Test Ghost of Tsushima : Director’s Cut – La version absolue sur PS5 ?

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Après une excellente sortie sur la Playstation 4 il y a un an, Ghost of Tsushima revient avec une version Director’s Cut qui est disponible à la fois sur la Playstation 4, mais aussi sur la Playstation 5. C’est forcément le moment idéal pour se replonger dans cette aventure sur le Japon médiéval qui m’avait déjà conquis à l’époque sur mon test. On va donc revivre les aventures de Jin Sakai et découvrir quelques nouveautés avec même l’ajout d’un arc narratif avec une toute nouvelle zone inédite : l’île d’Iki. Forcément cela donne envie.

Suite à une toute première aventure qui nous en a mis plein les mirettes et qui a su faire chauffer ma Playstation 4, Ghost of Tsushima est donc de retour avec cette édition Director’s Cut. On est ici sur une version qui propose quelques arrangements par rapport au jeu de base et surtout l’arrivée de l’île d’Iki qui est une nouvelle zone explorable disposant de son propre arc narratif et jouable dès la fin de l’Acte 2 pour ceux qui auraient déjà joué à celui-ci. Jin Sakai va donc devoir se rendre sur l’île d’Iki afin d’enquêter sur des rumeurs importantes sur la présence mongole. Mais à cause des pouvoirs d’Ankhsar Khatun, l’Aigle, il va revivre des évènements traumatisants de son passé impliquant la mort de son père.

Test Ghost of Tsushima Director's Cut

Une nouvelle histoire profonde nous plongeant dans une nouvelle aventure

C’est le premier point à noter avec cette version Director’s Cut, elle apporte une nouvelle histoire propre avec l’île d’Iki qui est prenante et bien maîtrisée tout comme l’était celle des terres de Tsushima et peut-être même mieux que celle-ci. On peut le ressentir par l’effet de densité de l’histoire et par un aspect plus concentré sur celle-ci que sur de nouvelles mécaniques à appréhender. Le studio Sucker Punch a ainsi décidé d’aller à l’essentiel et de nous proposer une aventure principale qui nous demandera 5 à 6 heures de jeu et le double avec les quêtes annexes. On est tout simplement dans un DLC abouti ou un nouveau jeu qui retire les effets de répétitions de son prédécesseur dû à la fuite de Khotun Khan qui permettaient alors d’allonger les heures de jeu dans la peau de Jin Sakai. Il n’en est rien ici et l’histoire pour vaincre finalement l’Aigle est simple et efficace sans pour autant être niaise. On retrouve aussi des quêtes secondaires et autres points d’intérêts savamment créés, plus variés et mieux répandus permettant de contempler et visiter divers paysages de l’île d’Iki.

île d'iki

Pour autant, on n’est pas sur un nouveau jeu inédit puisqu’il vient s’appuyer et même renforcer l’histoire originale en y donnant ainsi plus de profondeur. Tandis que dans Ghost of Tsushima Jin Sakai est considéré comme un guerrier brave et héroïque qui cherche à repousser l’invasion Mongole, on inverse pratiquement les rôles puisqu’il est considéré ici comme un envahisseur. La situation est profondément différente puisque les Sakai ont fait du tort au peuple d’Iki et les habitants s’en souviennent et n’hésitent pas à plusieurs reprises à le rappeler. Tout comme l’Aigle qui le fait via les visions qu’il inflige à notre héros. Mais ce n’est pas tout puisque cette situation délicate se fait aussi ressentir durant les quêtes annexes qui pourront surprendre dans le dénouement comme dans les récompenses récupérés. On a ainsi une identité forte et inédite sur l’île d’Iki qui devrait plaîre aux joueurs qui ont apprécié Tsushima.

Des nouveautés dans le gameplay mais pas que

La nouvelle aventure que l’on a dans Ghost of Tsushima : Director’s Cut apporte aussi quelques nouveautés dans le gameplay et qui viennent parfaitement s’accorder dans le style du jeu de base. On y découvre alors des sanctuaires inédits afin d’y jouer des morceaux de flûtes, des défis à l’arc, récupérer une armure légendaire inédite plutôt stylé, il faut l’avouer. On a alors l’ajout de 2 gameplay notables. On a ainsi la charge à cheval et la possibilité de cibler ses ennemis lors des combats. Cette seconde possibilité arrivera directement sur le jeu de base via une mise à jour gratuite et disponible le 20 août 2021.

En ce qui concerne la charge à cheval, elle permet de faire un vrai carnage en envoyant valdinguer les adversaires. Cela coût alors de la détermination, la ressource qui permet à notre personnage de regagner de la vie et d’utiliser quelques techniques plutôt sympathique. Ce n’est donc pas à utiliser à chaque fois mais c’est toujours utile.

