Test d’YS IX Monstrum Nox : Un RPG réussit mais qui manque d’un monde ouvert

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Suite à l’excellent et remarquable Ys VIII Lacrimosa of Dana, il était à parier que l’on allait avoir notre dose de cette licence de la part de Falcom qui a pris à coeur de nous proposer un tout nouveau jeu avec Ys IX : Monstrum Nox. Mais est-ce si nouveau ?

Test Ys IX Monstrum Nox

Forcément, on a envie d’en savoir toujours plus sur Adol et de profiter des paysage d’un jeu très réussi à ce sujet. Alors on se lance dans une partie et redécouvre donc notre héros accompagné de son ami Dogi aux portes de la cité de Balduq. Tout commence pour le mieux mais comme souvent la tranquillité se dissipe rapidement avec notre arrestation. On devient ainsi un prisonnier de la fameuse prison de Balduq. Heureusement, on s’évade rapidement et on tombe alors sur une femme mystérieuse qui va nous transformer en Monstrum, un homme doté de pouvoir surhumain. Le jeu pose donc rapidement son histoire et de nombreuses questions viennent alors nous intriguer. On accroche donc facilement et c’est une bonne chose.

La prison de Balduq : une forteresse gigantesque

C’est lorsque l’on quitte la prison que l’on se rend compte de la taille colossal du batiment et donc la possibilité de parcourir ce grand territoire mais on ne se trouve pas dans un monde ouvert qui n’aurait pu que rendre le jeu que meilleur. Hélas, on n’a pas la liberté absolue dans le jeu. On va donc devoir parcourir la ville par quartier avec des limitations que l’on ressent très rapidement et même trop fortement. C’est là peut-être un souhait voulu de la part des développeurs pour souligner les détails de la forteresse. Mais, on ne cesse d’être dans ce manque de liberté et on le ressent même dans les quêtes, on doit faire la quête principale et les quêtes annexes d’un quartier pour avancer sur le suivant… Pourtant, grâce aux pouvoirs des Monstrum, on a la capacité de se déplacer assez librement et c’est alors dommage de ressentir cette barrière physique.

Même si un ressent donc cette frontière qui vient bloquer notre progression, il y a de nombreuses découvertes à faire grâce aux quêtes annexes, parfois cachés, des lieux de Balduq à découvrir. On n’a pas de sensations de lassitude dans la découverte des différents lieux et on doit même par moment lever les yeux au ciel pour repérer quelques points stratégiques intéressants.

La présence de chapitre permet avant tout de ne pas se perdre dans l’histoire de chacun des personnages mais finalement vient changer la manière de jouer comparé à son prédécesseur. Forcément, on sera donc surpris dans le bon ou dans le mauvais sens, c’est selon les goûts à ce niveau. Notons, tout de même que le jeu est très bien structuré avec des chapitres de la même taille qui n’hésitent pas à aborder le passé des héros. On les découvre alors de différentes manières. La narration nous donne une réelle impression de découverte d’une histoire comme un film, nous permettant alors de se sentir proche des différents protagonistes. D’ailleurs, l’histoire est très intéressante, sans chichi et sans clichés. C’est très appréciable et pour les joueurs qui aiment les bonnes histoires, vous serez forcément ravis. Un excellent point pour Falcom qui a clairement travaillé la narration dans ce jeu.

Par contre pour construire une grande et belle histoire, il faut des personnages principaux et aussi secondaire et c’est à ce niveau que cela coince. Il y a un nombre important de personnages secondaires que l’on va retrouver principalement dans la base secrète d’Adol. Ils sont tous différents et apportent ainsi de la variété dans les rencontres avec une petite fille assassin, un démon aquatique bien badass… Le but étant de faire de nombreuses rencontres au fur et à mesure des quêtes secondaires. Secondaire ne veut pas dire inutile pour autant puisque l’on aura même tendance à les retrouver fréquemment au fil de l’aventure. On y prête alors intérêt tout comme à l’histoire d’Adol.

On est finalement dans un jeu bien structuré avec une narration très propre avec une volonté de nous poser des enjeux et de faire rencontrer plusieurs personnages pour créer du relief à l’histoire. On a une aventure avec un bon rythme, des surprises et des mystères à découvrir. Quand on arrive à la fin, on reste assis sur notre canapé et on apprécie l’histoire que l’on vient de vivre. Ys IX Monstrum Nox est tout simplement l’excellence d’un RPG dans la narration.

Oh mon beau décor ?!

