la présence des parties classées, tournois ou matchs simples, dont chaque victoire vous rapportera les points nécessaires à gravir les échelons de l’élite mondiale. Ce mode est toujours aussi accessible et l’on constate dans l’ensemble beaucoup moins de lag que dans Virtua Tennis 3. Un bon point donc !

Maintenant que nous avons fait le tour du contenu, il est temps de tenir quelques mots sur le gameplay du jeu, qui là aussi ne surprendra plus les habitués de la franchise. Contrairement à Top Spin dont la philosophie était de proposer une simulation exigeante demandant énormément d’entraînement avant de maîtriser son joueur, cet opus se veut cent pour cent arcade avec une prise en main quasiment immédiate, des déplacements rapides et des gestes spectaculaires qui sortent seuls de votre raquette. Ainsi, seules trois touches sont requises pour espérer gagner vos matches : le A pour les lift, le X ou B pour les slices et enfin le Y pour le lob. Bien évidemment l’on retrouve quelques subtilités comme les services à la cuillère avec le stick analogique et Y ou encore l’amorti qui demande une manipulation bien précise. Pour le reste, il suffira de préparer son coup longtemps à l’avance pour que votre joueur face parler la poudre. Spectaculaire et accessible, le gameplay de ce cru 2009 se débarrasse de la grosse lacune de son prédécesseur : les incessants plongeons des joueurs masculins, désormais remplacés par une petite animation beaucoup moins pénalisante. Les différences entre les surfaces se sont ressentir, du moins entre terre / gazon et synthétique tandis que l’on regrette l’absence de la fatigue en cours de parties, comme c’est pourtant le cas dans Top Spin. Pour le reste, l’on se trouve face à du pur Virtua Tennis et une approche qui pourrait bien ne pas plaire à tout le monde. Néanmoins, quatrième opus oblige, je pense que les joueurs intéressés par ce titre savent où ils mettent les pieds et qu’il est inutile d’entrer de nouveau dans le débat Top Spin vs Virtua Tennis !

Enfin, pour terminer ce compte rendu sur le jeu, attardons nous quelques instants sur sa réalisation graphique, technique et sonore. Ainsi, sur un plan purement visuel, et comme ses prédécesseurs, le titre souffre d’une modélisation peu réaliste des joueurs, qu’ils soient professionnels et que l’on reconnaît tant bien que mal ou amateurs et qui surprennent par leur laideur. On se demande encore comment les développeurs ont pu laisser passer un moteur de création aboutissant à de telles horreurs. Bref, inutile de nous attarder davantage sur cette énorme lacune, d’autant plus que le jeu offre heureusement des courts visuellement bien plus classes. Certes le public n’y est pas des plus expressifs mais l’ensemble visuel reste de très bonne facture avec des courts originaux et parfaitement modélisés. En revanche, certaine couleur de surface sont bien trop flashy et y distinguer correctement la balle devient parfois franchement difficile. Arcade ok, mais pas au point de gêner le gameplay non plus ! Au niveau des athlètes, les animations sont variées, spectaculaires et réalistes, mais l’on regrette, à la différence de Top Spin 3, que les vêtements ne soient pas réactifs au souffle du vent ou que la sueur ne fasse pas son apparition sur le visage des joueurs. Sur ce plan, le titre de PAM conserve une longueur d’avance ! Enfin, en ce qui concerne la bande-son, énormément de travail reste à accomplir par les développeurs pour nous offrir une ambiance digne de ce nom. Entre des voix françaises étranges, des musiques arcade peu inspirées et un public réaliste mais trop mou, difficile de se passionner pour ce qui est proposé sur le plan sonore…

En résumé !

Test de Virtua Tennis 2009 sur Xbox 360

Test Xbox 360 Virtua Tennis 2009 : Alors que Roger Federer est enfin devenu le plus grand joueur de tennis de tous les temps en égalant le record de Pete Sampras, mais en s'imposant dans les quatre tournois du grand chelem, Sega offre aux consoles haute définition un nouvel épisode...
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