Test The Last of Us Part II : la vie n’est pas un long fleuve tranquille

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Il y a 7 ans, les joueurs Playstation avait la chance de découvrir un jeu époustouflant qui nous transportait dans un monde post-apocalyptique suite à une infection qui désimait toute la population et l’histoire alors de 2 personnages Ellie et Joel. Naughty Dog a donc pris son temps pour nous proposer une suite à cette histoire si exceptionnelle. Autant dire que les enjeux étaient élevés pour ne pas entacher un des meilleurs jeux qui était sorti à l’époque sur Playstation 3 : The Last of Us. Alors a-t-on droit à un jeu exceptionnel ? Les réponses que se posaient les joueurs sont-elle données dans ce second volet de la saga ? Sachez en tout cas que le jeu propose une histoire complexe chargée en émotion que soit de la souffrance, de la haine, de la rancœur ou de la tendresse, de la gentillesse et de l’amour.

Un jeu avant tout humain avec une réelle profondeur

C’est l’une des premières caractéristiques que l’on constate lorsque l’on commence l’histoire. On se trouve dans un jeu post-apocalyptique et les développeurs ont décidé de porter une forte attention aux comportements de tous les personnages, que ce soit des ennemis, des alliés ou les héros. Tout le monde est logé à la même enseigne et on ressent alors une immersion forte et on a un ressenti particulier pour chacun des individus que l’on croise. Alors que dans le premier volet, on voyait et vivait la confrontation entre les Lucioles et la FEDRA, dans le second volet de la saga, on a 2 groupes supplémentaires qui viennent s’ajouter : les WOLF qui sont le Front de Libération de Washington et les Scars qui guidaient par une prophétesse.

On se retrouve alors avec un deuxième épisode qui rajoute de la profondeur entre la croyance de l’humanité en une divinité, le refus de mourir et d’autres problématiques qui viennent s’articuler autour des 2 protagonistes que sont Ellie et Abby. On est marqué par des questions existentielles qui viennent donner un écho à l’ambiance post-apocalyptique qu’instaure le jeu. Alors tous les personnages ne sont pas autant fouillé et profond mais on a un réel effort et on sent que l’existence de chacun dans le jeu a été mûrement réfléchi pour amener le joueur à se questionner en permanence. On n’a plus alors la sensation d’être dans un simple jeu vidéo où on doit accomplir des quêtes, progresser en tuant des ennemis qui sont creux et sans aucune fonction que de nous barrer la route.

Abby nouveau personnage

Prenons en exemple Abby qui est un personnage au premier abord costaud, féroce et mue d’une vengeance l’amenant à être violente et sans émotion, il n’en est rien. On va apprendre à la connaître et se rendre compte que ce n’est qu’une façade et que dans les faits son histoire est bien plus complexe qu’il n’est paraît. Elle se forge une armure physique et psychologique pour se protéger d’événement qui l’ont marqués. C’est aussi le même travail qui a été apporté pour Ellie avec 2 points forts qu’a été créé la relation paternelle avec Joel et les conflits qui vont avec, je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir la relation entre ces 2 protagonistes.

On ajoute à cela des cinématiques qui viennent rajouter de la narration nous plongeant un peu plus dans le passé des personnages grâce à des Flash-back comme dans Left Behind qui avait été un excellent DLC et on passe alors par toutes les émotions, de la terreur, de la tendresse ou de la tristesse. Au fil de l’histoire, on apprécie des personnages, puis on les déteste pour à nouveau les détester.

Les nouveaux personnages apparaissent aussi pour renforcer l’histoire et surtout raconter le présent de nos protagonistes. On découvre alors qu’Ellie est amoureuse de Dina qui est joué par Shannon Woodward qui réalise une excellente performance. Cette relation mise en place entre ces 2 personnages vient balancer avec la dureté des évenements du jeu. On a alors une relation délicate, de tendresse et d’amour entre ces 2 femmes qui nous permet de souffler avec tous les affrontements que l’on vit durant notre voyage entre Jackson et Seattle.

