Test Destroy All Humans ! Lâchez le Gros Willy !

Les humains continuent de pousser sur terre comme du chiendent. Heureusement, nos envahisseurs furons préférés, Crypto et Pox, sont déterminés à tout régler en poursuivant sans relâche leur objectif de toujours : éradiquer l’espèce humaine de la surface de la terre. Dans ce troisième opus se déroulant dans le hardcore des années 70, les deux complices sont prêts à subir les pires stigmates, de l’utilisation d’une discothèque à la construction d’un fast-food plutôt atypique…

Ces restaurants sont connus sous le nom de Big Willys, une marque florissante fondée par Pox qui vise à vendre des cerveaux récoltés par Crypto en les transformant en hot-dogs juteux. Mais le colonel Krugin, propriétaire d’une chaîne de restauration rapide concurrente, ne le pense pas, et il fera tout ce qu’il faut pour gagner la guerre alimentaire entre lui et nos deux extraterrestres. Il a commencé par appeler la milliardaire altermondialiste Patty Wurst à les déstabiliser en organisant des manifestations très médiatisées. Ce décor surréaliste permet d’abord un humour, plutôt caustique, qui utilise un langage souvent vulgaire pour saper l’échec de la politique, des médias et de la société en général. Un ton brut qui fait du bien dans un jeu vidéo, mais mérite probablement une note « 16+ » sur Unleash Big Willy plus que son action violente.

Comme les épisodes précédents, l’action comprend une sorte de Grand Theft Auto. Nous voyageons à travers une ville où les piétons et les voitures font des affaires, avec des bonus cachés dans les coins et recoins à explorer, des quêtes secondaires, et plus encore. Sous sa forme extraterrestre, Crypto va rapidement semer la panique, ce qui amènera la police ou l’armée. Mais nos héros ont des actions de grande envergure pour se protéger et éradiquer les nuisibles humains. Pouvoirs mentaux (hypnose, télépathie, prise de contrôle du corps…), armes (sonde anale, désintégrateur, flingozombie…) et véhicules. Des OVNIS, des jetpacks, bien sûr, et Big Willie, un portrait de restaurant géant qui peut détruire des bâtiments entiers comme les guimauves géantes à la fin de Ghostbusters. Tous servent à remplir des missions aux objectifs assez basiques : filer, faire la course, récolter ou détruire, ce qui est vraiment classique. Mais cela a finalement fonctionné et l’incarnation d’un génie maléfique tout-puissant s’est avérée délicieuse.

Malheureusement, ce gameplay est gravement gâché par une forte concentration sur la jouabilité. Réorienter en permanence la caméra avec la Wiimote devient vite un calvaire. A cause de ce problème, le jeu devient parfois trop difficile, alors que l’objectif semble facile à atteindre. Oui, mais c’est la théorie. En pratique, une fois qu’on a maîtrisé la manette, on a passé beaucoup de temps à s’arracher les cheveux (ce qui peut être délicat avec la manette en main). Heureusement pour lui, le vôtre est vraiment bon. Il faut donc s’attaquer au fait de répéter plusieurs fois certains passages, ce qui est frustrant à la longue, d’autant plus qu’il n’y a pas de sauvegardes intermédiaires entre les différentes parties de la tâche.

Ce triste constat vaut aussi pour les graphismes, pas dignes des capacités d’une machine Nintendo. Eh bien, l’environnement est densément peuplé et ouvert (encore une fois, pas tellement, les communautés relativement petites ne sont que progressivement déverrouillées). Mais cela ne justifie pas la bouillie. C’est flou, c’est crénelé, c’est grossièrement modélisé, c’est texturé… Bref, laissons tomber le mot et faisons plus simple : c’est moche. Enfin, terminons ces tours en buggy avec une faible durée de vie, avec un mode multijoueur qui permet à deux joueurs de s’affronter ou de coopérer avec peu d’amélioration. Cependant, abandonner Big Willie n’est pas une mauvaise chose, car son ambiance amusante et son plaisir omniprésent le sauvent. Mais au vu des performances précédentes, on est en droit d’espérer mieux. Espérons que la série PS3/360 En route vers Paname, développée par Sandblast (anciennement Cranky Pants), relève la barre.

En résumé !

Test Destroy All Humans ! Lâchez le Gros Willy !

