Test de Yakuza Like a Dragon : un virage surprenant !

La série Yakuza est de retour avec son septième épisode qui est juste appelé Like a Dragon en Europe mais qui porte bel et bien le chiffre au Japon : Ryû ga Gotoku 7. On n’est donc pas sur un pin off de la licence bien au contraire par contre, il faut s’habituer à 2 changements de taille qui viennent bouleverser le style du jeu. Tout d’abord, c’est l’arrivée d’un nouveau personnage principale puisque Kazuma Kiryu a pris sa retraite avec Yakuza 6. C’est donc l’arrivée d’Ichiban Kasuga qui est un Yakuza fort sympathique. Au niveau de la trame scénaristique, on se retrouve forcément dans la famille mafieuse dont on parlera plus tard dans le test. En tout cas, on constatera avec plaisir un savoureux mélange d’humour et d’émotions fortes qui vont faire la force des prochains Yakuza. La saga éditée par Sega a encore de bons restes dans les jeux d’action-aventure tout en proposant un style RPG plutôt innatendu.

Le début d’une nouvelle saga ?

En effet, comme je vous l’ai dit dans l’intro Yakuza 6 a signé la fin du Dragon de Dojima et c’est donc Ichiban Kasuga qui va devoir le remplace, il est un membre du clan Tojo et vient de sortir de prison après y avoir été enfermé durant 18 ans tout de même ! Autant dire qu’il a de l’expérience en tant que gangster et son retour dans la vie civile découvrant qu’il a été trahi par une personne qu’il considère comme son père, le chef de la famille Arakawa, ce jeune Yakuza part en quête de réponses. On retrouve les traits principaux de la plupart des histoires des Yakuza avec le principe de loyauté se mêlant à un personnage qui souhaite devenir un héros auprès de ses proches. On accroche alors facilement au personnage et on s’attache facilement à lui.

On se retrouve donc avec scénario très bien construit qui varie entre humour et sérieux en fonction des situations que l’on va rencontrer. On sent particulièrement l’influence des films de gangsters mais aussi le théâtre Kabuki. On a clairement une atmosphère loufoque mais avec des phases de narrations profondes et réfléchies apportant des rebondissements, des trahisons et quelques autres révélations très intéressantes. Bref, les joueurs qui aiment les histoires vont être servis dans ce jeu vidéo.

Les cinématiques sont elles aussi à la hauteur du jeu vidéo et même du cinéma avec une réputation qui n’est plus à faire pour les studios Ryu ga Gotoku. Pour l’occasion, des acteurs de renom ont été choisi comme Kaiji Tang, Shinichi Tsutsumi, Greg Chun, George Takei, Elizabeth Maxwell et Andrew Morgado. Un nombre d’acteur impressionnant permettant d’interpréter chaque personnage avec une histoire d’environ 40 heures et même plus si on prend son temps qui nous plonge dans la légende d’un nouveau dragon.

Exploration de nouveaux territoires

Pour les connaisseurs de la saga Yakuza, il y a 2 villes qui sont fortement liées à l’histoire des jeux accompagnées de 2 quartiers que sont Tokyo et Osaka avec respectivement Kamurocho et Sotenbori. Ils ne sont pas laissés à l’abandon dans cet épisode mais Sega en profite pour explorer de nouveaux lieux avec une nouvelle ville ainsi qu’un nouveau quartier : Yokohama et le quartier de Isezaki Ijincho. C’est une ville portuaire qui se trouve au sud de Tokyo qui est clairement immense avec une reproduction à l’échelle 1:1 permettant de se plonger encore plus facilement dans l’univers tellement complet et réaliste.

De plus, c’est un nouveau territoire qui apporte son vent de nouveauté. Yokohama est une ville avec de nombreux paysages à découvrir, des architectures variées et aux lieux pour le moins surprenant par moment.

On découvre donc une ville très bien construite qui nous amène dans les différentes rues et ruelles qui ont un très beau design avec une luminosité travaillé que ce soit durant la journée ou la nuit. Néanmoins, on ressent une saturation de la lumière du jour qui est dérangeante et le comportement des citoyens est à revoir avec des mouvements très répétitifs mais ce n’est qu’un détail qui ne vient pas gâcher le gameplay, on a le droit à une expérience de jeu vraiment optimale que j’espère retrouver sur les consoles next-gen qui devraient surtout corriger les temps de chargement que l’on ne souhaite plus voir.

Une révision complète de la saga ?

Sega a décidé de prendre des risques et de ne pas rester sur ces acquis en modifiant la formule que l’on connaît depuis maintenant 6 opus. En effet, Yakuza : Like a Dragon laisse tomber le côté Beat’em All pour s’aventurer dans les combats au tour par tour et c’est plutôt réussi même si cela peut déplaire à une partie de la communauté. On se retrouve avec des combats dynamiques attrayants tout en apportant un aspect bien plus stratégique. Le personnage principal ne se bat plus seul mais bien souvent en équipe en s’entourant d’alliés.

On ne va donc plus utiliser la force brute mais la stratégie qui s’accompagne par une orientation très RPG sans pour autant être statique dans les phases de combat qui s’avèrent être très dynamiques. On se retrouve avec des séquences d’action et de réflexion grâce à l’ajout de QTE fréquent dans ce style de jeu. Forcément, on apprécie ou pas mais cela permet de garder le style tellement particulier de Yakuza.

Mais cela apporte aussi un problème que l’on rencontre souvent dans ce genre de jeu qui vient de la répétition des actions dans les phases de combat qui viennent juste nous frustrer finalement, c’est presque dommage et je me demande sincèrement de quelle manière le studio aurait pu éviter cette répétition de phase surtout que l’on se retrouve aussi face à des mastodontes qui vont nous obliger de revenir sur une sauvegarde passée et de farm pour réussir à les vaincre.

Par contre, on se rend rapidement compte que les personnages disposent de métier qui sont l’équivalent des classes dans un jeu de rôle classique qui apportent des modifications au niveau des stats et donnent des compétences spécifiques. On rencontre alors des personnages avec des prédispositions en fonction de leur métier et des armes pour s’équiper. Je pense à un téléphone par exemple comme katana, je vous laisse découvrir ce personnage en particulier. Vous l’aurez compris que les métiers ont une grande importance et qu’en changer viendra à revenir à zéro comme dans la vraie vie en quelques sortes. Tout comme dans de nombreux jeux de rôle, le lien entre Ichiban et les membres du gang a son importance. Il ne faudra pas hésiter à discuter avec les autres pour tisser des liens forts permettant d’être plus en accord lors des phases de combats par exemple en donnant des attaques combinées surpuissantes.

Finalement, Yakuza : Like a Dragon est clairement surprenant et même déstabilisant. Le studio Ryu Ga Gotoku arrive à nous plonger dans l'univers de la mafia japonaise avec des mécaniques des meilleurs RPG qui nous font oublier le Beat'Em All tant apprécié. Malgré tout, cela donne aussi les défauts que l'on connaît à ce genre avec des heures de farms et des phases assez répétitives.
Graphisme
85
Gameplay
70
Scénario
89
Durée de vie
80
Bande Son
80
Note des lecteurs0 Note
0
Une histoire très bien construite digne des meilleurs films
Le personnage principal et ses alliés sont très intéressants
Les combats au tour par tour sont bien dynamiques et tactiques
De magnifiques graphismes avec une belle reconstitution des quartiers
Doublages japonais avec sous titres en français
Très bonne durée de vie du jeu
Farming bien trop présent
Difficulté irrégulière
81