Dessine moi un paysage : Naughty Dog nous ébloui

Plaine américaine

Après l’émotion engendré par l’histoire et les personnages, ce sont les graphismes et les paysages qui m’ont tout simplement bluffé avec un travail soigné, minutieux qui fait que l’on se retrouve certainement avec un des plus beaux jeux sortis sur la Playstation 4. On est sur un jeu semi-ouvert qui fait la part belle à des décors détaillés. Que l’on soit dans la pénombre nous plongeant dans des zones exigues, nous rendant claustrophobiques, stressé et appeuré en voyant une ville détruite, ravagé par l’homme et repossédé par la nature. Tout a été pensé pour nous plonger un peu plus dans le jeu n’hésitant pas à proposer une plétore de paysage recréant un univers prodigieux et réaliste au possible.

paysage dans le jeu : ville de seattle

Alors on s’arrête au travers d’un immeuble, dans une foret, sur une île pour découvrir le paysage resplendissant pour nous émerveiller. Les développeurs de Naughty Dog sont clairement des artistes qui ont su développer un jeu propre sans défaut apparant dans les graphismes des paysages mais aussi dans les personnages. Puisque l’on constate rapidement que les émotions faciales ont été extrêmement travaillées au point. On a alors des animations faciales qui sont voulues réalistes et ça marche, que ce soit le bonheur, la joie, la tristesse et la colère sont visibles sans qu’il y ait un doute dessus.

L'émotion dans The Last of Us 2

On a alors un peu plus envie de soutenir nos protagonistes lors des cinématiques que dans les stealth kill. On a alors une narration toujours plus soutenu par la technique a été mise en place dans l’action comme dans les moments intimes, on va clairement vivre chaque instant et partager l’émotion de chacun des personnages. Le jeu est crédible dans l’histoire dans les émotions et dans les graphismes à tel point qu’après les détails des animations des visages, les animations des mouvements corporels sont détaillés, de temps en temps rigides mais en général très bien pensées et souples. On imagine que le studio a du travailler des erreurs à développer chacune des animations de jeux.

Personnellement, une des scènes qui m’a marqué par le travail artistique et technique qu’elle apporte se trouve vers la fin du jeu. On se trouve sur un cheval et on vient à faire une course de folie avec un paysage qui est juste sublime alors je vous laisse la découvrir mais je suis sûr que vous penserez comme moi.

Des détails proches de la perfection : trouvez l’erreur ?

On pourrait être décontenancé pourtant par un jeu qui ne renouvelle aucune mécanique que l’on a connu dans The Last of Us, Part II donne une impression de déjà vu surtout qu’une bonne partie du jeu nous fait jouer dans la ville de Seattle et avec un schéma aussi très proche qu’à l’époque. On doit progresser en traversant des lieux donnés qui nous feront affronter des Wolfs ou des Scars puis passer dans un instant narratif pour ensuite devoir à nous progresser. Alors le jeu nous amène à passer du temps à chercher à s’infiltrer mais à ce niveau, je considère que le jeu est fait pour être pris par le joueur, on peut s’adapter au style mais il peut aussi s’adapter à notre style de jeu si on souhaite jouer de manière plus brutale. Les armes que notre personnage dispose permettent d’être au contact ou à distance, de manière discrète ou pas.

S'infiltrer dans TLOU 2

Mais si on retrouve la manière de jouer de l’époque de Last Of Us, il y a un changement qui est flagrant, c’est la réaction des ennemis et de notre compagnon. En effet, à l’époque, les ennemis ne voyaient jamais notre compagnon et on se retrouvait dans des situations complètement loufoques. Dans Last Of Us Part II, les développeurs ont pris un grand soin de corriger ce problème pour rendre le jeu plus réaliste au niveau des situations que l’on peut rencontrer. On a alors un partenaire bien plus utile qu’à l’époque qui ne va pas hésiter à se salir les mains en blessant ou en tuant des adversaires. Honnêtement, on ressent réellement un changement entre ces 2 versions et cela fait plaisir de pouvoir sentir l’utilité du gameplay qui est proposé. On a alors un jeu travaillé dans le gameplay qui va nous pousser à jouer de manière discrète dans de nombreuses phases sans avoir d’abus de la part des développeurs pour nous conduire à une réelle satisfaction lorsque l’on joue avec notre compagnon.

On est alors dans du pointillisme mais c’est aussi ceux qui fait que le jeu est excellent. Les développeurs ont su prendre les qualités et corriger les défauts du jeu pour au final nous permettre de profiter encore plus de TLOU2. Un fait marquant est aussi la manière de réagir des ennemis qui n’hésiteront pas à communiquer en donnant des informations pertinentes afin que l’on se sente presque traquer. Cela passe par des sifflements, des hurlements de camarades pour appeler du renfort ou le cri de détresse en voyant un camarade abattu par exemple. On doit alors passer d’une arme à une autre, bouger en toute discrétion en permanence pour ne pas être pris au dépourvu et c’est jouissif car toute la palette de nos compétences est alors utilisée. On alors des ennemis bien calibré, intelligent et plus compliqué à être tué la plupart du temps. Alors bien évidemment la perfection n’existe pas mais le jeu est tout bonnement excellent et on ne ressent pas les défauts comme des points frustrants, ils sont anecdotiques. Le level-Design n’a pas été pris à la légère non plus puisque l’on se retrouve avec des immeubles où il va falloir passer, s’aventurer, tuer sur plusieurs étages avec différents chemins et accessibilité et c’est plaisant de ne pas se sentir restreint d’aborder les différents passages.

