Test Disney Afternoon Collection : la bonne compilation rétro

C’est une tendance particulièrement courante ces dernières années de miner d’anciens jeux pour les rendre disponibles dans des compilations plus ou moins légales. Étonnamment, Disney et Capcom n’ont pas pris le train en marche avec leurs catalogues de la NES. Avec la Disney Afternoon Collection, les dégâts sont réparés et la nostalgie est là.

Je parle d’une époque où les moins de 30 ans ne connaissent pas, un gamer et fan de Disney qui est souvent synonyme de douleur vidéoludique. Mais n’allez pas croire qu’on ne s’est pas amusé à jouer à Tic and Tac, Uncle Piscous, ou encore le justicier Myster Mask, mais comme ces jeux sont corsés, il va falloir souvent vous accrocher les nerfs. La bonne chose à propos de l’innocence juvénile est qu’une fois que vous avez trouvé un personnage que vous aimez, il est facile de le satisfaire.

Forcément, nous nous sommes retrouvés face à la Disney Afternoon Collection avec un brin de nostalgie, une compilation de 6 jeux Disney initialement sortis sur NES. Derrière ce titre se cache en réalité une méthode qui ne fournit qu’un moyen d’extraire des jeux des dessins animés diffusés à la télévision dans les années 90 : ainsi, on retrouve DuckTales (1989) et DuckTales 2 (1993) extrait de La Bande à Piscou, TaleSpin (1991) Adapté de Super Baloo, Darkwing Duck (1992) avec Myster Mask, et enfin Chip’n Dale Rescue Rangers (1990) et Chip’n Dale Rescue Rangers 2 (1993), adapté de la série Tic et Tac : Rangers of Risk.

Remake rétro

Produite par Digital Eclipse, à qui l’on avait déjà attribué le succès de Mega Man Legacy Collection en 2015, la collection adoptait une approche similaire : le biais de portage n’est pas modifié par « l’origine ».Pour ce faire, le studio a utilisé un moteur, à savoir Le moteur Eclipse, qui utilise la ROM originale du jeu comme base principale. C’est pourquoi, pour ces 6 jeux, on a retrouvé le même esprit rétro : l’image est toujours en 4/3 par défaut – on peut la passer en plein écran, mais c’est plutôt moche – le tremblement de l’image est toujours là – surtout en Rolling vertical Stages – Musique 8 bits, même similaire au ralentissement de l’époque… On a souvent le sentiment d’être devant un émulateur amélioré qui offre surtout la meilleure lisibilité de l’écran 16:9 d’aujourd’hui. Bien sûr, tout est optimisé pour les manettes, que ce soit sur console ou sur PC (nous l’avons testé avec les versions PlayStation 4 et PC).

Du coup, les faiblesses des jeux qui existaient il y a 25 ans existent toujours aujourd’hui : un jeu comme TaleSpin, qui, en plus d’être extrêmement difficile, était techniquement et esthétiquement peu développé au lancement, se retrouve avec les mêmes défauts aujourd’hui. Si on se penche sur le cas de DuckTales, on s’aperçoit que la version service de Digital Eclipse est presque plus ludique que le remake sorti en 2013, avec de nouveaux graphismes et autres modifications qui modifient profondément les origines du jeu. On retrouve ici les graphismes et la musique de la version NES et toute l’authenticité du titre culte. Cependant, sur ce titre en particulier, nous avons rencontré des ralentissements qui peuvent être gênants à la longue. Ce problème n’existe pas dans DuckTales 2, mais il est proche de la première partie à tous égards.

L’approche est similaire aux autres « gros » titres de la compilation, à savoir Darkwing Duck et Chip’n Dale Rescue Rangers : le premier est également très difficile, mais son gameplay se rapprochant de Mega Man est tout de même jouissif. Deuxièmement, sa présence est plus remarquée car elle propose à deux joueurs de jouer en même temps, là encore avec toutes les mécaniques de jeu qui étaient très intéressantes à l’époque, ce qui peut aussi irriter le joueur, comme la possibilité d’entraîner ses coéquipiers vers un certain mourir! Sa suite, Chip ‘n Dale Rescue Rangers 2, fait davantage l’objet de rumeurs, mais complète la série : son existence est logique.

Soulagement du masochisme

Connaissant l’écart entre ces jeux et les attentes de la plupart des joueurs, Digital Eclipse a eu la bonne idée de faire un petit ajustement au moment de la compilation. Le premier, classique, est un système de sauvegarde. Cette dernière n’est pas automatique : vous devez vous rendre manuellement dans le menu pour sauvegarder votre progression, car un seul bloc de sauvegarde est disponible par partie.

Un autre ajout qui facilite le jeu est le mode rembobinage, qui vous permet de rembobiner le jeu pour rattraper les erreurs. En plus d’économiser de l’argent, cette fonctionnalité modifie considérablement la difficulté du jeu, pas qu’elle la tue entièrement : si vous pouvez revenir en arrière quelques secondes seulement pour corriger une erreur, vous pouvez également rembobiner un niveau entier, ou même revenir du morte. Quand on a compris le système, on s’en fout de faire des erreurs car on peut les corriger à sa guise : terminer une partie avec une vie est à portée de main.

Cependant, on peut affirmer qu’il est tout à fait possible de n’utiliser ni rembobinage ni sauvegarde pour profiter de la même expérience que la NES. On regrette que la compilation ne propose pas de les désactiver complètement dans les options pour éviter toute tentation.

En résumé !

