Ubisoft : Patrice Desilets a été viré (et veut se venger)

Une nouvelle affaire sur laquelle personne ne sait rien mais où tout le monde aura sûrement son avis définitif à partager.

Peu après l’annonce de la séparation entre Patrice Desilets et Ubisoft, qui venaient seulement d’être réunis dans le cadre du rachat de THQ Montréal, Polygon révèle que le pileux canadien aurait en fait été jeté à la porte comme un malpropre. Le témoignage n’est pas celui d’une source anonyme, mais bien le point de vue de Patrice Desilets lui-même, qui s’est aussi ouvert un compte Twitter (apparemment authentifié) pour l’occasion.

« Contrairement a ce qui a été dit plus tôt aujourd’hui, j’ai été renvoyé par Ubisoft. J’en ai été informé le matin, j’ai signé un papier et j’ai été escorté hors du bâtiment par deux agents de sécurité sans avoir eu la possibilité de saluer mon équipe ou de récupérer mes affaires. Ceci n’est pas ma décision », assène-t-il. « L’attitude d’Ubisoft est sans valeur ni fondement et j’ai l’intention de me battre contre eux pour mes droits, pour mon équipe et pour mon jeu. »

Dans son communiqué officiel, Ubisoft évoquait une séparation suite à une discussion cordiale, parlant d’un désaccord général entre les deux parties. Avec l’acquisition de THQ Montréal en début d’année, Ubisoft a recueilli 170 développeurs dont Patrice Desilets, parti (volontairement cette fois) de chez Ubisoft en 2010. L’histoire était déjà suffisamment ironique sans que ce nouveau chapitre ne vienne s’ajouter au dossier du directeur créatif de Assassin’s Creed et Prince of Persia : Les Sables du Temps, qui n’a plus eu l’occasion de parler de jeu vidéo depuis bien longtemps maintenant.

Pour apporter un éventuel indice sur l’origine de la discorde, les sources de Game Informer suggèrent que les deux projets de THQ Montréal (1666 et Underdog) ont été annulés.

Le 08/05/2013 à 05:33:10 – Par Steeve Mambrucchi @Steeve_JVN