Une histoire digne suite de The Last Of Us

Au niveau de l’histoire, on est sur un jeu digne d’un film de cinéma mais genre d’un blockbuster ! Après un premier volet très bien pensé qui avait su nous plonger dans un univers post-apocalyptique, The Last of Us 2 vient ajouter de la profondeur à l’histoire de Joel et Ellie pour approfondir un peu plus l’histoire entre ces 2 personnages et surtout rappelons-nous que le jeu se termine sur Joel qui vient de tuer les Lucioles et de sauver Ellie. On vient alors connaître la suite de cette situation et ce que cela implique entre eux émotionnellement parlant. Mais d’autres personnages viennent s’ajouter à l’histoire avec par exemple Abby ou Dina et on se rend compte que rien n’est facile. Que les méchants ne sont pas si méchants et que les apparences sont parfois trompeuses. Les émotions sont présentes mais aussi le vécu de chacun des personnages et on a forcément envie de découvrir leur histoire, quitte à être déçu.

La survie et l’exploration sont alors juste un moyen de progresser dans la narration et on s’en délecte aisément. On est dans un univers réaliste et c’est cette manière de réaliser le jeu qui ne fait que nous plonger toujours plus et de prendre du plaisir à lire le bout de papier que l’on découvre dans des tiroirs ou sur des cadavres. On veut tout connaître et tout comprendre.

Alors sommes-nous déçu par le déroulement de l’histoire ? Honnêtement je dirai non mais je préfère chacun faire sa propre idée. Je trouve juste que les histoires variées dans le jeu auront une résonance sur chaque individu.

Une bande-son et des effets sonores somptueux

Si je peux vous donner un seul conseil lorsque vous allez lancer le jeu la première fois et pour toutes les autres faux, c’est tout simplement de prendre un bon casque ou d’un home-cinéma pour la simple raison que le jeu est un prodige concert musical en plus des sons ambiants. C’est grâce à l’intégration de Joel qui apprend à Ellie à jouer de la guitare que l’on se retrouve avec des morceaux musicaux dans le jeu qui viennent donner de la chaleur lorsque l’on en a besoin. Je pense forcément à la chanson Take On Me qui va devenir un moment culte du jeu sans grande hésitation.

C’est le travail d’orfèvre de Gustavo Santaolalla qui permet à ce jeu de rentrer dans les meilleurs B.O sans hésiter. On a de la douceur et de la mélancolie qui nous transporte, nous fait voyager amenant un peu de répit suite à des combats brutaux et violents.

Mais c’est aussi les sons ambiants qui deviennent extrêmement importants, je parlais tout à l’heure des moments d’infiltration et des sifflements des ennemis, tous les sons ont leur importance dans le jeu et ce n’est que lorsque l’on a un bon casque audio que l’on peut profiter pleinement de cette ambiance que les développeurs ont su créer. On s’émerveille et on angoisse sur le moindre son que l’on peut entendre. Et c’est lorsque l’on constate qu’un bruit sourd indique lorsqu’Elli est en passe de se faire détecter et que le bruit s’intensifie de plus en plus que l’on comprend que les développeurs ont voulu créer une ambiance à part entière.

test the last of us part II
Cette suite est tout simplement merveilleuse que ce soit dans le gameplay, le scénario, la profondeur des émotions qui en ressortent nous laisse sans voix et on a envie de recommencer le jeu comme on a envie de regarder un bon film. C'est doux, c'est brutal, c'est la vie humaine qui y est reflétée tout simplement et on se prend d'affection pour chacun des personnages. La mélodie et les sons nous plongent eux aussi dans cet univers si particulier qu'est The Last Of Us et on n'en décroche pas. Une des meilleures histoires pour un jeu vidéo sur Playstation 4
Gameplay
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Graphisme
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Bande Son
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Durée de Vie
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Un réalisme saisissant dans les graphismes de Seattle et des paysages
Une durée de vie d'environ 30 heures de jeu
Un gameplay efficace et sans bugs
Une VF excellente
Une bande son géniale
Une immersion parfaite
Quelques micros défauts par moment
Une narration qui s'étire parfois
10

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Gameplay
Graphisme
Bande Son
Durée de Vie
Note finale