Ys IX Monstrum Nox est donc une belle histoire mais comme vous le savez, je m’attache autant à l’histoire qu’au gameplay et aux graphismes. Dans celui-ci, on se retrouve avec la rigidité dont j’ai parlé un peu plus haut à cause d’une manière assez dirigiste d’avancer dans l’histoire mais que l’on peut comprendre. Cependant, le level-design n’est pas parfait non plus, il en ressort un environnement sauvage peu varié surtout si on le compare à son prédecesseur Ys VIII Lacrimosa of Dana. On pourrait presque dire que l’on est dans la simplicité dans les décors avec une architecture assez monotone. C’est dommage mais pour autant cela reste beau et appréciable mais on aurait aimé avoir la même qualité qu’Ys VIII pour avoir un sans faute !

Comme je l’ai dit, tout n’est pas à jeter. Les donjons sont appréciables et soulignent les différents pouvoirs des Monstrum amenant un peu de difficulté et rappelant la stratégie d’un RPG. On doit forcément réfléchir avant d’agir, il faut prendre le temps d’utiliser les bons attributs de nos héros en parcourant les donjons. Tous les pouvoirs ont leur utilité même durant les phases de combat de boss, ce qui est peu courant mais très appréciable. La force du jeu au niveau des graphismes et du game design se trouve surtout dans la prison de Balduq qui est très bien pensée. On y trouve de nombreux pièges nous obligeant à faire extrêmement attention en progressant dans ces dédales. On a alors des robots invincibles, des pics acérés, des trappes cachés pour nous faire tomber. La chute est alors fatale surtout si on est dans un mode de difficultés élevées.

Un système déjà vu avec Ys VIII

Au niveau du gameplay, on pourrait presque dire rien de neuf sous le soleil. En effet, le système de combat de Ys IX Monstrum Nox est à l’identique du précédent. Il faut dire que l’on est dans un RPG et que Falcom a su dérouler tout son savoir à ce niveau-là. On retrouve alors la présence de skills à effectuer grâce à la gâchette et les boutons de la manette. De plus, on retrouve aussi le système très appréciable de garde et d’esquive qui étaient déjà présents. On a aussi droit à la présence des contre-attaque qui permettent d’accélerer les mouvements de nos personnages tandis que nos adversaires subissent alors un nerf. On a alors des affrontements dynamiques et intuitifs très plaisants.

On a aussi le retour des missions de défense avec la présence d’obélisque qui se font attaquer par des vagues de monstres que l’on va devoir vaincre. La différence avec Ys VIII se situe au niveau de l’obélisque qui peut se trouver un peu partout sur le terrain et non plus au fin de la zone. Histoire de créer un peu plus de difficulté. De plus, les monstres sont plus nombreux et ils ont même la faculté de se téléporter afin d’attaquer directement l’obélisque. On a alors des séquences très dynamiques, nerveuses qui nous poussent dans nos retranchements avec un effet de mêlée général bel et bien présent. Finalement Balduq est la zone la plus importante créée par Falcom et c’est beau même si on voit quelques concessions avec un manque de texture par moment.

Les combats de boss sont aussi de la partie comme tout bon RPG qui se respecte. Il y a d’ailleurs un nombre assez important mais toujours dans la variété et l’inventivité pour ne pas à ressentir des phases monotones dans le combat. On a alors un bestiaire conséquent qui amène le joueur à réfléchir à chacune de ses rencontres face à des ennemis. De plus, les boss rencontrés disposent d’une palette de combos impressionnantes et la difficulté va toujours crescendo pour nous permettre de ressentir une réelle évolution dans le gameplay. Par contre la difficulté normale du jeu en générale est mal géré et il est plutôt conseillé de lancer avec le mode difficile ou Nightmare.

Finalement Ys IX Monstrum Nox n'est pas innovant puisqu'il reprend les bases de son prédesseceur Ys VIII mais pourtant on a là un excellent RPG qui vient nous combler avec une très bonne narration, de très beaux décors, des combats agréables et une bande-son aux petits oignons. Cependant, on notera aussi un côté très fermé, trop dirigé dans la narration et dans les mouvements.
Gameplay
7.5
Graphisme
8
Scénario
9.5
Bande Son
8.5
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Une narration riche et détaillée
De nombreux personnages à découvrir
De nombreux Boss à battre
Des quêtes annexes importantes
Excellent système de combat
Trop dirigiste dans la progression
Amélioration des graphismes par moment
8.4

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