Pour ce qui est du verrouillage des cibles, on est clairement sur une mécanique de lock qui s’intègre parfaitement dans le jeu Ghost of Tsushima comme si elle avait été prévu au départ par les développeurs. On a alors un changement de caméra qui vient se rapprocher de notre personnage avec pour ressemblance la caméra que l’on a lors des duels classiques et qui est déjà bien agréable. On a alors une sensation cinématographique avec des combats grandioses. Bien évidemment, il ne faut pas rester focus sur un seul personnage et il faudra bien souvent désactiver la fonctionnalité afin de regarder les alentours et ne pas se faire surprendre par une attaque surprise. Il faut avouer que la touche n’est pas la plus pratique puisque c’est la touche du haut de la croix directionnelle et nous obligeant alors à faire des aller-retour fréquents.

De plus, le studio Sucker Punch en a aussi profité pour faire quelques ajouts sur les deux versions de Ghost of Tsushima durant la mise à jour du 20 août 2021. En effet dès cette date, on aura la possibilité de dissimuler notre carquois et de changer grâce aux commandes alternatives avec une configuration prévue aux gauchers (merci les développeurs) et une autre configuration qui place les attaques légères et lourdes sur les gâchettes.

Que c’est beau !

On est maintenant sur Playstation 5 avec ce Director’s Cut, on a alors droit à des améliorations notables et satisfaisantes graphiquement parlant. En effet, on est sur de la 4K en 60 FPS sur la console next-gen permettant donc d’avoir un gain de résolution important entre le PS4 Pro et la PS5 – la rétrocompatibilité n’améliorait alors que le framerate.

On constate alors que l’image est plus détaillée, encore plus agréable à regarder. On note cependant quelques défauts présent de l’ancienne génération au niveau des arbres lointains, par exemple.

Avec mon écran LG 55CX, c’est un pur plaisir. Ghost of Tsushima est magnifique, sublimé ! On ressent bien les 60 FPS et on prend énormément de plaisirs dans les phases de combat avec les nombreuses esquives que l’on peut faire. Il est toutefois regrettable que les cinématiques soient toujours à 30 FPS.

On constate aussi une énorme amélioration des temps de chargement entre les menus ou les voyages rapides sont justement rapides et c’est très plaisant surtout pour un jeu comme celui-ci qui arrive à nous transporter dans le Japon féodal. Par contre, il reste le petit souci du délai d’affichage des armures et autres armes ce qui est plutôt étonnant, il faut l’avouer.

Enfin, la DualSense fait aussi le travail pour moderniser le jeu en ajoutant de nouvelles sensations à cheval ou à l’arc avec les gâchettes adaptatives.

Quelques défauts qui empêchent la note parfaite

En effet, Ghost of Tsushima : Director’s Cut ne va pas obtenir la note parfaite se rapprochant pourtant d’un sans faute. Tout d’abord au niveau du contenu, il y a un manque de nouveauté concernant les ennemis à affronter. On va découvre alors un seul adversaire inédit qui est une sorte de chamane disposant d’un lance et qui peut améliorer la défense de ses coéquipiers à proximité. Et c’est tout !

De plus, le système des combats n’a pas été revu et donc l’ergonomie est par moment discutable comme j’en parlais un peu plus haut et donc un peu brouillons. Les quêtes secondaires manquent profondément de dialogues ce qui créer un décalage avec les discours de la quêtes principales ainsi que les cinématiques. Le jeu reste beau et nous transporte aisément dans un voyage philosophique cependant.

On est quand même sur un jeu au contenu conséquent surtout pour cette édition « ultime » qui rajoute donc l’île d’Iki mais où on a aussi Legends qui est le mode multijoueur en ligne de Ghost of Tsushima. Une excellente idée et initiative de la part du studio qui ont décidé de proposer une ambiance bien différente de celle du jeu venant ainsi rajouter un peu plus de contenu et de gameplay. On a alors un concept original où un conteur narre les légendes de l’île avec un système d’évolution et des mécaniques orientées coopération. On découvre ainsi des histoires profondes et intéressantes à deux joueurs et les raids à quatre joueurs sont aussi efficaces. On a aussi un mode survie qui est plaisant au début mais devient par la suite assez lassant et surtout trop long.

Après la sortie de Ghost of Tsushima, il y a un an, le jeu a su évoluer et plutôt dans le bon sens. On découvre déjà Legends qui est le mode en ligne multijoueur en coop et on a aussi droit à son Director's Cut. On est ici sur une toute nouvelle version optimisée pour les consoles next-gen avec un nouveau scénario en plus du scénario de base. L'histoire de l'île d'Iki est vraiment intéressante et plus condensée. On y découvre pas mal de nouveautés tout au long du parcours, on a alors des paysages inédits et bluffants. On aime Tsushima mais on aime aussi Iki et les développeurs ont fait un très bon boulot. La Playstation 5 vient sublimer un peu plus le jeu avec de la 4K et 60 FPS même si on a quelques scintillements présents au loin mais rien de choquant non plus.
Graphisme
9.5
Gameplay
8.5
Scénario
10
Durée de vie
9
Bande Son
9
Note des lecteurs0 Note
0
Un récit plus dense et de qualité
Des nouveautés bien pensées
Une nouvelle zone à découvrir
De très beaux paysages à Iki
Améliorations notables sur PS5
Legends qui varie le gameplay et le contenu
Un seul ennemi standard inédit
9.2

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