Les humains continuent de pousser sur terre comme du chiendent. Heureusement, nos envahisseurs furons préférés, Crypto et Pox, sont déterminés à tout régler en poursuivant sans relâche leur objectif de toujours : éradiquer l'espèce humaine de la surface de la terre. Dans ce troisième opus se déroulant dans le hardcore des années 70, les deux complices sont prêts à subir les pires stigmates, de l'utilisation d'une discothèque à la construction d'un fast-food plutôt atypique... Ces restaurants sont connus sous le nom de Big Willys, une marque florissante fondée par Pox qui vise à vendre des cerveaux récoltés par Crypto en les transformant en hot-dogs juteux. Mais le colonel Krugin, propriétaire d'une chaîne de restauration rapide concurrente, ne le pense pas, et il fera tout ce qu'il faut pour gagner la guerre alimentaire entre lui et nos deux extraterrestres. Il a commencé par appeler la milliardaire altermondialiste Patty Wurst à les déstabiliser en organisant des manifestations très médiatisées. Ce décor surréaliste permet d'abord un humour, plutôt caustique, qui utilise un langage souvent vulgaire pour saper l'échec de la politique, des médias et de la société en général. Un ton brut qui fait du bien dans un jeu vidéo, mais mérite probablement une note "16+" sur Unleash Big Willy plus que son action violente. Comme les épisodes précédents, l'action comprend une sorte de Grand Theft Auto. Nous voyageons à travers une ville où les piétons et les voitures font des affaires, avec des bonus cachés dans les coins et recoins à explorer, des quêtes secondaires, et plus encore. Sous sa forme extraterrestre, Crypto va rapidement semer la panique, ce qui amènera la police ou l'armée. Mais nos héros ont des actions de grande envergure pour se protéger et éradiquer les nuisibles humains. Pouvoirs mentaux (hypnose, télépathie, prise de contrôle du corps...), armes (sonde anale, désintégrateur, flingozombie...) et véhicules. Des OVNIS, des jetpacks, bien sûr, et Big Willie, un portrait de restaurant géant qui peut détruire des bâtiments entiers comme les guimauves géantes à la fin de Ghostbusters. Tous servent à remplir des missions aux objectifs assez basiques : filer, faire la course, récolter ou détruire, ce qui est vraiment classique. Mais cela a finalement fonctionné et l'incarnation d'un génie maléfique tout-puissant s'est avérée délicieuse. Malheureusement, ce gameplay est gravement gâché par une forte concentration sur la jouabilité. Réorienter en permanence la caméra avec la Wiimote devient vite un calvaire. A cause de ce problème, le jeu devient parfois trop difficile, alors que l'objectif semble facile à atteindre. Oui, mais c'est la théorie. En pratique, une fois qu'on a maîtrisé la manette, on a passé beaucoup de temps à s'arracher les cheveux (ce qui peut être délicat avec la manette en main). Heureusement pour lui, le vôtre est vraiment bon. Il faut donc s'attaquer au fait de répéter plusieurs fois certains passages, ce qui est frustrant à la longue, d'autant plus qu'il n'y a pas de sauvegardes intermédiaires entre les différentes parties de la tâche. Ce triste constat vaut aussi pour les graphismes, pas dignes des capacités d'une machine Nintendo. Eh bien, l'environnement est densément peuplé et ouvert (encore une fois, pas tellement, les communautés relativement petites ne sont que progressivement déverrouillées). Mais cela ne justifie pas la bouillie. C'est flou, c'est crénelé, c'est grossièrement modélisé, c'est texturé... Bref, laissons tomber le mot et faisons plus simple : c'est moche. Enfin, terminons ces tours en buggy avec une faible durée de vie, avec un mode multijoueur qui permet à deux joueurs de s'affronter ou de coopérer avec peu d'amélioration. Cependant, abandonner Big Willie n'est pas une mauvaise chose, car son ambiance amusante et son plaisir omniprésent le sauvent. Mais au vu des performances précédentes, on est en droit d'espérer mieux. Espérons que la série PS3/360 En route vers Paname, développée par Sandblast (anciennement Cranky Pants), relève la barre.
0
Awful
Points Positifs :
Points Négatifs :

Also Check Out

0

    Leave a Reply

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    Gameplay
    Graphics
    Longevity
    Thanks for submitting your rating!
    Please give a rating.

    Thanks for submitting your comment!