Test Disney Afternoon Collection : la bonne compilation rétro

C'est une tendance particulièrement courante ces dernières années de miner d'anciens jeux pour les rendre disponibles dans des compilations plus ou moins légales. Étonnamment, Disney et Capcom n'ont pas pris le train en marche avec leurs catalogues de la NES. Avec la Disney Afternoon Collection, les dégâts sont réparés et la nostalgie est là. Je parle d'une époque où les moins de 30 ans ne connaissent pas, un gamer et fan de Disney qui est souvent synonyme de douleur vidéoludique. Mais n'allez pas croire qu'on ne s'est pas amusé à jouer à Tic and Tac, Uncle Piscous, ou encore le justicier Myster Mask, mais comme ces jeux sont corsés, il va falloir souvent vous accrocher les nerfs. La bonne chose à propos de l'innocence juvénile est qu'une fois que vous avez trouvé un personnage que vous aimez, il est facile de le satisfaire. Forcément, nous nous sommes retrouvés face à la Disney Afternoon Collection avec un brin de nostalgie, une compilation de 6 jeux Disney initialement sortis sur NES. Derrière ce titre se cache en réalité une méthode qui ne fournit qu'un moyen d'extraire des jeux des dessins animés diffusés à la télévision dans les années 90 : ainsi, on retrouve DuckTales (1989) et DuckTales 2 (1993) extrait de La Bande à Piscou, TaleSpin (1991) Adapté de Super Baloo, Darkwing Duck (1992) avec Myster Mask, et enfin Chip'n Dale Rescue Rangers (1990) et Chip'n Dale Rescue Rangers 2 (1993), adapté de la série Tic et Tac : Rangers of Risk. Remake rétro Produite par Digital Eclipse, à qui l'on avait déjà attribué le succès de Mega Man Legacy Collection en 2015, la collection adoptait une approche similaire : le biais de portage n'est pas modifié par "l'origine".Pour ce faire, le studio a utilisé un moteur, à savoir Le moteur Eclipse, qui utilise la ROM originale du jeu comme base principale. C'est pourquoi, pour ces 6 jeux, on a retrouvé le même esprit rétro : l'image est toujours en 4/3 par défaut - on peut la passer en plein écran, mais c'est plutôt moche - le tremblement de l'image est toujours là - surtout en Rolling vertical Stages - Musique 8 bits, même similaire au ralentissement de l'époque... On a souvent le sentiment d'être devant un émulateur amélioré qui offre surtout la meilleure lisibilité de l'écran 16:9 d'aujourd'hui. Bien sûr, tout est optimisé pour les manettes, que ce soit sur console ou sur PC (nous l'avons testé avec les versions PlayStation 4 et PC). Du coup, les faiblesses des jeux qui existaient il y a 25 ans existent toujours aujourd'hui : un jeu comme TaleSpin, qui, en plus d'être extrêmement difficile, était techniquement et esthétiquement peu développé au lancement, se retrouve avec les mêmes défauts aujourd'hui. Si on se penche sur le cas de DuckTales, on s'aperçoit que la version service de Digital Eclipse est presque plus ludique que le remake sorti en 2013, avec de nouveaux graphismes et autres modifications qui modifient profondément les origines du jeu. On retrouve ici les graphismes et la musique de la version NES et toute l'authenticité du titre culte. Cependant, sur ce titre en particulier, nous avons rencontré des ralentissements qui peuvent être gênants à la longue. Ce problème n'existe pas dans DuckTales 2, mais il est proche de la première partie à tous égards. L'approche est similaire aux autres "gros" titres de la compilation, à savoir Darkwing Duck et Chip'n Dale Rescue Rangers : le premier est également très difficile, mais son gameplay se rapprochant de Mega Man est tout de même jouissif. Deuxièmement, sa présence est plus remarquée car elle propose à deux joueurs de jouer en même temps, là encore avec toutes les mécaniques de jeu qui étaient très intéressantes à l'époque, ce qui peut aussi irriter le joueur, comme la possibilité d'entraîner ses coéquipiers vers un certain mourir! Sa suite, Chip 'n Dale Rescue Rangers 2, fait davantage l'objet de rumeurs, mais complète la série : son existence est logique. Soulagement du masochisme Connaissant l'écart entre ces jeux et les attentes de la plupart des joueurs, Digital Eclipse a eu la bonne idée de faire un petit ajustement au moment de la compilation. Le premier, classique, est un système de sauvegarde. Cette dernière n'est pas automatique : vous devez vous rendre manuellement dans le menu pour sauvegarder votre progression, car un seul bloc de sauvegarde est disponible par partie. Un autre ajout qui facilite le jeu est le mode rembobinage, qui vous permet de rembobiner le jeu pour rattraper les erreurs. En plus d'économiser de l'argent, cette fonctionnalité modifie considérablement la difficulté du jeu, pas qu'elle la tue entièrement : si vous pouvez revenir en arrière quelques secondes seulement pour corriger une erreur, vous pouvez également rembobiner un niveau entier, ou même revenir du morte. Quand on a compris le système, on s'en fout de faire des erreurs car on peut les corriger à sa guise : terminer une partie avec une vie est à portée de main. Cependant, on peut affirmer qu'il est tout à fait possible de n'utiliser ni rembobinage ni sauvegarde pour profiter de la même expérience que la NES. On regrette que la compilation ne propose pas de les désactiver complètement dans les options pour éviter toute tentation.
0
Awful
Points Positifs :
Points Négatifs :

Also Check Out

0

    Leave a Reply

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    Gameplay
    Graphics
    Longevity
    Thanks for submitting your rating!
    Please give a rating.

    Thanks for submitting your comment!